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mardi, 04 avril 2017 06:10

Sonatrach appelée à développer durablement sa production : Le nouveau P-DG face à plusieurs défis

Écrit par Hakim Ould Mohamed
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Le ministre de l’Energie a tenté, hier, tant bien que mal d’enterrer les polémiques ayant suivi la nomination de Ould Kadour Abdelmoumen à la tête du groupe Sonatrach en remplacement de Amine Mazouzi, débarqué au bout de deux années de gestion seulement.


Depuis Bouira, où il effectuait une visite de travail, Nouredine Bouterfa clamait à qui veut l’entendre qu’Ould Kadour Abdelmoumen est le seul à même de mieux manager Sonatrach durant la phase actuelle de son existence. Le groupe public des hydrocarbures fait face à plusieurs défis, dont le plus important est celui de développer la production à moyen et long termes, expliquait, hier le ministre de l’Energie. Mais il n’est néanmoins aucunement l’unique challenge auquel est confronté le groupe Sonatrach, au vu de la conjoncture actuelle, marquée surtout par le vieillissement des champs, la faiblesse des taux de récupération et une concurrence entre producteurs qui monte d’un cran sur les marchés internationaux, suite à l’arrivée de plusieurs nouveaux fournisseurs, dont les producteurs du pétrole et du gaz de schiste. En décodé, la compagnie publique d’hydrocarbures doit se préparer à un environnement qui est moins favorable qu’il y a quelques années, laisse entendre le ministre de l’Energie, allusion faite à la baisse des cours pétroliers et à l’impératif d’investir désormais dans le développement à moyen et à long termes de la production. La nomination d’Ould Kadour Abdelmoumen répond d’ailleurs à ces éléments de conjoncture dans laquelle évolue le groupe Sonatrach. C’est en tout cas le message qu’il voulait faire entendre hier, selon lequel le choix du nouveau PDG de Sonatrach répond à l’objectif de développer la production, mais aussi à un contexte qui ne fait aucun cadeau aux plus vulnérables parmi les majors pétrolières. L’objectif actuel de la Compagnie publique Sonatrach est de « développer la production pétrolière à moyen et à long termes. Donc, nous ne trouvons pas utile d’augmenter la production alors que le prix du baril oscille entre 50 et 55 dollars », a expliqué M. Bouterfa lors d’un point de presse tenu en marge de sa visite d’inspection et de travail à Bouira. A une question relative au changement opéré récemment à la tête de Sonatrach, le ministre a expliqué qu’il s’agit d’un « changement normal » visant à permettre à Sonatrach de réussir son objectif qui est celui de développer la production à moyen et à long termes. « Chaque période a ses responsables. Il s’agit d’un changement normal » pour Sonatrach qui vise à développer la production pétrolière à moyen et à long termes, notamment dans le contexte actuel, a indiqué Noureddine Bouterfa. Il fait comprendre ainsi que le choix porté sur Ould Kadour Abdelmoumen est, cette fois-ci, un investissement sur le long terme, dont le retour sur investissement escompté consiste à développer durablement la production. D’autant plus que les prévisions à moyen et à long termes en matière de consommation nationale des produits énergétiques devraient croître substantiellement. Le ministère de l’Energie table sur une consommation de 55 milliards de m3 de gaz à l’horizon 2019 et sur 75 milliards de m3 à l’horizon 2030. La consommation nationale en carburants devrait doubler d’ici 2030
(30 MMT contre 16 MMT actuellement). Le ministère de l’Energie semble se rendre à l’évidence que l’une des principales vulnérabilités de l’Algérie est l’évolution effrénée de la consommation interne des produits énergétiques. Une évolution qui pourrait compromettre la capacité de l’Algérie à honorer ses engagements à l’international. Seule l’intensification de l’effort de recherche et d’exploration pourrait permettre au pays à la fois de subvenir aux besoins en interne et d’honorer ses engagements avec les clients étrangers. L’état des réserves restantes en pétrole et gaz, prouvées et non prouvées, demeurent appréciables, pour peu que Sonatrach redouble d’effort en termes de recherche et exploration. Pour le pétrole, l’on évalue les réserves restantes à 2,5 milliards de TEP (tonne équivalent pétrole), tandis que les réserves en gaz sont évaluées à 4500 milliards de m3. Ainsi, à comprendre par là que le groupe Sonatrach devrait accélérer davantage l’effort de prospection afin d’exploiter le potentiel résiduel en hydrocarbures conventionnels. Ce serait une des missions assignées au nouveau patron de la compagnie publique des hydrocarbures. Mais ce n’est pas tout. L’on parle de velléités chez le gouvernement pour relancer le dossier du schiste. La nomination de Ould Kadour Abdelmoumen, qui semble être en relation avec certaines majors américaines leaders en la matière, répond en partie au défi de remettre le schiste en marche. Surtout que les études menées jusqu’ici parlent d’un potentiel résiduel en hydrocarbures qui serait essentiellement non conventionnel. Cependant, même si le pays se met à exploiter à bonne capacité ses réserves, le niveau des recettes dépendra néanmoins des marchés. Ce serait l’autre défi du PDG de Sonatrach ; celui de renégocier les contrats de long terme de sorte à ce que le pays puisse garantir un prix peu sensibles aux futures conjonctures qui marqueront les marchés. Lorsque Nouredine Bouterfa parle d’un objectif de développer la production à moyen et à long termes, il fait allusion sans doute à la nécessité de redoubler l’effort en matière de prospection et d’exploration, rehausser le taux de récupération et celui des réserves, exploiter le potentiel résiduel… Il va sans dire, qu’en interne, Sonatrach devrait contribuer à réfléchir et à imposer un nouveau modèle de consommation énergétique qui tiendrait compte des capacités budgétaires du pays et de l’état de ses finances publiques. 

Dernière modification le mardi, 04 avril 2017 00:11

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