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mardi, 02 janvier 2018 06:00

Les troubles soutenus par la Maison-Blanche : Menaces sur la stabilité de l’Iran

Écrit par Rabah Serradj
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L’Iran est le théâtre depuis des jours à des manifestations qui font peser une véritable menace sur sa stabilité, d’autant plus que ces troubles sont particulièrement encouragés par ses adversaires. Dix personnes ont été tuées lors de ces violences débutées il y a quatre jours par des protestations contre la vie chère, une contestation inédite depuis des années en Iran.

Au lendemain de son appel au calme et à sa promesse «d’un plus grand espace pour les critiques», le président Hassan Rohani a averti que «le peuple iranien répondra aux fauteurs de troubles». Pour la quatrième nuit consécutive, des manifestants sont descendus dans la rue dans plusieurs villes du pays dont la capitale Téhéran pour protester contre le gouvernement et les difficultés économiques. Les manifestants ont attaqué et parfois incendié des bâtiments publics, des centres religieux et des banques ou des sièges du Bassidj (forces de sécurité iraniennes), selon les médias iraniens. Au total, 12 personnes ont péri dans ces protestations déclenchées jeudi à Machhad, la deuxième ville du pays. Six personnes ont péri à Toyserkan dans l’Ouest, selon la TV d’Etat, et quatre sont mortes à Izeh dans le Sud-ouest et Doroud dans l’Ouest, selon d’autres médias. Les autorités accusent «des fauteurs de troubles» ou des «contre-révolutionnaires». «Le peuple iranien répondra aux fauteurs de troubles et hors-la-loi», a prévenu Rohani en qualifiant les protestataires de «petite minorité qui (...) insulte les valeurs sacrées et révolutionnaires». «Notre économie a besoin d’une grande opération de chirurgie, nous devons tous être unis», a dit Rohani, insistant sur la détermination du gouvernement à «régler les problèmes de la population», en particulier le chômage. La veille, Rohani avait condamné les violences. «Critiquer, c’est totalement différent que d’utiliser la violence». Le président Rohani, élu pour un second mandant en mai 2017, a permis à l’Iran de sortir de son isolement avec la levée de sanctions qui avaient été imposées par les Occidentaux sur la question nucléaire. Cette levée de sanctions avec la signature en 2015 d’un accord historique avec les grandes puissances sur le programme nucléaire iranien avait fait naitre de grands espoirs. A Téhéran, la police a utilisé du gaz lacrymogène et des canons à eau pour disperser un petit groupe de manifestants dimanche qui ont lancé des slogans hostiles au gouvernement dans le quartier de l’université. Dans la capitale, 200 personnes ont été arrêtées. Quelque 200 autres ont été interpellées dans des villes de province ces derniers jours, selon les médias. S’en prenant de nouveau à l’Iran, les Etats-Unis ont apporté de façon franche leur soutien à ces troubles. L’Iran a dénoncé les ingérences des Etats-Unis dans ses affaires.


Téhéran dans le viseur
L’Iran semble particulièrement dérangé notamment avec l’évolution des points chauds dans la région. Tout le monde est pratiquement unanime : la victoire contre Daech aussi bien en Syrie qu’en Irak, doit beaucoup aux forces iraniennes et à leur allié libanais, le Hezbollah. Sans le mouvement de résistance libanais, sans l’intervention iranienne et les gardiens de la révolution en Irak, le groupe Daech n’aurait pas été vaincu voire aurait prospéré. Le revers de la médaille pour les rivaux de l’Iran c’est que ce pays dispose désormais d’une véritable influence partant de la capitale iranienne, traversant l’Irak et la Syrie. Un cauchemar pour l’Arabie saoudite, son voisin et ennemi depuis des années. Cauchemars également pour les Etats-Unis et son protégé Israël. L’influence iranienne au Yémen ou les Houthis tiennent la majorité du territoire et qui compliquent la vie au royaume saoudien engagé dans une guerre sans fin, constitue également un casse-tête pour ses adversaires. Un cauchemar aussi pour Israël qui voulait affaiblir le Hezbollah, seule mouvement à lui tenir tête dans cette région. D’ailleurs les Etats-Unis de Donald Trump menacent régulièrement de «déchirer» l’accord sur le nucléaire signé pourtant avec cinq autres puissances.

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