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mercredi, 10 janvier 2018 06:00

La contestation contre la vie chère fait un mort : La Tunisie secouée par les troubles sociaux

Écrit par Adlène Badis
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Plusieurs régions de Tunisie connaissent depuis plusieurs jours des affrontements entre la police et des manifestants qui protestaient contre la hausse des prix, accompagnés dans certains quartiers
par des actes de pillage et de violence notamment à Tebourba où un jeune homme a trouvé la mort.


L’homme est mort dans des circonstances encore indéterminées. Une autopsie devait avoir lieu pour déterminer la cause du décès. Des dizaines de personnes ont été arrêtées et plusieurs bâtiments publics endommagés lors de ces heurts. Ces incidents interviennent au moment où des revendications sociales se font entendre en Tunisie, notamment contre la vie chère et des mesures d’austérité prévues par le gouvernement.
Le ministère de l’Intérieur tunisien tente de calmer la situation assurant que les troubles «n’avaient rien à voir avec la démocratie ou les revendications sociales». «Onze agents de la Sureté nationale ont été blessés par des jets de pierre, des projectiles solides et des cocktails Molotov et quatre véhicules de police endommagés» lors des échauffourées nocturnes, a par ailleurs indiqué le porte-parole de la Sureté nationale Walid Ben Hkima, qui a évoqué des « actes de violences et de pillage» flagrants. Les autorités ont démenti que l’homme ait été tué par la police soulignant qu’il ne portait aucune marque de violence. Le porte-parole de la police a précisé que l’homme souffrait de «problèmes respiratoires». A Kasserine, ville pauvre du centre du pays, et connue pour son caractère frondeur quelques dizaines de jeunes ont incendié des pneus et jeté des pierres sur des agents de sécurité, qui ont répliqué par des gaz lacrymogènes. Les autorités ont confirmé l’arrestation de 44 personnes à Kasserine et Gafsa. Ils seraient impliqués dans des actes de violence. Il a indiqué également, qu’à Kasserine, le dépôt municipal a été envahi et 34 motos ont été volées, précisant également que plusieurs établissements publics dont des postes de police ont été envahis par des protestataires.
Manifestations
à Sidi Bouzid
A Sidi Bouzid, autre ville du centre du pays fortement mobilisée et connu pour avoir été le berceau de la contestation sociale qui avait marqué le début des printemps arabe, des routes ont été bloquées par des pierres et des pneus. Lundi, une manifestation pacifique avait eu lieu dans cette ville contre la hausse des prix, après l’entrée en vigueur d’un budget d’austérité augmentant la TVA et les contributions sociales. Au moins 44 personnes ont été arrêtées, dont 16 à Kasserine où une fourrière a été dévalisée et 18 autres dans des quartiers populaires près de Tunis, selon le ministère de l’Intérieur précisant que des fauteurs de troubles avaient endommagé des locaux des forces de sécurité et la sous-préfecture de Hamma dans le sud du pays. La situation reste néanmoins toujours tendue. Un appel à manifester dans le centre de Tunis a été lancé par plusieurs organisations. Face à cette situation qui risque de dégénérer le gouvernement s’est engagé à prendre des mesures en urgence pour la réalisation d’un nombre de projets à travers le pays. Depuis la révolution de 2011 le mois de janvier est traditionnellement marqué par la mobilisation sociale en Tunisie.
Le contexte à l’approche des élections faisant augmenter la tension. Dimanche déjà, la police tunisienne avait dispersé une manifestation contre la hausse des prix, dénoncée par des militants et certains partis. Cependant, ces manifestations ont vite débordé et ont abouti à des affrontements avec les forces de l’ordre, avec de nombreux blessés parmi les policiers. Plusieurs agents de l’ordre ont été également blessés durant ces événements qui ont touché plusieurs régions du pays simultanément. Le ministère de l’Intérieur a indiqué que l’armée est descendue dans la ville pour sécuriser les édifices publics. Des scènes semblables se reproduisent un peu partout, notamment à Sidi Ali ben Aoun, et Gafsa, selon les médias tunisiens. 

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