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samedi, 06 janvier 2018 06:00

Dans un entretien sur la chaîne Al Mayadeen : Hassan Nasrallah : «Trump et Netanyahu pourraient entraîner la région dans une guerre»

Écrit par Adlène Badis
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Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah a, lors d’une interview accordée, mercredi, à la Chaîne libanaise  Al-Mayadeen, révélé que l’axe de la résistance se prépare pour la «guerre majeure» contre Israël. Et que Trump a placé la région devant deux choix «soit accepter les diktats américains, soit subir la guerre.


«Notre projet n’est pas celui de la guerre mais de la résistance. Trump et Netanyahu pourraient entraîner la région dans une guerre. Les forces de la résistance doivent se préparer pour une éventuelle guerre», dira-il lors d’une interview de plus de deux heures. Pour le leader du Hezbollah, la guerre est probable au vu de l’analyse des positions américaines et sionistes. «Nous devons garder à l’esprit que ceux qui sabotent le processus de paix via la décision sur El-Qods, cherchent en effet la guerre. Je ne veux pas faire peur aux gens, mais en voyant les deux fous Trump et Netanyahu et leurs comportements, on ne peut écarter cette option», dira Nasrallah. L’un des exploits majeurs de la résistance libanaise et palestinienne est le fait d’avoir démonté l’image de «l’armée israélienne invincible». Le secrétaire général du Hezbollah révèlera que «la guerre contre Daech est de loin plus difficile que celle contre les sionistes». Sur les préparatifs de cette éventuelle guerre, Nasrallah est revenu sur certains points faibles des Israéliens comme les réservoirs d’ammoniacs. « Toutes les municipalités du sud de la Palestine occupée ont refusé d’héberger ces réservoirs d’ammoniac et les Israéliens cherchent d’autres solutions pour les mettre à l’abri comme des navires au large de la Méditerranée. Donc, ils ont peur de nos menaces et de nos frappes. Le Hezbollah connaît les points faibles de l’ennemi israélien.
Pour vaincre cet ennemi, on n’a pas besoin de milliers de missiles. Des dizaines de missiles bien précis suffisent pour remporter la guerre. C’est l’ennemi qui le dit», dira-il. Sur Daech, selon Nasrallah, ce pseudo Etat de Daech a été éliminé mais ses éléments sont toujours présents. «Les Américains veillent à leur protection et ceci a été communiqué aux Russes. Les Russes ont été avertis plusieurs fois par les Américains contre des frappes sur les positions de Daech à l’Est de l’Euphrate. Daech a été éliminé au niveau de l’Etat mais le groupe existe toujours. Il est erroné de dire que la guerre en Syrie a pris fin», ajoutera-il.

L’Arabie saoudite projetait une guerre civile au Liban

Nasrallah rappellera certains facteurs majeurs qui ont fait que l’Etat syrien n’a pas sombré. «Le président Assad n’a pas fléchi. Il a refusé de fuir et est resté à Damas. Aucune faction ni brigade de l’armée n’a fait scission. A tout ceci s’ajoute le soutien populaire, facteur essentiel dans cette ténacité syrienne. Sans l’armée, l’Etat et le commandement syriens, la Syrie ne l’aurait pas remporté». Nasrallah dira que «les combattants du Hezbollah ont accumulé une expertise militaire importante en participant dans la guerre en Syrie. Nous avons appris les batailles dans les grandes superficies, quelque chose que nous n’avions pas expérimenté dans le passé…» Sur le Liban il dira que «l’Arabie saoudite, à travers la démission de Hariri, projetait un plan dangereux pour le Liban. Ce pays cherchait à provoquer une guerre civile au Liban. Le Liban a échappé au chaos grâce à sa direction sage. Plusieurs pays détiennent des informations sur ce plan dont la France.» Sur les derniers troubles en Iran, il dira que «les espoirs de Trump ont été douchés, tout comme ceux des Israéliens et des responsables saoudiens qui pariaient sur des protestations plus importantes qui provoqueraient la chute du régime et le chaos en Iran». Pour lui, les Etats-Unis, Netanyahu, les médias saoudiens ont comme d’habitude amplifié ces protestations. Enfin sur le Yémen, Nasrallah estime qu’il n’y a pas à l’heure actuelle d’horizon pour une solution politique au Yémen. «Riyad ne veut pas de solution. Toutes les négociations ont échoué parce que l’Arabie saoudite imposait comme condition préalable aux pourparlers la remise des armes. L’Arabie saoudite veut une victoire sanguinaire et décisive parce qu’elle cherche à renforcer son trône et son statut régional».

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