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lundi, 31 juillet 2017 06:00

Produits alimentaires restreints à l’import : Le casse-tête du secteur de la restauration et flambée des prix

Écrit par Rafik AIOUAZ
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La restriction à l’importation de 24 produits alimentaires et industriels, soumis dorénavant aux licences d’importation, s’avère ne pas être sans conséquences sur les prix de produits qui se raréfient sur les marchés. Parmi les nombreux aliments impactés, les fromages étrangers, connus pour faire partie de nombreuses préparations de restauration.

«Nous ne travaillons plus avec le gruyère, il a atteint 1 750 DA/kg. Nous nous sommes tournés vers le gouda qu’on se procure à 1 050 DA/kg», raconte Mehdi, propriétaire d’un établissement de restauration rapide, dans la commune de Chéraga (ouest d’Alger), proposant notamment le fameux «sandwich trois fromages». Le cheddar, le fromage britannique à pâte jaune pâle, est cédé chez les grossistes à 1 350/kg, alors que celui-ci ne dépassait pas les 980 DA avant l’annonce des restrictions à l’import. «Même si ça reste un prix élevé, nous nous sommes tournés vers le cheddar pour pouvoir maintenir un prix abordable pour les clients. On doit jongler entre le pouvoir d’achat de l’acheteur et les prix des produits en gros», indique Mouloud, derrière son comptoir d’une petite enseigne de la commune de Kouba. A l’achat chez les grossistes, les prix peuvent aussi varier. Il est, par exemple, moins onéreux de se procurer certains produits alimentaires chez les grossistes de Semar, à l’est d’Alger. «Ceux qui utilisaient le gruyère utilisent désormais le gouda ou bien des fromages de moins bonne qualité», témoigne un grossiste.
Plusieurs autres produits agro-alimentaires, qui ne sont plus autorisés à l’importation, connaissent ces derniers jours une hausse de prix vertigineuse. La flambée varie de 20 à 30%, à l’exemple du pot de 750 grammes de Nutella, la crème de chocolat à tartiner, qui se rapproche aujourd’hui des 1 000 DA (960 DA), alors qu’il était cédé au marché de gros à 660 DA. «En plus du prix exorbitant, nous avons du mal à en trouver», indique le responsable d’un fastfood, proposant également des crêpes et des gaufres nappées de la crème chocolat. Quant à la mayonnaise Lesieur, venue de France, elle est passée de 250 à 340 DA.
Pour rappel, depuis début juillet, plusieurs produits alimentaires et industriels sont soumis aux licences d’importation et donc assujettis aux quotas. L’Association des banques et des établissements financiers (Abef) avait officiellement demandé aux banques commerciales de ne plus domicilier les opérations d’importation de produits comme les sauces préparées. Soupes, potages ou bouillons, sauces préparées (mayonnaise, ketchup, harissa, etc.) ou moutarde préparée figurent dans la longue liste de produits prohibés à l’import. On y trouve aussi pain, pizzas, pâtes alimentaires, fruits secs et arachides, jus de fruits, eaux minérales ou gazéifiées, confitures et marmelades. Par ailleurs, dans la liste des produits non-alimentaires, on trouve, par exemple, les articles de robinetterie, les transformateurs électriques, les briques et tuiles, les tapis, les produits finis en plastique ou les meubles.
A noter que ces restrictions entrent dans le cadre de la volonté de l’Etat de réduire la facture des importations à moins de 30 milliards de dollars au lieu des 35 milliards en 2016. Ainsi le gouvernement ambitionne de mettre fin à la baisse des réserves de changes provoquée par la chute des cours du pétrole depuis 2014.

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