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mercredi, 10 janvier 2018 06:00

Conflit COA / Fédérations sportives contestataires : Appel aux pouvoirs publics pour mettre fin à la crise

Écrit par Saïd B.
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Le « collectif » des fédérations sportives contestataires de l’élection de Mustapha Berraf à la tête du Comité olympique algérien (COA) ont appelé les pouvoirs publics à régler le conflit les opposant à M. Berraf à qui ils demandent d’organiser une assemblée générale extraordinaire.


Lors d’une conférence de presse du «collectif» des Fédérations sportives algériennes, en conflit avec le président du Comité olympique et sportif algérien (COA), qui a été organisée hier, au complexe olympique Mohamed-Boudiaf, Alger, les présidents «contestataires» ont évoqué l’évolution de la situation actuelle dans leur relation avec le COA. Dans un communiqué de deux pages, remis aux médias au cours de la conférence de presse, le collectif demande donc au président du COA, Mustapha Berraf, d’organiser une assemblée générale extraordinaire pour pouvoir organiser de nouvelles élections du bureau et du président du Comité olympique national. Entre temps, le collectif des fédérations contestataires demande l’intervention des pouvoirs publics pour mettre fin à ce conflit qui dure et qui nuit aux athlètes des différentes disciplines dans leurs préparations respectives. Aucun délai n’a été fixé au président Berraf par le «collectif» et c’est ce qui explique certainement pourquoi il a directement fait appel aux pouvoirs publics pour intervenir.

Une AG extraordinaire  à tout prix !
Et justement, questionné à l’issue de la conférence de presse, Chihab Bahloul, président de la Fédération algérienne des sports mécaniques (FASM), a indiqué : «Nous n’avons fixé aucun délai. Nous réitérons notre demande au concerné de convoquer une AG extraordinaire pour régler le conflit. Nous allons épuiser toutes les voies réglementaires pour arriver à une nouvelle élection. Et si le concerné persiste à ne pas organiser une telle Agex, que peut-on d’autre faire justement appel aux pouvoirs publics pour mettre définitivement fin à ce conflit.» «Nous ne sommes pas contre le président (du COA) en tant que personne. Tout ce que nous demandons, c’est que cette élection se fasse dans la transparence», a précisé Chihab Bahloul, ajoutant que «si le président arrive à l’emporter dans un vote légal, ce sera tant mieux pour lui». Autre point contesté par les Fédérations sportives algériennes, «le fait de n’avoir aucun pouvoir de décision au niveau du Comité olympique», chose qu’elles considèrent «inadmissible» car se trouvant à la tête de «dizaines de milliers» de licenciés. «Nous sommes 40 fédérations et on est à la tête de dizaines de milliers de licenciés. On dirait que tout a été bétonné pour permettre à certaines personnes de rester indéfiniment en poste sans jamais être contestées», a encore tenu à souligner Chihab Bahloul, affirmant être «juste en train d’œuvrer pour changer cette situation». Outre le président de la FASM, la conférence de presse a été animée par Sid-Ali Slimani (basket-ball), Abdelkrim Chouchaoui (sport et travail) et Messaoud Zoubiri (badminton).

Aux origines du conflit

Mustapha Berraf avait décidé de se présenter à sa propre succession, au mois de mars dernier, un objectif atteint après avoir récolté 80 voix contre 45 pour son concurrent Abdelhakim Dib, nouveau président de la Fédération algérienne d’athlétisme, lors de l’Assemblée générale élective (AGE) tenue le 27 mai dernier. Le conflit s’est déclenché après la réélection haut la main de Berraf pour un nouveau mandat, lorsqu’une quarantaine de présidents de fédération ont contesté, à travers une lettre, la régularité du scrutin. Exprimant leur mécontentement des «conditions» ayant entouré le déroulement de l’AGE qui a porté Berraf à la tête de l’instance olympique. Comme première réaction, les présidents des fédérations de natation, d’haltérophilie, de cyclisme, de tennis de table, de badminton et de basket-ball, élus membres du Bureau exécutif du COA, ont décidé de se retirer, laissant ce dernier à moitié vide. Ils ont été imités quelques semaines plus tard par l’ex-président de la Fédération algérienne de boxe, Nabil Sadi, qui a regretté «l’instabilité» prévalant au sein de l’instance olympique. Quatre présidents de fédération ont alors demandé une audience «particulière» au patron du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach, afin de lui rapporter ce qu’ils ont qualifié de «mascarade électorale». Mais la réaction du CIO ne s’est pas faite attendre, validant l’élection de Berraf et appelant les acteurs du sport national au «calme», à la «sérénité» et à restaurer un climat «de confiance et de respect mutuel dans le seul intérêt du sport et des athlètes algériens, conformément à la Charte olympique». Par la suite, les contestataires ont alors déposé un recours au niveau du Tribunal arbitral de résolution des litiges sportifs (TARLS) qui a, lui aussi, validé la réélection de Berraf.

Les pouvoirs publics comme dernier recours
La conférence de presse, tenue hier par le collectif des fédérations contestataires, est venue certainement en guise de deuxième réponse à la dernière intervention des membres du COA. Dans un communiqué daté du 26 décembre dernier, les membres du comité exécutif ont invité les présidents des Fédérations sportives nationales à une «rencontre de concertation et de dialogue, d’échanges de points de vue pour faire face aux défis qui attendent nos athlètes et nos équipes à quelques mois du premier évènement de l’année 2018, à savoir les Jeux méditerranéens de Tarragone (juin 2018), puis les Jeux africains de la Jeunesse d’Alger (juillet 2018), qualificatifs aux jeux Olympiques de la Jeunesse de Buenos Aires (Argentine ) en octobre 2018. La réponse ne s’est fait pas attendre, puisque le lendemain, soit mardi dernier, les 38 présidents des fédérations sportives contestataires, réclamant la destitution de Mustapha Berraf de la tête du COA, se sont réunis au siège du MJS pour signer une pétition demandant à nouveau le départ de Berraf. Or, il se trouve que sur le plan réglementaire, les statuts du Comité olympique algérien ne prévoient nullement le cas de retrait de confiance au président élu. Et deux «institutions» seulement peuvent remettre en cause cette légitimité, à savoir le Tribunal arbitral du sport (TAS) et le Comité olympique international (CIO). Et justement, le TAS et le CIO ont déjà débouté les fédérations contestataires.

Impasse…
Devant cette «impasse», qui pénalise beaucoup plus les athlètes dans leurs préparations, le collectif des fédérations contestataires s’est donc vu dans l’obligation de saisir les pouvoirs publics dans la perspective de voir ce conflit prendre fin. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali, avait déclaré dernièrement que le conflit opposant les fédérations sportives nationales au COA était «interne», soulignant que son département n’avait «aucune relation» avec ces «perturbations». El Hadi Ould Ali a néanmoins eu une réunion de travail avec les «frondeurs» leur promettant de faire part de leurs doléances au Gouvernement. Il s’est engagé aussi à ce que le MJS «ne ménage aucun effort pour circonscrire cette crise et assurer le retour de la sérénité au sein du mouvement sportif national».n
Affaire à suivre

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