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mercredi, 14 février 2018 06:00

Le sport scolaire en Algérie : Beaucoup reste à faire

Écrit par Fazil Asmar
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La prise en charge du sport scolaire n’est plus ce qu’elle était il y a quelques années. Contrairement aux années précédentes, les talents sportifs sont difficilement détectables.


C’est ce qu’a indiqué, hier au centre culturel Aïssa-Messaoudi, l’inspecteur de l’éducation physique, Djamel Issiakhi, lors d’une journée d’information sur le sport scolaire, organisée à l’initiative des ministères de la Communication, de l’Education et de la Jeunesse et des Sports à l’occasion de la Journée mondiale de la radio, dont le slogan cette année porte sur l’apport de ce média au sport. Un apport indéniable, selon le ministre de la Communication, Djamel Kaouane. «La radio a toujours contribué à la promotion du sport, qui est un facteur de vulgarisation des valeurs de la réconciliation, de la fraternité et de l’égalité. D’où le choix de l’Unesco pour le sport comme thématique de la 6e édition de la Journée mondiale de la radio», estime-t-il, assurant que la radio a su s’adapter à l’ère numérique, développant ses programmes sur les pages numériques et les appareils mobiles, se rapprochant ainsi plus sûrement des millions d’auditeurs. «La radio, en dépit de l’émergence des nouvelles technologies, reste la station de base de toute vie sociale. C’est un moyen de communication d’exception vu son accès à un grand public et à moindre coût et son rôle dans la promotion des principes de la compétition sportive transparente», signale-t-il. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali, a insisté, quant à lui, sur le rôle de la radio dans la promotion du sport scolaire et la détection de nouveaux talents sportifs. Le directeur général de la Radio nationale, Chabane Lounake, a affirmé, que la radio consacre plus de 5 600 heures par semaine aux activités sportives. «Plusieurs de nos champions olympiques et athlètes, tels Boulmerka et Morsli, ont été découverts dans le sport scolaire. Le ministère de la Jeunesse et des Sports ne ménage aucun effort pour le développement sportif en milieu scolaire, qui est un segment indéniable pour la promotion du sport de haut niveau et d’élite», souligne-t-il. Pour lui, les 8 millions d’élèves des trois cycles sont un réservoir important pour le futur de la sélection nationale sportive. Un réservoir qu’il faudra prendre en charge de façon plus efficace, selon Belkacem Djemaï, directeur d’un établissement scolaire. Chose qui ne se ressent pas sur le terrain ces dernières années. Il a indiqué, à ce propos, que le nombre de classes sportives dans les lycées a considérablement diminué depuis 2013. «Entre 2008 et 2013, les classes sportives existaient dans 47 wilayas. Aujourd’hui, ces classes ne subsistent que dans 9 wilayas. Le déficit en personnel et encadreurs qualifiés et le manque de moyens a conduit à la fermeture d’un bon nombre de classes sportives», confie-t-il. Le représentant du ministère de la Jeunesse et des Sports, Abdallah Yaker, a soutenu qu’il est très difficile de détecter dans le cycle primaire de nouveaux talents sportifs vu que les enseignants d’éducation physique ne sont pas des spécialistes. «Certaines disciplines sportives exigent un entraînement précoce, la gymnastique par exemple. La pratique doit commencer dès le cycle primaire. Vu la non spécialisation de nos enseignants dans ce cycle, on passe à côté de nos talents», déplore-t-il. Il regrette également que des élèves talentueux ne puissent prendre part à des compétions nationales et surtout internationales de peur de rater leurs cours. «Il faudra penser à aménager des cours de rattrapage pour ces derniers. Il faudra aussi revoir les conventions conclues entre le ministère de l’Education et celui de la Jeunesse et des Sports, et suivre leur application sur le terrain. Créer aussi des classes sportives dans les CEM et pas seulement dans les lycées», préconise-t-il. L’inspecteur de l’éducation physique, Djamel Issiakhi, a appelé pour sa part, les ligues de wilayas du sport scolaire à jouer pleinement leur rôle pour la détection et le développement des capacités sportives. «La ligue d’Alger, par exemple, est en hibernation depuis des années !», fait-il savoir.

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