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mercredi, 13 septembre 2017 06:00

Annaba : Crise de l’eau persistante et situation critique

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La crise sévère que vit la wilaya d’Annaba depuis plus d’un mois, en matière d’approvisionnement en eau potable, se traduit chaque jour par des manifestations et des protestations de citoyens dressant des barrages un peu partout à travers la ville.
Avant-hier, c’était la RN16, voie vitale reliant Annaba à Guelma, Souk-Ahras et Tébessa

, qui a été fermée à la circulation vers 20H30 par les habitants de la localité d’El Bouni, à 5 km du chef-lieu de wilaya. Sur la double voie, les automobilistes ont dû rebrousser chemin, bravant le sens interdit, pour faire un grand détour en empruntant la RN44 via le nouveau pont reliant la ville à la cité Seybouse, pour ensuite pénétrer sur la RN16, une dizaine de kilomètres plus loin. Les habitants protestaient ainsi contre la pénurie d’eau qui s’est installée dans la durée privant les foyers de ce liquide vital pendant plus d’une semaine. Les citernes affectées à la distribution dans les quartiers n’étant pas suffisantes, les citoyens, armés de bidons et de jerricans, se déplacent sur des kilomètres pour s’approvisionner, ceux bien sûr qui disposent de véhicules. Les autres se débrouillent comme ils peuvent en achetant des bidons de  5 litres au prix fort. Cette pénurie a fait le bonheur des vendeurs de citernes cédées à  3 000 DA, une eau trouble, puisée dans l’oued Seybouse très pollué ou dans des mares stagnantes, avec tout ce que cela suppose comme risques pour la santé. Des risques que les habitants prennent pourvu qu’ils aient au moins de quoi se laver en attendant que la situation s’améliore.  Mais, apparemment, la situation s’aggrave et certains quartiers et cités de la ville ne sont approvisionnés que tous les huit à neuf jours. Ce qui provoque la colère des gens qui recourent souvent aux protestations violentes. La localité de Sidi Amar, située à quelque 8 km au sud-est d’Annaba, en souffre le plus. Des quartiers ne sont approvisionnés qu’une fois tous les dix jours, comme c’est le cas de la cité communément appelée « El Akrad », dont les habitants s’insurgent en barrant la rue principale à quelques mètres du siège de l’APC. Ce rationnement, qualifié d’inique par les citoyens, irrite au plus haut point. «Il y a des quartiers en ville qui sont approvisionnés un jour sur deux, d’autres un sur trois, alors que nous, on nous a oubliés. Peut-être que considérés comme étant des citoyens de seconde zone », nous a confié un habitant. Selon les responsables, tout a été mis en œuvre pour juguler la crise, en réactivant d’anciens forages et en créant cinq autres nouveaux. « Il faudra du temps pour qu’ils soient opérationnels », nous a déclaré le président de l’APC de Sidi Amar. « La population doit comprendre que ce n’est pas possible d’approvisionner tout le monde en même temps. La situation ira s’améliorant d’ici quelques jours et la pénurie se fera moins sentir avec un programme de distribution qui satisfera tout le monde », précise-t-il. Le barrage d’Echeffia (dans la wilaya d’El Tarf) qui alimente Annaba est envasé, les quantités stockées ne sont pas exploitables. Sur les 21 millions de mètres cubes ne sont disponibles que 3 millions. De quoi tenir à peine trois  mois et si les pluies tardent, ce sera une catastrophe. Régler définitivement cette crise est subordonné à la réalisation d’une usine de dessalement d’eau de mer. Cela mettrait à l’abri du besoin les quelque 700 000 habitants de la wilaya répartis sur les 12 communes. Le projet avait été évoqué en 2006 par la Direction de l’hydraulique dont le responsable de l’époque, Ali Hammam, avait soulevé la question et même initié une étude de faisabilité visant à implanter la dite usine à Sidi Salem, une localité côtière distante d’à peine 10 kilomètres du chef-lieu de wilaya. Mais le projet était passé à la trappe et depuis, on n’en a plus entendu parler.

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