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lundi, 14 mai 2018 06:00

Alors que les Palestiniens commémorent la Nakba : Transfert de l’ambassade US la deuxième spoliation d’Al Qods Spécial

Écrit par Adlene Badis
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Les Etats-Unis de Donald Trump devraient officialiser aujourd’hui une incongruité historique : celle du transfert de leur ambassade de Tel-Aviv vers la ville d’Al-Qods toujours occupée par Israël. Washington donnera de la sorte un quitus à l’occupant en reconnaissant la ville sainte comme capitale d’Israël en contradiction avec le droit international.

L’ouverture sous très haute tension de l’ambassade des Etats-Unis à Al-Qods coïncide avec une semaine de protestation palestinienne potentiellement explosive. Au même moment, les Palestiniens commémorent la « Nakba », la catastrophe qu’a représentée la spoliation de leur terre par les Israéliens, situation qui dure depuis plus de soixante années. Les Etats-Unis inaugurent en grande pompe leur ambassade à Al-Qods créant de la sorte une situation de tension extrême. Les Palestiniens sont décidés à se mobiliser massivement pour dénoncer cette nouvelle dépossession de leur capitale et dire non à ce piétinement de la légalité internationale. Dans la bande de Ghaza, sous terrible blocus israélien depuis plus de dix ans l’heure est aussi au refus de cette outrance signée Donald Trump. Gaza est depuis le 30 mars le théâtre de la marche du retour qui voit des milliers de Palestiniens se rassembler le long de la barrière dénonçant le blocus. Il s’agit de revendiquer le droit de retourner sur les terres dont ils ont été chassés en 1948, et de dénoncer l’inhumain blocus qui fait de Gaza une véritable prison. Depuis le 30 mars, 54 Palestiniens ont été tués par l’armée israélienne à Gaza dans un silence international consternant. La Cisjordanie, distante de quelques dizaines de kilomètres, est toujours occupée par l’armée israélienne depuis plus de 60 ans. La protestation devrait s’accentuer à l’occasion de cette inauguration de l’ambassade américaine véritable coup de poignard dans le dos des Palestiniens de la part d’un pays qui s’est toujours placé comme « parrain » du processus de paix. La tension est déjà à son comble dans la ville d’Al-Qods. Déjà les ultraorthodoxes israéliens se croient en terrain conquis et redoublent de provocations près de l’esplanade des mosquées.  

Négation et parti pris
Le président américain Donald Trump a osé l’outrance le 6 décembre en annonçant la reconnaissance d’Al Qods comme capitale d’Israël et le transfert de l’ambassade de Tel-Aviv à Al Qods. Les Palestiniens voient dans cette démarche la négation de leurs revendications et le summum du parti pris de la Maison-Blanche pro-israéliens. Les Palestiniens en Cisjordanie vont manifester leur refus de cette spoliation encouragée par les Etats-Unis un pays qui a toujours soutenu l’occupant. Pourtant, le droit international considère Al-Qods notamment dans sa partie Est comme territoire occupé. Depuis la création d’Israël, l’Onu n’a pas reconnu la ville sainte comme capitale et estimé qu’en attendant un aléatoire règlement du statut final de la ville entre les deux parties, les ambassades ne doivent pas s’y trouver.
Depuis le 6 décembre, la direction palestinienne a suspendu les relations avec les officiels américains, considérés désormais comme des supplétifs des israéliens. Cette reconnaissance des Etats-Unis d’Al-Qods comme capitale de l’Etat occupant exclurait définitivement Washington de son rôle de médiation. Les Palestiniens savent que seule la résistance leur fera recouvrer leur terre. Pour l’heure ce coup de force des Américains ne fait guère l’unanimité dans le monde. Seuls le Guatemala et le Paraguay se sont fermement engagés à déménager leur ambassade, sans doute pour plaire à une Amérique devenue extrémiste avec Donald Trump.
Ce dernier ne devrait pas assister à l’ouverture de cette ambassade de la honte provisoirement installée dans les locaux de ce qui était le consulat américain, en attendant la construction d’une nouvelle représentation. Il a envoyé sa fille, son gendre et conseiller de la Maison-Blanche le sioniste Jared Kushner et le secrétaire d’Etat adjoint John Sullivan. Pour officialiser la seconde spoliation d’Al-Qods.

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