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lundi, 16 avril 2018 06:00

Exercice international de simulation de tremblement de terre à Bouira : Les pompiers testent leurs capacités d’intervention en situation de catastrophe majeure

Écrit par Fayçal Djoudi
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Plus de 1 000 pompiers, dont 300 étrangers, sont en manœuvre pour une semaine. L’objectif, tester leurs capacités à intervenir en situation de catastrophe majeure. Il s’agit d’une simulation, mais les sapeurs-pompiers jouent le jeu, sérieux, comme en mission, sous l’œil des évaluateurs étrangers.


Les manœuvres internationales de la Protection civile Eu-Al Seismeex 2018 (Europe-Algérie Séisme Exercices) ont été lancées avant-hier, à Bouira, avec la participation de 1 000 éléments issus de six pays. Il ne s’agit que d’un exercice dont voici le scénario catastrophe : Samedi matin, un séisme de magnitude 7 frappe les localités de Bouira. Le séisme fait une centaine de morts et des milliers de blessés et a touché violement les communes d’El Asnam, Bechloul ainsi que Sour El Ghozlane. L’une des conséquences de ce violent séisme, un accident de camion transportant du matériel dangereux (TMD), des glissements de terrain, des éboulements, liquéfaction, amplification, ainsi que la rupture d’un barrage. L’alerte a été donnée peu après la catastrophe. Les détachements de renfort aux premières interventions (DRPI) de plusieurs wilayas limitrophes sont dépêchés sur les lieux. La direction générale de la Protection civile a dû, également, faire appel à une assistance étrangère. Après l’installation du poste de commandement et des différentes structures d’hébergement, les différents détachements et modules, devant participer à ces manœuvres de simulation dans une situation de séisme, sont répartis sur sept sites différents, à El Asnam, où se trouvent la base de vie et le principal campement des différentes unités, à Bechloul près du barrage de Tilesdit, ainsi qu’à Sour El-Ghozlane. C’est ainsi que l’exercice grandeur nature se déroule, auquel 1 000 éléments de la Protection civile, dont plus de 300 étrangers, venus de Tunisie et de l’Union européenne (France, Portugal, Italie, Espagne et Pologne) ont pris part.

Exercice «très utile»
Pour les organisateurs, il s’agit de tester leurs capacités à faire face à un événement d’une ampleur très exceptionnelle. Apprendre à gérer la crise dans un environnement dégradé. Cet exercice «va permettre d’améliorer la préparation en cas de catastrophe réelle. C’est utile puisque les tremblements de terre sont toujours un risque en Algérie», a confié le chargé de communication, le capitaine Nassim Bernaoui. Le thème principal de ces exercices internationaux est «le séisme et les accidents secondaires, comme les risques de rupture d’un barrage, de glissements de terrain, et autres accidents nés de cette catastrophe naturelle», a expliqué, de son côté, le directeur de l’organisation et de la coordination des opérations d’urgence à la direction générale de la Protection civile, le colonel Lalaoui Fouad. L’exercice Eu-Al Seismeex 2018 a aussi pour objectif de tester le fonctionnement des différents niveaux de la chaîne de commandement, de vérifier la couverture et l’organisation des transmissions, ainsi que d’évaluer la coordination au niveau du PCF de wilaya. Pour la partie européenne, les manœuvres lui permettront d’évaluer la coopération entre les Etats membres de l’Union européenne et ceux de la région méditerranéenne.

Le vrai test commence aujourd’hui
Mais le vrai test commence aujourd’hui. En effet, après leur installation, les participants à cette manœuvre commenceront leurs opérations de sauvetage. Des cellules de coordination ont été mises en place dans des tentes de camp pour l’évaluation de la situation «afin d’aider à la prise de décision», a-t-on expliqué sur place. Il s’agit de cellules de moyens, de transmission, de renseignements, de santé et d’anticipation. Des postes médicaux avancés (PMA) ont été installés sur les sites pour la prise en charge des blessés et des sinistrés choqués. Des médecins de catastrophes sont intégrés dans le dispositif pour la première fois et 95 ambulances sont mobilisées.
Le DGPC a insisté sur le suivi médical et psychologique des sinistrés, notamment les enfants. Ainsi pendant 72 heures, de jour comme de nuit, les équipes vont se relayer et enchaîner les exercices. A chacun sa spécialité, ses compétences et donc sa place. Tout est organisé, planifié et réalisé dans les conditions du réel, jusqu’à la démobilisation.

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