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mardi, 14 novembre 2017 06:00

«Il y a cent ans en Algérie» au Bastion 23 : Des outils pédagogiques sur les réalités d’une époque

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«Il y a cent ans en Algérie», ou l’Algérie du début du XXe siècle vue par l’objectif des missionnaires. Telle est l’exposition qui témoigne du mode de vie, de la culture et de l’activité quotidienne des habitants des régions saharienne, de Kabylie ou d’Alger

durant les premières années du XXe siècle. Mais, également, et sur un autre plan, de la richesse du fonds documentaire du Centre culturel et de documentation saharienne (CCDS). Elle est abritée, jusqu’au 30 novembre prochain, par le Palais de Raïs» (Bastion 23). Au menu, la découverte de plusieurs dizaines de clichés et leurs agrandissements ; des photographies qui ont notamment été prises par deux missionnaires, Monseigneur Guérin, alors responsable des chrétiens pour le Sahara, et le Père Vellard, tous deux pères blancs, au cours d’un périple qui les avait menés de février à juillet 1903 dans les oasis sahariennes. La documentation issue du fonds collecté par le CCDS, basé à Ghardaïa, est formée d’un total de 33 448 clichés «pris entre 1889 et 1992». Cette photothèque réunit ainsi le travail de photographes «pour la plupart des pères blancs, certainement passionnés par la photographie qui ont voulu être des témoins de leur époque. Ainsi, au fil de leurs missions et de leurs rencontres, ils nous ont laissé un patrimoine photographique inestimable. Les photos qu’ils avaient collectées ont été réunies à l’évêché de Laghouat puis transférées à Ghardaïa. Elles illustrent les paysages, la faune, la flore, les villes, l’artisanat ou encore l’activité des pères blancs et des sœurs blanches. Des clichés qui, pour certains, peuvent aujourd’hui «choquer» par leur côté intrusif dans la vie quotidienne des habitants - apparaissant pour beaucoup pauvres et démunis. Mais ils sont présentés comme de formidables outils pédagogiques renseignant sur les réalités d’une époque.
En effet, occupant l’intégralité du «Palais 17» du Bastion 23, la partie principale de l’exposition est dédiée aux «oasis sahariennes» et met ainsi en avant des photographies trouvées «récemment aux archives de la maison génératrice des pères blancs à Rome». Elle apparaît comme une sorte de reportage photographique ou comme un carnet de route, d’autant que les organisateurs de l’exposition ont accompagné les documents par des textes issus du journal du père André Vellard, décrivant tour à tour la préparation de l’expédition, les différentes étapes du voyage, les rencontres avec les habitants ou encore leurs activités économiques ou la nature des récoltes agricoles. Des expéditions qui avaient un but documentaire mais, également, un objectif religieux, durant lesquelles a été rapportée «une description précise des conditions de vie des populations du Grand-Sud». Le voyage des deux pères avait débuté au cours du mois de février 1903 à Ghardaïa, avant de rejoindre El Goléa, Timimoun, In Salah, Igli, Taghit ou encore Laghouat vers le mois de juillet de la même année. Des dizaines de clichés mis en avant montrent ainsi la beauté des paysages, l’architecture, la présence coloniale, notamment au célèbre fort MacMahon, mais également - plus spécialement visible sur les cliché pris dans la région de Timimoun - les conditions de vie difficiles des populations. L’exposition propose aussi aux visiteurs plusieurs catalogues réunissant l’intégralité des clichés ainsi que leur description. 

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