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lundi, 17 juillet 2017 06:00

Mila/Baccalauréat « spécial » : Les retardataires font de leur mieux

Écrit par ZAOUI ABDERAOUF
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2 163 candidats libres et scolarisés, encadrés par 437 enseignants des trois cycles et 7 psychologues, répartis sur 7 centres d’examen à Mila, chef-lieu de wilaya, passent normalement, depuis jeudi, les épreuves du baccalauréat spécial. Sont-ils tous présents ?


Un candidat libre que nous avons abordé à sa sortie du centre, le premier jour de l’examen, nous a avoué que dans la salle de classe où il a composé, ils n’étaient que trois à avoir répondu à l’appel. Les salles mitoyennes étaient également à moitié vides, a-t-il tenu à préciser.
Le même candidat, rencontré le deuxième jour des épreuves, nous a informés qu’il a été procédé au regroupement de plusieurs candidats de différentes salles dans une seule afin de combler les vides créés par les absences. Y aurait-il trop d’absents ? Les absences ne gênent nullement la bonne marche de l’examen et tout va pour le mieux avons-nous constaté. Mais pourquoi s’acharne-t-on à critiquer cette session ? Faut-il croire que la tenue d’une session spéciale à l’intention des retardataires et des absents, décidée par la tutelle sur instruction du premier magistrat du pays, est une grosse erreur ? Libre à chacun de penser ce qu’il veut mais, toujours est-il que la majorité des candidats, et surtout les parents, touchés par cette décision, la jugent juste et équitable car elle permet à tous les absents et exclus d’avoir la chance, pourquoi pas, de décrocher ce sésame qui ouvre les portes de l’université ou d’une quelconque promotion dans la vie professionnelle. Tous saluent la décision présidentielle. Les présents étaient tout heureux. La joie se lisait sur leurs visages. Ces derniers ne sont pas venus pour passer le temps ou s’amuser mais pour avoir leurs diplômes et ils le montrent clairement.
Plusieurs absents de la première session ont subi les épreuves des deux premiers jours. Cela prouve, on ne peut mieux, que leur absence lors de la première session était recevable et excusable. Chacun est libre de se présenter ou non à un examen officiel, aucune loi ne l’y oblige. Alors à quoi bon continuer d’accuser la tutelle et blâmer les absents. Le baccalauréat se déroule dans de très bonnes conditions et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Instaurer une deuxième session l’année prochaine (2018) pour tous les recalés serait le meilleur des cadeaux que pourrait offrir le ministère de l’Education nationale aux candidats et à leurs parents. L’appel est lancé, sera-t-il entendu ? Des absences et des abandons, il y en aura encore mais cela ne gênera nullement le bon déroulement des épreuves de ce baccalauréat « spécial ». n

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