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samedi, 09 décembre 2017 06:00

Innovation : Le prix national revient à une PME de lingettes antimoustiques

Écrit par FAZIL ASMAR
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Les produits innovants proposés cette année par les PME et les inventeurs se distinguent particulièrement par leur qualité, d’après le président de la commission de sélection et d’évaluation du concours de la meilleure invention, Abdelkrim Djelili.

Il a indiqué, jeudi passé lors de la cérémonie de remise du 9e Prix national de l’innovation pour la PME et le 21e Prix de la meilleure innovation, qu’il a été très difficile de procéder à la sélection et d’établir les prix tellement les produits proposés ont un impact important sur l’économie nationale, surtout dans la conjoncture actuelle. Ainsi, c’est l’entreprise ayant mis au point une lingette anti-moustique bio qui a raflé le premier prix du Prix national de l’innovation pour les PME d’une valeur de 100 millions de centimes. Son directeur, Hmimesse Zoheir, a déjà exporté dans trois pays africains et est en négociation avec la firme Amazone.com, spécialisée dans la vente en ligne, ainsi qu’avec une firme française qui exporte dans 14 pays africains.
La PME Ghalem Khelifa est également récompensée, raflant le 2e prix d’une valeur de 80 millions de centimes, pour avoir mis sur le marché des filets industriels, agricoles et de sport traités, antigrêle et ultraviolet. Le 3e prix d’une valeur de 60 millions est attribué à l’entreprise Benmeziane Khelaf qui a inventé une radiocommande de machines industrielles, pouvant couvrir une distance jusqu’à 1 km. La meilleure invention en 2017 est revenue à l’entreprise nationale de géophysique. Cette dernière a travaillé sur un procédé pour l’estimation du carbone organique total. L’université Mohamed-Bouguerra de Boumerdès qui a créé une propriété biocide et caractéristique particulaire nanométrique est classée en 2e position tandis que le laboratoire l’ingénierie mécanique de Biskra gagne le 3e prix pour avoir proposé un procédé rafraîchissant et refroidissant des locaux. Le prix d’encouragement du jury est attribué à l’inventeur Aït el Hadj Ali Mohand qui a créé un appareil de rééducation des mains et des pieds. Lors de cette cérémonie qui clôture la 8e édition du Salon national de l’innovation et qui coïncide avec la Journée nationale de l’innovation, les lauréats ont espéré voir leurs «trouvailles» se transformer en produits commerciaux sur le marché national et même international. Surtout quand il s’agit de produits inédits qui n’existent pas sur le marché mondial. C’est ce que souhaitent aussi d’autres inventeurs qui n’ont pas eu la chance d’être primés. C’est le cas de Houaria Rabah, qui a mis au point un masque à base de plantes naturelles et médicinales pour l’éclaircissement de teint et le traitement de la peau, contre l’acné et les boutons notamment. «Le masque donne d’excellents résultats au bout de trois semaines et est destiné aux hommes aussi. Surtout que ces types de traitement pour homme sont rares sur le marché mondial et inexistants chez nous. Une entreprise m’a déjà contacté pour la commercialisation de mon produit.
J’attends juste l’obtention de mon brevet», souligne-t-elle. Ce qui prend du temps, selon elle. C’est aussi l’avis de l’inventeur Samir Bouras, qui a trouvé une formule pour transformer les déchets de céramiques et de verres, entre autres, en matériaux de construction. «J’en suis à ma septième invention en fait. Je ne fais pas dans le recyclage des déchets mais de la transformation qui économise, en plus, l’électricité. Les matériaux de construction que je produis à base de ces déchets reflètent intensément la lumière de la lune ou bien des véhicules. Ce qui permet l’éclairage des routes qui en sont dénuées», explique-t-il. Cette invention, toutefois, ne semble pas intéresser les investisseurs. «J’ai frappé à toutes les portes. Aucune de mes inventions, qui préservent pourtant l’environnement, ne semble intéresser les investisseurs. Je ne sais plus quoi faire», confie-t-il. Lors de l’inauguration du 8e Salon de l’innovation à Alger, le secrétaire général du ministère de l’Industrie et des Mines avait signalé que les inventeurs et les entreprises d’innovation ne doivent compter que sur eux-mêmes pour la commercialisation de leurs inventions. «Il faut qu’ils apprennent à sortir leurs griffes. Nous, on est là que pour les accompagner, les aider», a-t-il précisé. La micro-entreprise Nouhal Dil, versée dans la literie, ambitionne de mettre sur le marché une couette avec un nouveau design, antiacarien et antiallergique. «Nous avons exporté nos produits en Espagne. Ce qui atteste de la qualité de nos produits. Mais étant une microentreprise, on ne peut pas satisfaire ni la demande nationale ni étrangère. Il y a cinq ans, on a introduit une demande de foncier pour une extension de notre usine. Aucune réponse à ce jour. Que des promesses. Où sont les facilités dont on ne cesse de parler ?», s’interroge-t-il. Abdelkrim Djelili, qui est aussi directeur de l’innovation au ministère de l’Industrie et des Mines, a assuré que les mesures d’accompagnement existent bel et bien, dont ces concours qui contribuent, selon lui, à faire connaître les inventeurs et les PME innovatrices. Il a signalé, par ailleurs, que le ministère chapeaute depuis un an un projet sur la stratégie innovatrice industrielle. Un projet lancé dans le cadre de l’association avec l’UE pour la mise en place du cadre réglementaire de cette stratégie, qui sera appuyée par un système d’informations et d’une formation pour les compétences. Il sera aussi question de créer des pôles de l’innovation dans des secteurs bien précis, tels l’agroalimentaire. L’Organisation mondiale de la propriété industrielle ouvrira, selon lui, un bureau à Alger en 2018 et dans quelques mois, un bureau national de transfert technologique sera créé. 

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