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lundi, 14 mai 2018 06:00

Plébiscité, hier, à la tête du MSP : Abderrazak Makri entame son deuxième mandat en plaidant pour «une transition politique»

Écrit par NADIA BELLIL
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Abderrazak Makri a été réélu, hier matin, pour un deuxième mandat à la tête du Mouvement de la société pour la paix (MSP).

C’est à l’issue du septième congrès ordinaire du Mouvement, organisé à la Coupole du 5-Juillet d’Alger, qui a duré plus que prévu puisqu’à être prolongé d’un jour, qu’il a remporté l’élection à la présidence du mouvement.
C’est, en effet, les membres du tout nouveau madjiss choura, issu de ce congrès, qui ont donné la majorité à Makri en lui accordant 241 voix sur un total de 326 exprimés. Mais l’élection de Makri n’a pas été une sinécure.
Censé être le seul candidat postulant au poste de président du mouvement après le retrait annoncé de l’ancien ministre du Travail, Boudjerra Soltani, Abderrazak Makri a dû faire face, dans la soirée de samedi, à un candidat inattendu, Naamane Laouar, en l’occurrence. Cet ancien président du groupe parlementaire du parti et ex-député de Sétif avait pourtant annoncé son retrait de la course à la présidence, dans la matinée de samedi, avant de se raviser dans la soirée. C’est que Namaane Laouer, en froid avec Abderrazak Makri depuis son éviction de la liste électorale du MSP, lors des dernières législatives, voulait coûte que coûte présider aux destinées du mouvement ou à tout le moins à son conseil consultatif. Mais le niet opposé par les membres du conseil consultatif, qui ont refusé de cautionner sa candidature à la tête du madjlis echoura, lui a donné l’idée de postuler à la présidence du MSP. Mais là encore, les soutiens lui ont fait défaut puisqu’il n’a récolté que 84 voix sur les 326 exprimées. Aussi, le plébiscite de Abderrazak Makri a été tout autant une rude épreuve face à la virulence des anciens ministres à son égard. S’il avait, à ce propos évincé Soltani et ses soutiens, à l’instar d’El Hachemi Djaboub, Abderrazak Makri a eu du mal, par contre, à calmer les ardeurs et ambitions de l’ancien ministre de l’Industrie Abdelmadjid Menasra, qui a multiplié les manœuvres contre lui dans les coulisses. Lesquelles manœuvres se sont avérées vaines face aux multiples soutiens dont a bénéficié Abderrazak Makri parmi les congressistes. Par ailleurs et une fois élu, Abderrazak Makri a choisi pour asseoir son pouvoir de nommer deux vice-présidents du mouvement, en l’occurrence Abderazak Achouri et Abderahmane Benferhat. Quant à la présidence du madjliss echoura, l’instance décisionnelle entre les deux congrès est revenue à un proche de Abderrazak Makri, à savoir Tayeb Aziz. Aussi, et dans une déclaration à la presse, le président du MSP a d’emblée évoqué la ligne politique du parti. «Nous nous sommes inscrits dans l’opposition depuis 2014», a-t-il lancé. «Nous allons gérer notre mouvement en tenant compte de l’intérêt de la nation et nos positions politiques vont servir l’intérêt de la nation d’abord», a-t-il noté. Avant de préciser : «Il va y avoir une élection présidentielle et ce sont les instances du parti qui s’exprimeront par rapport à cette échéance en temps opportun.» Tout en plaidant en faveur d’«une transition politique», Abderrazak Makri a indiqué qu’«on va chercher la possibilité de concrétiser le consensus entre tous les Algériens pour une transition politique et économique». Il interpellera «les forces politiques nationales pour s’entraider dans l’intérêt du pays et pour le sortir de la crise». «Ces cinq prochaines années seront décisives pour le mouvement, la patrie et la nation», a-t-il plaidé, arguant que «personne ne pourra affronter seul les défis, il faut absolument s’entraider».

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