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mercredi, 14 février 2018 06:00

Territoires palestiniens occupés : Le procès de la jeune Ahed Tamimi ajourné au 11 mars

Écrit par Salim Bennour
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Le jugement de la jeune palestinienne Ahed Tamimi, 17 ans, par la justice militaire israélienne a été ajourné au 11 mars prochain. Ouvert hier mardi, il a reporté de plusieurs semaines par le juge après qu’il ait ordonné le huis clos, une décision fortement contestée par la défense de la jeune militante.

Après s’être entretenu avec son avocate Gaby Lasky et devant la foule de proches, de journalistes et de diplomates qui se pressaient au tribunal d’Ofer, en Cisjordanie occupée, le juge a, en effet, ordonné que tout le monde quitte les lieux, à l’exception de la famille. « Un débat public n’est pas dans l’intérêt d’une mineure comme Ahed Tamimi, arrivée en blouson de prisonnière, entraves aux poignets et chevilles », a dit le juge dont les propos ont été rapportés par les agences de presse. Maître Laksy s’est indignée devant les journalistes, peu après leur évacuation. « Ils comprennent que les gens, dehors, s’intéressent à Ahed et à son affaire, ils comprennent qu’on enfreint ses droits et qu’elle ne devrait jamais être jugée, et le huis clos est le meilleur moyen que tout cela se passe loin des regards », a-t-elle ajouté.
Pendant les débats à huis clos, l’avocate a ensuite plaidé que c’était avant tout l’occupation par l’armée israélienne de la Cisjordanie -où se sont produits les faits- qui était illégale, a-t-elle rapporté. Les débats ont été ajournés au bout de deux heures jusqu’au 11 mars, le temps pour l’accusation de préparer sa réponse, a-t-elle dit. Le procès pourrait prendre des mois. L’affaire Tamimi a trouvé un large écho chez les Palestiniens comme les Israéliens. Les premiers louent en Ahed Tamimi un exemple de courage face aux abus israéliens. Le bureau du Haut Commissaire de l’ONU pour les droits de l’Homme et l’Union européenne ont exprimé leur préoccupation devant le cas Tamimi. La convention internationale des droits de l’enfant stipule que l’emprisonnement d’un enfant doit être une mesure de «dernier ressort » et « aussi brève que possible». Amnesty International a réclamé la libération immédiate d’Ahed Tamimi, qui « ne posait aucun danger» pour deux soldats lourdement armés et dont la détention prolongée vise selon elle à « intimider » les enfants palestiniens. Environ 350 enfants palestiniens sont détenus par Israël, selon l’organisation. Depuis le 6 décembre et l’annonce du président américain Donald.Trump de transférer l’ambassade des Etats-Unis de Téle-Aviv à Jérusalem (Al Qods), 23 Palestiniens et deux Israéliens ont été tués.

 

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