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lundi, 17 juillet 2017 06:00

Libye Al Sarraj appelle à des élections en 2018 et met en garde

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Le chef du gouvernement libyen d’union nationale (GNA) a proposé des élections présidentielle et parlementaires en 2018 avec l’espoir de mettre fin à l’insécurité et aux rivalités politiques qui affectent le pays depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

 

Le président du Conseil présidentiel du Gouvernement libyen d’union nationale, Fayez Al Sarraj, a appelé samedi ceux qui s’«immiscent négativement» dans les affaires internes de la Libye, à «lever la main de la Libye», mettant en garde contre l’existence de groupe armés sous plusieurs formes et appellations avant de porter la responsabilité des évènements qui surviennent dans le pays aux parties politiques libyennes.
«Nous avons traité de manière équilibrée avec beaucoup de pays. Nous ne sommes pas otages de l’étranger», a affirmé M. Al Sarraj dans une allocution adressée samedi au peuple libyen. «Nous disons aux parties qui s’immiscent négativement dans nos affaires: levez vos mains de la Libye. Nous avons précisé que la demande d’aide pour la reconstruction du pays et la lutte contre le terrorisme n’est pas une demande d’ingérence ni une violation de la souveraineté. Lorsque nous nous unissons et respectons notre peuple et sa dignité, et œuvrons au développement de notre pays, le monde nous respectera et la souveraineté se réalisera», a précisé le président du Conseil présidentiel libyen. M. Al Sarraj a estimé que la question sécuritaire figurait parmi les dossiers les plus épineux dans ce contexte marqué par une «présence de groupes armés sous diverses formes et appellations outre le danger que constitue la prolifération des armes». Le responsable a exprimé sa conviction quant à la «capacité des Libyens à faire sortir le pays de la crise sans pertes humaines ni atteinte aux biens du peuple». Le responsable a salué les efforts des corps libyens de sécurité et leur capacité à faire face à l’anarchie, mettant en exergue leur souci de préserver la sécurité des citoyens. «Nous saisissons cette occasion pour nous remémorer nos héros qui ont sacrifié leurs vies pour l’éradication du terrorisme, en dépit du blocus imposé et du manque de moyens, et pour la stabilité du pays», a-t-il rappelé. Le président du Conseil présidentiel libyen a porté la responsabilité des évènements qui surviennent dans le pays aux parties politiques, soulignant : «La crise s’est aggravée, car notre attention étant focalisée sur les désaccords entre les enfants de ce peuple, la course pour le pouvoir éphémère et les tentatives visant à monopoliser des ressources de l’Etat». Il a dans ce sens appelé les Libyens à «unifier les rangs et à faire des concessions, bien que difficiles, pour faire parvenir le pays à bon port».

Cessez-le feu et arrêt des hostilités à travers tout le pays
Par ailleurs, M. Al Sarraj a proposé une feuille de route pour la prochaine étape visant à faire sortir la Libye de la crise conformément à l’accord politique et comprenant l’organisation d’élections présidentielles et législatives en mars 2018. La feuille de route comprend un appel à l’organisation d’élections présidentielle et parlementaires en mars 2018 pour élire un chef d’Etat et un nouveau parlement pour un mandant de trois ans au maximum. Il a également proposé la poursuite de l’application de l’accord politique et le maintien du gouvernement d’union nationale en attendant la nomination par le chef d’Etat élu d’un nouveau chef du gouvernement et l’approbation de son gouvernement par le parlement. Selon la feuille de route, le Haut-Commissariat des élections en collaboration avec l’ONU, la Ligue arabe, l’Union africaine (UA) et l’Union européenne (UE) est chargé de préparer, de superviser et de surveiller les élections présidentielle et parlementaires.
Sous la supervision et la gestion de l’ONU, le parlement et le Conseil d’Etat formeront des commissions de dialogue pour débattre avec les institutions de la société civile de l’élaboration du projet de code électoral et la proposition de révision constitutionnelle pour fixer les prérogatives du chef d’Etat. Le feuille de route porte sur le cessez-le feu et l’arrêt des hostilités à travers tout le pays à l’exception de la lutte antiterroriste stipulée dans l’accord politique libyen et les chartes internationales. Le parlement et le Conseil d’Etat formeront des commissions mixtes pour entamer l’annexion des institutions de l’Etat souverains divisées. Le Gouvernement d’union nationale veillera à garantir tous les besoins nécessaires aux citoyens dans toutes les régions, selon la feuille de route qui indique que la Banque centrale de Libye s’engage à accélérer la mise en application de politiques monétaires pour régler le problème de liquidité et réguler le prix de change du dinar libyen. La feuille de route prévoit la création d’un Conseil supérieur de la Réconciliation nationale fort de 100 membres, composé de notables et sages des tribus des villes libyennes et des institutions de la société civile, la femme et la jeunesse, choisis parmi tous les courants politiques et intellectuels sans exclusive. Parmi les missions du Conseil, la préparation de la tenue d’un congrès libyen sur la réconciliation nationale, la réalisation de l’amnistie générale et la création de commissions de réconciliation entre les villes, en veillant à réunir les conditions idoines pour engager un dialogue social à même de faire aboutir les élections législatives, présidentielle et l’échéance constitutionnelle.

Parachever l’accord politique et le processus consensuel
Dans ce cadre, M. Al Sarraj a affirmé que les Libyens avaient les mêmes droits et obligations quelle que soit leur appartenance politique ou orientations intellectuelles, ajoutant que «le Conseil présidentiel du gouvernement d’union nationale n’est pas partie au conflit» et napporte son appui à aucune partie au détriment d’une autre. L’initiative «émane d’une proposition visant à parachever l’accord politique et le processus consensuel, et non à le substituer», a-t-il poursuivi. Il a appelé au retour des réfugiés et émigrés et à l’unification des rangs dans le cadre d’une véritable union nationale, insistant sur l’impératif de respecter le principe de séparation des pouvoirs et d’alternance pacifique au pouvoir, relancer les mécanismes de la justice transitionnelle, réparer les dommages et réaliser l’amnistie générale et partant une réconciliation nationale inclusive. M. Al Sarraj a souligné l’importance de préserver les ressources nationales et les institutions économiques et financières de l’Etat, en assurant «une distribution équitable des ressources entre Libyens».
Le président du Conseil présidentiel du Gouvernement d’union nationale a exhorté le peuple libyen à participer positivement pour faire aboutir cette échéance nationale et à mettre fin à la division et à réaliser la réconciliation et le processus de reconstruction. <

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