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mercredi, 10 janvier 2018 06:00

Une première depuis 2015 : Dialogue encourageant entre les deux Corées

Écrit par Adlène Badis
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Les deux Corées ont reprid langue dans le village de l’armistice. Un signe fragile mais bienvenu d’autant qu’il intervient dans un contexte de tensions. Les discussions entre les deux Corées ont commencé à Panmunjom, dans la zone démilitarisée qui divise la péninsule.

C’est une première depuis 2015. Durant ces contacts les deux parties aborderont l’amélioration des relations intercoréennes mais aussi la participation de la Corée du Nord aux prochains Jeux olympiques en Corée du Sud, qualifiées par les pays de la région de «dialogue encourageant» pour faire tourner la page de crises. Les délégations se sont retrouvées dans la «maison de la paix», au cœur du «village de la trêve», dans la zone démilitarisée pour les premiers entretiens de haut niveau entre les deux pays depuis décembre 2015. Menés côté nord-coréen, par le président de la commission pour la réunification pacifique, Ri Son-gwon et coté sud-coréen par le ministre de l’unification Cho Myoung-gyon. Un dialogue qui ouvre un espoir d’apaisement après des mois de vives tensions. L’atmosphère était relativement détendue. «Offrons au peuple un cadeau précieux pour le Nouvel An, a lancé le Nord-Coréen. On dit qu’un voyage entrepris à deux dure plus longtemps qu’un voyage solitaire.» Ri a émis l’espoir d’échanges «menés en toute sincérité et honnêteté pour donner des résultats précieux au peuple coréen». «Le peuple souhaite ardemment voir le Nord et le Sud aller vers la paix et la réconciliation», a répondu le Sud-Coréen. La partie nord-coréenne a proposé de dépêcher son Comité national olympique, des athlètes, supporters, artistes, observateurs, une équipe de démonstration de taekwondo et des journalistes. Séoul en a profité pour demander des réunions des familles séparées par la guerre de Corée (1950-1953) autour du Nouvel An lunaire, le 16 février, pendant les JO. La rencontre a été rendue possible par le discours conciliant du 1er janvier de Kim Jong-un. Le dirigeant nord-coréen avait dit souhaiter le succès des JO et s’était dit disposé à y envoyer une délégation. La Corée du Sud a en retour proposé une rencontre, acceptée par Pyongyang.

Loin des menaces US
L’année précédente a été marquée une tension entre les deux Corées accentuée par un essai nucléaire et de multiples essais de missiles dont trois tirs balistiques de capacité intercontinentale, auxquels l’ONU a répondu par des sanctions économiques toujours plus sévères. Après le tir réussi, le 29 novembre 2017, d’un nouveau type de missile intercontinental baptisé Hwasong-15, Pyongyang a annoncé avoir réalisé «la grande cause historique de mettre au point une force de frappe nucléaire». 2018 est l’année du 70e anniversaire de la création de la République populaire démocratique de Corée. Cette tentative de rapprochement ne sera évidemment pas bien vu du côté de Washington adepte d’un discours belliciste contre Pyongyang. La Corée du Nord semble vouloir passer un message selon lequel sans l’interventionnisme des Etats-Unis, la désescalade est possible entre les deux Corées. Le ministère des affaires étrangères sud-coréen a déclaré que si des «mesures préliminaires» sont nécessaires pour aider les Nord-Coréens, Séoul étudiera la question avec le Conseil de sécurité des Nations unies et les pays concernés. La volonté de dialogue exprimée par le président sud-coréen, Moon Jae-in, depuis son élection en mai 2017, donnait une opportunité à Pyongyang de lancer une ouverture, après près de dix années de relations intercoréennes glaciales sous les administrations conservatrices de Lee Myung-bak (2008-2013) et Park Geun-hye (2013-2017). Le Nord avait cessé de décrocher le téléphone rouge permettant les contacts entre les deux gouvernements en février 2016, en réponse à la décision de Mme Park de fermer la zone industrielle de Kaesong, rare projet de coopération par lequel des entreprises du Sud employaient des travailleurs du Nord. Le Nord a de nouveau décroché ce combiné le  3 janvier et accepté, mardi 9, de réactiver une autre ligne téléphonique, gérée par les militaires. En Corée du Sud, 75 % de la population se dit favorable aux discussions. 

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