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mardi, 13 février 2018 06:00

Hausse de la production américaine de pétrole : L’Opep avoue son inquiétude !

Écrit par Hakim Ouldb Mohamed
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L’Opep est préoccupée ! Dans son rapport mensuel de janvier, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) dit nourrir de sérieuses craintes quant à la hausse fulgurante de la production américaine.


L’Opep souligne dans son rapport que «la hausse de la production aux États-Unis demeure préoccupante», alors qu’elle tentait depuis fin 2016, en partenariat avec une dizaine de producteurs non-Opep, de rééquilibrer le marché et soutenir les prix par le moyen d’une réduction de la production. Les prévisions de l’Opep sur l’évolution de la production américaine sont pour le moins angoissantes. L’Organisation a revu à la hausse la croissance de l’offre non-Opep pour 2018, croissance qui devrait atteindre 1,40 million de barils par jour (mbj) (contre une croissance de 1,15 mbj attendue le mois dernier), pour atteindre une offre totale moyenne de 59,26 mbj. Les Etats-Unis ont majoritairement contribué à cette révision avec +0,16 mbj, lit-on dans le rapport de l’Opep. C’est une croissance qui prend de cours les pays de l’Opep et leurs partenaires non-Opep, engagés dans un effort de rééquilibrage du marché en réduisant de 1,8 million de barils leur production journalière. Cette coupe a eu pour conséquences une hausse nette des cours durant le second semestre de 2017 et les premières semaines de 2018. Les producteurs privés américains s’y sont néanmoins engouffrés, mettant à profit la remontée des cours pour relancer de plus belle leurs exploitations de pétrole non conventionnel, qui sont redevenues rentables. Quant à l’offre provenant des 14 pays de l’Opep, celle-ci a diminué en janvier de 8000 barils par jour par rapport à décembre 2017. L’Opep a pompé un volume total de 32,30 mbj en janvier. Cette baisse est à mettre sur le compte d’un Venezuela en agonie. En effet, la chute drastique de la production au Venezuela (-47300 b/j), en proie à une crise grave financière et politique, et dans une moindre mesure en Angola, était à l’origine de la baisse de l’offre pétrolière de l’Opep. La production a en revanche augmenté chez les deux plus gros producteurs de l’Organisation, l’Arabie saoudite et l’Irak, ainsi qu’en Libye.
Les performances de ces grosses cylindrées du marché pétrolier mondial ont limité la reprise des cours, puisque ceux-ci ont connu la semaine dernière leur chute la plus spectaculaire en deux ans. Alors que les prix du pétrole étaient «au plus haut en plus de trois ans» fin janvier, selon le rapport de l’Opep qui se félicitait des «efforts de rééquilibrage» et de «la croissance économique soutenue», la dynamique a été brisée la semaine dernière. Le pétrole coté à Londres et à New York a ainsi connu, sur la semaine, sa plus forte chute hebdomadaire en deux ans, pénalisé par la volatilité à Wall Street et la hausse de la production américaine. Le baril de light sweet crude (WTI) et celui de Brent de la mer du Nord ont ainsi perdu respectivement 9,55% et 8,59% sur la semaine, retrouvant leurs niveaux de mi-décembre. Au chapitre de la demande, l’Opep a relevé sa prévision de croissance mondiale à 3,8% en 2018 (+0,1 point), entraînant une révision à la hausse de la demande de pétrole, estimée à 98,60 mbj, soit une croissance de 1,59 mbj sur l’année. Qu’on le veuille ou pas, le plus gros foyer d’inquiétude se situe aux Etats-Unis, où l’évolution de la production risque sérieusement de compromettre les efforts de rééquilibrage. Mais pas seulement. La décision prise par la Maison-Blanche de vendre 100 millions de barils de pétrole des réserves stratégiques des Etats-Unis d’ici à 2027 pourrait provoquer de sérieux dégâts sur le marché. Avec les ventes décidées l’année dernière, le volume des réserves qui seront écoulées sur le marché d’ici à 2027 s’élève à 303 millions de barils, soit 45% des stocks stratégiques actuels, estimés à près de 700 millions de barils. Une telle décision pourrait avoir des conséquences désastreuses sur le marché pétrolier mondial. Les cours du brut pourraient amorcer une nouvelle chute drastique à laquelle nombre de pays ne résisteront pas, notamment les économies dépendant essentiellement des recettes pétrolières. 

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