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dimanche, 10 septembre 2017 06:00

L’Espagnol a dominé Juan Martin Del Potro pour jouer une 4e finale à Flushing Meadows : Nadal is back

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Quatre ans après sa dernière apparition en finale à Flushing Meadows, Rafael Nadal est de retour. L’Espagnol a confirmé sa superbe année en ralliant sa 3e finale majeure de la saison, écartant Juan Martin Del Potro de son chemin en demi-finale dans la nuit de vendredi à samedi (4-6, 6-0, 6-3, 6-2). Dimanche, le n°1 mondial tentera de remporter un 3e titre à New York face à... Kevin Anderson, 32e mondial.


Le revoilà. Pour la première fois depuis quatre ans, Rafael Nadal est en finale de l’US Open. Dans ce tournoi où les ténors ont été décapités les uns après les autres, avant ou pendant la quinzaine, l’Espagnol a tenu bon, lui. Numéro un mondial, tête de série numéro un, il sera au rendez-vous cette nuit. Nadal a réussi là où Roger Federer a échoué en quarts de finale, en dominant un Juan Martin Del Potro à bout de souffle. Vainqueur en quatre sets (4-6, 6-0, 6-3, 6-2) et 2h30 de jeu, le Majorquin n’est plus qu’à un pas d’un 16e titre en Grand Chelem et d’un troisième à New York. Et c’est peu dire qu’il sera favori en finale contre Kevin Anderson. Juan Martin Del Potro, après son combat épique et éreintant contre Dominic Thiem et sa victoire contre Federer, avait confessé ne pas se sentir à 100% physiquement. Ce n’était pas du bluff. Vendredi soir, il n’a fait illusion qu’un set, le premier. Un set somptueux, d’une intensité folle et d’une qualité hallucinante. Nadal jouait bien. Del Potro volait. Aussi efficace côté revers que sur son coup droit, l’Argentin a remporté cette manche initiale. Mais à quel prix. Il a vidé son réservoir et n’avait plus une goutte d’essence derrière pour prolonger la lutte.
Pas une balle de break concédée dans les trois derniers sets...
Nadal a laissé passer l’orage, et c’est une tempête majorquine qui a ensuite emporté la Tour de Tandil. Une fois le premier set perdu, le numéro un mondial a aligné… neuf jeux. De 6-4 Del Potro, nous sommes passés à 4-6, 6-0, 3-0 Nadal. Etouffé, pris au piège du combat physique qu’il n’avait plus les moyens de livrer, JMDP a fait ce qu’il a pu. Mais contre un Nadal si fort, si confiant, c’est loin d’être suffisant. Il a bien eu un petit regain de flamme dans la seconde partie du troisième set, mais juste assez pour tenir sa mise en jeu, pas pour envisager de surmonter son break de retard. En réalité, Del Potro n’aura pas eu une seule balle de break lors des trois dernières manches, ce qui en dit long sur la domination de Nadal une fois le premier set passé. Lorsqu’il a pris pour la 5e fois la mise en jeu de son adversaire à 1-1 dans le quatrième set, la messe était dite. Exceptionnel au service, particulièrement sur sa seconde balle, où il a gagné 72% des points, soit plus que Del Potro derrière sa... première (71%), Nadal a livré son meilleur match du tournoi au meilleur moment. Il aurait fallu un Del Potro à 200% pour pouvoir priver ce Nadal-là d’un retour en finale. Redevenu le roi de la terre en s’imposant à Roland-Garros, il peut maintenant s’imposer à nouveau pour de bon comme le roi du monde, en triomphant dimanche. Ce serait énorme pour lui, qui n’a plus gagné le moindre tournoi de premier plan sur dur, Grand Chelem ou Masters 1000, depuis l’US Open 2013. Kevin Anderson a des armes. Mais on souhaite quand même bien du courage au Sud-Africain... n

La colère de Del Potro

Juan Martin Del Potro était agacé d’avoir manqué l’occasion d’atteindre la finale de l’US Open mais reconnaissait la supériorité de Rafael Nadal.
Juan Martin Del Potro, battu par Rafael Nadal en demi-finale de l’US Open : «Je n’ai jamais eu le contrôle du match, j’ai été chanceux de le breaker avec la balle sur la bande du filet au premier set. Rien de spécial n’est arrivé après. Il a juste mieux joué. Je ne pouvais pas aussi bien frapper mon revers qu’en début de match. C’est un gaucher donc il pouvait trouver facilement mon côté gauche. Il a joué de manière très intelligente à partir du deuxième set et il a dominé le reste du match. C’était la première fois que j’ai été dominé comme ça par lui mais c’est aussi la première fois que je l’affronte sans un bon revers.
Je suis en colère de laisser passer une chance comme ça mais peut-être que demain, je serai plus calme et je me rendrai compte de ce que j’ai fait dans ce tournoi. Je me sentais mieux avec mon revers mais c’était insuffisant pour gagner un titre ou battre deux tops joueurs à la suite. Parce qu’on dépend trop de ce qu’ils font eux. Face à Nadal, il faut réussir des coups gagnants des deux côtés. Quand vous n’avez pas assez de confiance pour jouer trois ou quatre heures avec le revers face à lui, ce n’est qu’une question de temps avant de perdre son service. Il a joué très intelligemment parce que j’étais prêt sur mon côté gauche et quand il allait de l’autre côté, il gagnait le point.»

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