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dimanche, 11 mars 2018 06:00

Damas déterminé à reconquérir le territoire : Percée majeure de l’armée syrienne  dans la Ghouta orientale

Écrit par Rabah Serradj
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L’armée syrienne a effectué une percée majeure dans la partie rebelle de la Ghouta orientale, isolant la principale ville Douma, près de trois semaines après le début d’un assaut pour reprendre ce dernier fief insurgé aux portes  de la capitale Damas.


Depuis le 18 février, l’armée arabe syrienne tente de reprendre cette zone des mains des groupes armés extrémistes, soutenus par les Occidentaux et certains pays du Golfe. Avec l’aide de son allié russe, Damas s’est dit déterminé à reconquérir le bastion rebelle où quelque 400 000 habitants sont pris en otage par des groupes armés de différentes obédiences depuis 2013. L’armée a déjà repris plus de la moitié de l’enclave vaste de 100 km2 et continue de progresser en dépit d’une tentative de contre-offensive des groupes armés. L’armée a isolé Douma du reste de la Ghouta orientale, après avoir pris le contrôle de la route la reliant à Harasta à l’ouest et à Misraba au sud, parvenant ainsi à diviser la Ghouta orientale en trois.
Douma et sa périphérie au nord, Harasta à l’ouest et le reste des localités au sud. L’objectif est d’affaiblir les factions armées contrôlant l’enclave et tirant des obus meurtriers sur des secteurs de la capitale Damas. Hier Douma était la cible de bombardements aériens et de l’artillerie. L’armée syrienne avançait sur plusieurs front. L’offensive a commencé par une campagne aérienne suivie par des assauts terrestres qui ont permis aux unités de l’armée de progresser rapidement. En près de trois semaines, 976 civils ont péri dont 208 enfants et plus de 4 300 ont été blessés dans cette bataille. Les groupes armés ont tenté, en vain, une contre-offensive avant de reculer face à l’avancée de l’armée.

Comme à Alep

L’armée syrienne cherche depuis le début du conflit à assiéger les fiefs des groupes extrémistes comme cela fut le cas dans la ville de Madaya, fin 2015, avant de les soumettre à une vaste offensive aérienne et terrestre pour les reconquérir et sauver les civils. Depuis le 18 février, seuls deux convois ont pu entrer dans la Ghouta pour venir en aide à la population, à la faveur d’une trêve quotidienne et partielle annoncée par les Russes. Un appel fin février du Conseil de sécurité de l’ONU à une trêve d’un mois est restée lettre morte. Le président Assad a lui-même averti que l’assaut se poursuivrait contre les groupes terroristes pour la reprise de la Ghouta. Son vice-ministre des Affaires étrangères Ayman Soussane a assuré que les terroristes seront défaits dans la Ghouta, comme ils l’ont été à Alep. Cette dernière, deuxième ville du pays, a été reprise en décembre 2016 après un siège efficace de l’armée aidée de l’allié russe. Grâce à l’intervention militaire en 2015 de la Russie en Syrie, le gouvernement syrien a fait basculer le cours de la guerre parvenant à reprendre le contrôle de plus de moitié du pays. Non sans subir les différentes accusations et pressions. Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme a accusé, mercredi, Damas de planifier «l’apocalypse» dans son pays. Sur un autre front de la guerre en Syrie, les soldats turcs ont avancé vers la ville d’Afrine, contrôlée par les unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde de Syrie soutenue par les Américains et qualifiée de terroriste par Ankara. La Turquie mène depuis le 20 janvier une intervention en terre syrienne pour chasser les YPG d’Afrine, région frontalière. L’offensive aurait coûté la vie à plus de 200 civils. 

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