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Reporters

La wilaya de Guelma abrite, du 15 au 20 du mois en cours, au Théâtre régional Mahmoud-Triki, au centre-ville, le Festival du théâtre professionnel. Comme la majorité des villes algériennes, Guelma est touchée par la « pauvreté » culturelle et ce festival constitue un véritable événement pour tout l’Est du pays et qui attire non seulement les habitants de cette ville, mais également ceux des autres wilayas, comme Annaba, Constantine, Skikda, Sétif, Batna et même Alger. Cependant, au quatrième jour du festival, nous avons rencontré quelques artistes venus de l’Algérie profonde. « Nous avons été très mal pris en charge. Des participants ont été entassés, parfois jusqu’à six, dans une même chambre dans une auberge, à Dar Al Mouâlim et au complexe thermal de Hammam Ouled Ali, sous l’œil des responsables du secteur de la culture. Quant à la nourriture, à l’eau et au transport, il ne faut même pas en parler », se plaignent les artistes qui sont revenus à l’antique ville romaine de Calama pour la participation au festival local du théâtre professionnel. Ils promettent toutefois de faire des révélations très graves dans les jours à venir sur ce qui s’est passé à Guelma. Les artistes que nous avons rencontrés dans notre bureau parlent aussi «de mauvaise organisation». La salle du Théâtre régional Mahmoud-Triki où ils se sont produits était quasiment vide, selon eux, bien qu’elle soit située en ville. L’information n’a pas bien circulé, d’après nos interlocuteurs. Rappelons, que de nombreuses troupes ont pris part à cette compétition pour décrocher un billet au Festival culturel national du théâtre professionnel d’Alger. Il s’agit de la coopérative Le Masque pour les arts dramatiques de Guelma avec une pièce intitulée Hadjra fessebat, l’association culturelle des arts dramatiques Le Cri de Tamanrasset avec son spectacle Arafaâ, la coopérative culturelle Canevas de Bordj Bou Arréridj avec Laylat i’dam, l’association Miroirs avec Qissatou Bachar, l’association Al Beliri pour les arts dramatiques de Constantine avec sa pièce Ana, aâyali oua chitane, et, enfin, la coopérative culturelle Anis de Sétif qui présentera Heure zéro. En plus de ces spectacles, le programme de cette édition comprend également des spectacles de théâtre de rue, avec la coopérative culturelle Arc-en-ciel qui présentera des spectacles au niveau des places publiques, entre autres, la place 8-Mai-1945, la place Mustapha-Seraïdi, la place des Frères-Rahabi, la place Emir-Abdelkader… Ce programme de proximité est aussi prévu au niveau des 34 communes de la wilaya, avec la participation de la coopérative Biskra Arts qui jouera sa pièce Don Quichotte, la troupe Tadmia d’Illizi donnera deux représentations de Sarkhat nadam à Ben Djarah et Lekhzara. Des conférences ont été données jusque-là ayant pour thème générique «Les textes du créateur théâtral M’hamed Benguettaf, entre le local et l’universel ». Ces tables rondes, abritées du 16 au 19 mars par la salle de cinéma Le Triomphe, ont été animées par des spécialistes du 4e art, à savoir Samir Bouanani, Cherif Ledraâ, Kamel Bendimered et Mohamed Boukeras.n
Dans le domaine de la santé publique, la maternité a de tout temps posé problème à Sétif. Outre celui du manque de gynécologues, la structure hospitalière de gynécologie obstétrique, néonatologie et grossesses à haut risque (GHR) n’offre plus rien à ses patients. Trois patientes entassées dans un même lit, conditions d’hygiène catastrophiques, en somme une prise en charge médicale qui laisse à désirer. Près de 15 000 accouchements sont relevés par an, selon les dernières statistiques, en sus du nombre très élevé des césariennes, une carence comblée par la mission chinoise comme solution d’urgence dans un premier temps, mais au lendemain du départ des coopérants étrangers le problème des ressources humaines se repose avec acuité. Dans ce domaine, les cliniques privées font le plein, et même avec la prise en charge « onéreuse », le citoyen se plie aux exigences financières afin de contourner l’impasse du secteur public. Les quelques sages-femmes de la maternité questionnées rétorquent que c’est la pression « insoutenable » que subit l’établissement qui est à la source de la désuétude du service. En fait, renseignement pris, les patientes de pas moins de six wilayas limitrophes y sont accueillies, en sus des vingt daïras et des soixante communes que compte la wilaya. Du côté de l’administration, l’éradication « à jamais » du problème passe inévitablement par la réalisation d’un véritable projet qui se prête à l’importance du service de gynécologie obstétrique, néonatologie et grossesses à haut risque (GHR), mais sans pour autant occulter les services de pédiatrie et chirurgie infantile, des services placés sous la même enseigne de la solution d’urgence. Les pouvoirs publics ont décidé de transformer alors le projet de construction d’un hôpital de gériatrie de 120 lits sur le plateau El Bez en un hôpital mère-enfant d’une capacité d’accueil de 208 lits. Il s’agit d’une structure grandiose qui devait voir le jour fin 2009. Plus de 5 années après et contre vents et marées, on entend que cet hôpital ouvrira quand même « partiellement » certains services, comme les consultations gynécologiques, pédiatriques et infantiles, selon les informations recueillies de sources hospitalières à la veille de la visite imminente du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière que les responsables locaux attendent de pied ferme au moment où les préparatifs se font d’arrache pied sur le terrain. «La date de la venue du ministre n’est pas annoncée, mais nous savons qu’elle est imminente», nous spécifie-t-on du côté de la direction de la santé. Pour rappel, la dernière visite du chef du gouvernement en octobre 2013 avait pris l’allure de cérémonie d’inauguration de la nouvelle structure mère et enfant aux yeux de la délégation ministérielle, cependant il n’en est rien après son départ. Il faudrait donc compter sur la venue du premier responsable du secteur de la santé à Sétif dans les tout prochains jours afin de dissiper tous les doutes qui planaient depuis longtemps sur l’ouverture de l’hôpital mère et enfant. n
494 981 électeurs, dont 10 028 nouveaux, se rendront le 17 avril dans les 1191 bureaux de vote des 361 centres réquisitionnés pour la circonstance. La wilaya de Mila a pris toutes les dispositions nécessaires pour faire de ce rendez-vous électoral une véritable réussite. Qui de Abdelaziz Bouteflika, Abdelaziz Belaïd, Ali Benflis, Louisa Hanoune, Moussa Touati et Fawzi Rebaïne, les six candidats à la magistrature suprême retenus par le Conseil constitutionnel, aura les faveurs des habitants de la wilaya de Mila en particulier et du peuple algérien en général ? A l’issue du scrutin, un seul en sortira vainqueur. Y aura-t-il un deuxième tour ? Aussi, les supputations et les rumeurs qui se font et défont dans la rue et les cafés ne sont que pures spéculations. La plupart croit dur comme fer que les jeux sont déjà faits et que le président est connu d’avance. D’autres ne l’entendent pas de cette oreille et jurent que la surprise sera de taille le 17 avril. Le citoyen lambda semble, quant à lui, totalement «hors champ», il ne croit plus en rien, seul ne pas mourir de faim occupe son esprit. Des votants, il y en aura et beaucoup. Ainsi, Amar, un fonctionnaire, dit éprouver une sensation de fierté en allant au bureau de poste choisir son candidat. C’est pour lui un acte de citoyenneté avéré et il en est fier. Des Amar, il y en a et par milliers. Des citoyens votent tout bonnement pour voir apposée sur leurs cartes d’électeur la mention «A voté le 17 avril 2014» de peur de perdre leurs droits, comme la rumeur infondée le leur laisse croire. Participer, c’est faire entendre sa voix et faire son choix. Ne pas participer, c’est approuver le choix des autres, à leur grand bonheur. Boycotter, c’est également permettre aux autres de donner libre cours à leurs ardeurs et de gagner sans combattre. D’ici le 17 avril, beaucoup d’eau coulera sous les ponts. Aussi, il faut s’attendre à toutes les surprises possibles. Le peuple algérien a toujours été imprévisible dans ses décisions. Pourvu qu’elles aillent dans le bien du peuple et de l’Algérie. n
L’économie chinoise vient de réaliser un nouvel exploit. Mais cette fois-ci dans le secteur de l’industrie militaire et l’exportation de l’armement et l’équipement militaire. Traditionnellement, ce sont les Etats-Unis d’Amérique, la Russie, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France qui s’imposent sur la pyramide mondiale du commerce d’arme. Selon un nouveau rapport que vient de rendre public l’Institut international de recherche sur la paix (Sipri) de Stockholm, les pays d'Asie et du Golfe Persique ont été les principaux importateurs d'armes de 2009 à 2013, alors que la Chine a consolidé sa position de grand exportateur. Le rapport du Sipri précise que les exportations de la chine vers l’Afrique en équipement militaire ont augmenté de 53%. Les fournitures chinoises sont destinées essentiellement à l’Algérie, le Maroc et le Soudan qui s’imposent en principaux acheteurs africains de l’équipement militaire chinois. La chine vient ainsi bouleverser l’exclusivité en la matière jusqu’ici inébranlable des plus grands exportateurs d’armes. Alors qu’elle était, il y a quelques années seulement, un des grands importateurs d’armes. Durant la période 2009-2013, la Chine, le Pakistan, les Emirats arabes unis et l'Arabie saoudite ont été déclassés par l’Inde qui s’impose sur le podium des plus grands acheteurs d’armes de la région Asie-Golfe persique. Ces pays ont représenté 32% du total de l’armement acheté pendant la même période de référence, indique le dernier rapport de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), publié le 17 mars dernier. Les transferts internationaux d'armes majeurs ont augmenté de 14% durant les cinq années précédentes, se réfère-t-on au même document. «L’offre d’armes chinoise, russe et américaine à l'Asie du Sud est motivée par des considérations économiques et politiques», a déclaré Siemon Wezeman, auteur du rapport. Plus explicite encore : « La Chine et les Etats-Unis en particulier semblent mettre à profit leurs livraisons d'armes à l’Asie pour renforcer leur influence dans la région. » La Chine, qui fait du marché asiatique et africain des relais de croissance à son industrie militaire, a déclassé, il y a un an le Royaume-Uni en s’insérant dans le Top 5 des plus grands exportateurs mondiaux d'armes. Il vient de déclasser, cette fois-ci, la France en arrivant au quatrième rang mondial des plus grands exportateurs d’armes, si l’on tient compte des informations rapportées dans le rapport de Sipri. L’Allemagne a conservé la troisième place, tandis que les Etats-Unis et la Russie réunis continuent d'exporter plus de la moitié des armes mondiales. Au palmarès des plus grands acheteurs de la période 2009-2013 figurent surtout l’Inde qui a doublé sa part des importations, le Pakistan dont la part est passée de 2 à 5%. Les exportations américaines pendant la même période se composaient essentiellement d’avions de combat, tandis que la Russie livrait des navires, dont un porte-avions vendu à l'Inde et un seul sous-marin nucléaire exporté pendant la période. L'Allemagne est restée le premier exportateur de sous-marins avec, au tableau, 650 unités livrées, devancée seulement par la Russie.n
dkTrêve électorale ! Les ex-gardes communaux ont décidé d’arrêter pendant la campagne électorale toute action de rue pour réclamer leurs droits socioprofessionnels. Il s’agit, selon cette organisation parmi les plus pugnaces sur le front social, d’éviter tout risque de « manipulation politique » et toute action susceptible de créer des dérapages pendant cette période politique particulière. Trêve électorale ! Les ex-gardes communaux ont décidé d’arrêter pendant la campagne électorale toute action de rue pour réclamer leurs droits socioprofessionnels. Il s’agit, selon cette organisation parmi les plus pugnaces sur le front social, d’éviter tout risque de « manipulation politique » et toute action susceptible de créer des dérapages pendant cette période politique particulière. La décision des ex-gardes communaux de décréter une pause dans leurs revendications a été annoncée hier à Alger. Elle a été motivée, lors du forum du quotidien El Wassat, qui a accueilli ses leaders pour une conférence-débat, par la crainte de « dépassements » et de « déviations » de l’objet principal de leur mouvement. Elle vient surtout trancher un vif débat au cours duquel les membres de ce corps ont paru pendant des semaines divisés sur la conduite à tenir par rapport à l’agenda électoral du pays. Certains étaient partants pour faire de l’élection présidentielle une opportunité pour faire entendre leurs voix et faire pression sur les pouvoirs publics. D’autres, en revanche, craignaient que leurs troupes ne fassent l’objet d’exploitation politicienne susceptible d’ajouter à l’effervescence actuelle. Pour rappel, la garde communale a vu le jour en 1994 comme force d’appoint et a joué un rôle important dans la lutte contre les groupes islamistes armés. Après 16 ans de bons et loyaux services, elle est officiellement dissoute le 31 octobre 2012 avec, pour ses membres, trois alternatives : le départ volontaire à la retraite, l’intégration à l’ANP de ses troupes en tant qu’auxiliaires, la reconversion en agents de sécurité dans des entités économiques ou administratives publiques. Depuis, leurs problèmes demeurent toujours posés, en particulier pour ceux qui n’ont pas été mis à la retraite ni intégrés à l’ANP. Certains d’entre eux veulent une reconnaissance politique. M. Lahlou, figure importante du mouvement et représentant du détachement de Bouira, appelle à la création d’un haut commissariat des victimes de la décennie noire afin de « garantir » une protection totale de ces personnes qui ont payé un lourd tribut pendant les années du terrorisme. Depuis 2011, les ex-gardes communaux réclament un statut de reconnaissance nationale (65 % des effectifs ont une ancienneté de 16 ans), notamment une hausse des salaires (le salaire actuel de chaque garde communal ne dépasse pas les 14 000 DA) et des « indemnités de service » à l’instar de tous les autres corps de sécurité. Les protestataires exigent que cette augmentation soit applicable rétroactivement à partir de 1994, date de la création de cette unité et l’intégration dans les rangs de la gendarmerie ou de la police.
En France, la communauté algérienne est prise en otage entre, d’un côté, les autorités qui mettent tout en place afin d’assurer la tenue de l’élection présidentielle d’avril prochain, et, de l’autre, les anti-4e mandat qui battent le pavé en divers points. Ce samedi, ces derniers organisent un nouveau rassemblement à Paris et dans les principales agglomérations pour contester ce qu’ils qualifient de « mascarade électorale ». Depuis l’ancienne puissance coloniale, la campagne pour l’élection présidentielle d’avril prochain est suivie avec attention par la communauté nationale établie dans ce pays. A Paris, Lyon, Marseille, Lille ou de plus petites agglomérations telles que Dijon ou Angoulême, le constat est sensiblement le même. On suit ce qui se passe en Algérie, même si on n’est pas sûr d’aller voter. Et ce, malgré les moyens qui seront mis en place par les services consulaires. Et dans les principales villes de France, ça bouge de plus en plus. En effet, les Algériens sont de plus en plus nombreux à s’afficher à l’occasion de marches et de rassemblements organisés généralement le samedi dans les principales villes françaises. Ce samedi, un rassemblement se tiendra à Paris, place de la République et ailleurs, organisé par le collectif Dynamique citoyenne algérienne en France, dont l’un des principaux animateurs est Yougourthen Ayad, par ailleurs en contact régulier avec le mouvement Barakat à Alger. Il revendique ce rassemblement comme étant avant tout « une action citoyenne » en vue de rassembler tous les Algériens établis de l’autre côté de la Méditerranée. Lui-même est très impliqué à travers ce qui se passe dans notre pays depuis de nombreuses années. Et il n’en est pas à sa première action, puisque, en tant que membre d’un autre collectif, l’Association des Algériens des deux rives, il a déjà organisé divers rassemblements devant l’ambassade ou le consulat général. Le but du rassemblement de ce samedi est donc, pour les organisateurs, de réunir l’ensemble de la communauté nationale contre ce qu’ils qualifient de « mascarade ». Non seulement à Paris, mais aussi à Lyon ou à Marseille, on s’active pour que ce samedi 22 mars reste dans les annales de la communauté algérienne établie en France. <
La marche des droits, qui devait avoir lieu hier dans la ville de Batna, à l’initiative du mouvement Nasr Awras Amokran, s’est transformée en simple sit-in devant la stèle du moudjahid Hadj Lakhdar, a-t-on appris d’une source locale. Celle-ci précise que les services de sécurité ont tout fait pour cette marche n’ait pas lieu. « Des centaines de policiers ont pris position dans les principales rues de la ville et à l’université pour empêcher les gens de prendre part à la marche », a-t-elle affirmé. Pour éviter des affrontements avec la police, les initiateurs de l’action se sont contentés d’un sit-in devant la stèle du moudjahid Hadj Lakhdar. Deux étudiants, selon la même source, ont été arrêtés par les services de sécurité à l’intérieur de l’établissement supérieur lorsque des universitaires tentaient de sortir dans la rue pour rejoindre la marche. A la fin du sit-in, le mouvement a rendu public un communiqué dans lequel il dénonce l’interdiction de son action et dévoile sa plateforme de revendications. Dans cette dernière, il réclame des poursuites en justice contre Abdelmalek Sellal pour injure raciste, la valorisation de la dimension amazighe de la région, la mise en valeur des nombreux sites archéologiques dont la région des Aurès regorge, et leur classement en vue d’une meilleure prise en charge, à l’image d’Imedghacen, Ksar Dyhia (Baghaï), Bir Dihya (Bir El Ater), et l’obligation et la généralisation de l’enseignement de tamazight dans tous les paliers scolaires à travers le grand Aurès et l’abrogation de la contrainte du préalable social. De plus, Nasr Awras Amokran demande une meilleure prise en charge de la culture chaouie en mettant fin à ce qu’il appelle « la politique de folklorisation », et ce, en encourageant l’édition et la commercialisation des livres en tamazight. Sur le plan social, le mouvement, qui se dit représentant des Chaouis, revendique un programme de prise en charge médicale pour les malades de la silicose (Tkout première au niveau national dans le nombre de malades), l’hépatite C (Tazoughaght étant la première au niveau national dans le nombre de malades également) et les différents types de cancers, dont Sétif et Batna sont dans le peloton de tête du nombre de cas enregistrés. En ce qui concerne l’élection présidentielle, le jeune mouvement appelle les habitants de la région au boycott du scrutin du 17 avril et dénonce toutes les manipulations électoralistes qui « attisent la discorde entre Algériens et exprime sa solidarité avec ses frères dans la vallée du Mzab ». Toujours dans les Aurès, plus précisément à Khenchela, des dizaines de jeunes ont tenu un sit-in devant la stèle d’Abbas Laghrour pour dénoncer ce qu’ils appellent les « atteintes graves à leur dignité ». Ils ont exprimé aussi leur rejet des excuses exprimées par Sellal.
Hier, les universitaires de Bouzaréah sont de nouveau montés au créneau pour « dénoncer le système », en appelant à la mobilisation de l’ensemble des acteurs de la société pour « une Algérie démocratique ». Lors du sit-in tenu à la sortie de l’Université Bouzaréah 2, suite à une réunion organisée à l’amphithéâtre Malek-Bennabi, qui a été interdite à la presse par les vigiles de l’établissement, les enseignants semblent, à travers les discours prononcés, déterminés à inscrire leur mouvement dans la durée. Lors de son intervention, Mme Khaloua Taleb Ibrahimi a soutenu que « c’est la deuxième étape de la mobilisation, après le deuxième appel à la communauté universitaire algérienne. Nous avons tenu une conférence où des collègues ont présenté leurs points de vue dans l’analyse de la situation politique, à partir d’un lieu symbolique, qui est l’université. Nous sommes des universitaires, nous essayons de mobiliser la communauté afin de participer à un mouvement qui permet à l’Algérie d’accéder à une autre alternative, à une autre République, et une citoyenneté pour tous les Algériens, femmes et hommes, jeunes et vieux. Notre rôle est un rôle d’alerte, de vigilance, pour construire un combat pour une Algérie démocratique, égalitaire et juste pour tous les Algériens ». De son côté, la sociologue Fatima Oussedik a précisé que « nous (universitaires, ndlr) avons fait un état des lieux, nous avons observé les fragilités du pays : fragilité aux frontières, fragilité à l’intérieur, faiblesse des institutions, affaissement de notre institution, de l’université, et c’est à ce titre que nous avons pris la parole, et nous considérons que cet état des lieux est le fruit du fonctionnement du système, de l’état du système. Nous avons pris la mesure d’un blocage historique, d’un blocage politique, et c’est à ce titre que nous appelons d’abord les universitaires, mais aussi l’ensemble du pays, à un sursaut de façon à ce que nous ne soyons plus en danger comme on nous le dit tous les jours, parce que nous avons pris la mesure que ce n’est pas le chaos ou nous, mais c’est le chaos et nous ». D’autres intervenants, comme Mustapha Madi, Nacer Djabi, également sociologues, et Omar Boussaha, philosophe, ont martelé leur ras-le-bol de la situation qui prévaut dans le pays, une situation qu’ils estiment « porteuse de danger pour le devenir de l’Algérie ». <
Au total, ce sont près de 10 000 policiers et gendarmes qui ont été déployés hier dans la wilaya de Ghardaïa, en proie à une spirale de violences, au moment où l’enquête diligentée par la police judiciaire afin d’élucider les raisons du décès de trois personnes samedi dernier, survenu lors d’affrontements entre communautés Mozabites et Chaambas, n’a pas encore livré ses conclusions. Depuis le début de la semaine dernière, un nouveau cycle d’affrontements sème un vent de tension chez la population, à tel point que beaucoup de commerçants ont décidé dernièrement de déserter les lieux et de partir s’installer un peu plus au nord, dans les wilayas limitrophes, laissant derrière eux plus de 200 personnes blessées, auxquelles s’ajoutent des centaines de magasins brûlés ou saccagés. Entre décembre et février, les heurts avaient déjà fait quatre morts parmi les Mozabites (une minorité berbère) et plus de 200 blessés. La ville de Ghardaïa, qui compte 400 000 habitants, dont quelque 300 000 Mozabites, est aussi sous la surveillance d’un hélicoptère. Les artères de la ville, les grandes rues ainsi que les principales places de cette cité touristique, célèbre en particulier pour son marché millénaire de bijoux, tapis et cuirs, n’est plus capable d’offrir autre chose qu’un spectacle de désolation, à voir tous ces locaux commerciaux fermés, brûlés ou encore noirs de suie. Episodiquement, des échauffourées éclatent, particulièrement dans le quartier mixte de Hadj-Messaoud, là même où sont morts les trois jeunes samedi soir. Dans un témoignage rapporté par l’AFP, Aïssa, un Mozabite, ne renverra pas sa fille au lycée où elle a été frappée. « Choquée par ce qui lui est arrivé, ma fille refuse de retourner à l’école, explique-t-il. En classe de baccalauréat cette année, comment peut-elle se concentrer dans ces conditions ? », s’inquiète-t-il. En revanche, dans les familles des trois victimes enterrées lundi dernier, la douleur est « poignante ». Le père de l’une d’entre elles réclame justice. «Ce que nous voulons, c’est la mort du tueur de notre fils», Taleb Ahmed Abdelaziz, lance l’homme de 70 ans. Lorsque le Premier ministre par intérim Youcef Yousfi s’était rendu dimanche dernier à Ghardaïa, en compagnie du ministre de l’Intérieur Tayeb Belaïz, la « promesse » a été faite de retrouver les coupables. Plus récemment encore, la Direction générale de la sûreté nationale, par la voix de son directeur de la communication et des relations publiques, le commissaire divisionnaire Djilali Boudalia, avait affirmé que « tous les crimes commis dans la wilaya de Ghardaïa dans le champ de compétence de la Sûreté nationale ont été élucidés à 100% et les auteurs de ces forfaits punis ». Il avait également révélé que le directeur général de la police nationale, le général-major Abdelghani Hamel, qui a lui-même décidé de dépêcher une équipe de criminologues du laboratoire central de la DGSN, suit en personne la situation sécuritaire dans cette ville, qui vit actuellement un calme précaire. Tous les quartiers dits mixtes, que se partagent Chaambas et Mozabites, sont touchés par une vague de violences sporadiques, qui risquent une récidive à tout moment ; à la moindre étincelle qui pourrait encore alimenter le brasier ghardaoui. Rappelons que le tribunal correctionnel près la cour de Ghardaïa a prononcé mardi des peines allant de trois (3) à 18 mois de prison ferme à l’encontre de dix personnes impliquées dans les événements qu’a connus Ghardaïa dernièrement.
BelaidAbdelazizMettant à profit la journée commémorative de la signature des Accords d’Evian, le candidat à la prochaine présidentielle et non moins président du Front El Moustaqbal, Abdelaziz Belaïd, a animé, hier, une conférence de presse au siège de sa permanence nationale, à Alger. Il veut construire son programme électoral autour de la jeunesse et sur la génération post-indépendance. Le plus jeune candidat (51 ans) à la présidence de la République, pour la première fois, s’est montré très optimiste quant à la transparence des élections. « Je crois à la transparence des élections et même à mon arrivée à la présidence de la République», a-t-il déclaré d’emblée à l’ouverture de l’une de ses premières sorties médiatiques consacrées à la présidentielle à venir, avant d’ajouter : «Le contexte des élections de 2014 n’est plus le même que celui de 2004. » Et d’expliquer son propos : « Actuellement, les jeunes Algériens sont plus conscients qu’avant grâce aux réseaux sociaux. » Il a estimé que la participation du peuple algérien à cette élection prouvera « sa conscience ». En cas de dépassements, M. Belaïd a laissé entendre qu’il réservera sa réaction ou les actions qu’il compte mener en affirmant simplement « chaque chose en son temps». «S’il y a de la fraude électorale, on saura quoi dire à ce moment», a-t-il souligné. En parallèle, le candidat appelle à chasser des esprits les idées pessimistes. « Tout est possible ! Avec la volonté, nous fêterons ces élections le 18 avril prochain et nous donnerons de l’espoir à la jeunesse », a-t-il dit. Dans le chapitre lié à son programme électoral, M. Belaïd avertit que ce dernier «n’est pas inscrit dans le marbre» et il est apte à le réajuster si le contexte l’impose. D’autre part, et en réponse à une question sur les raisons qui l’ont poussé à prendre ses distances vis-à-vis du candidat Ali Benflis, qu’il avait soutenu en 2004, M. Belaïd a expliqué qu’en 2004, il était membre du Comité central du FLN, ce qui, en tant que tel, l’« oblige à soutenir le secrétaire général du parti». «L’éthique politique nous a obligés à suivre le secrétaire général du parti. Au parti, c’est la discipline », poursuit-il. Et en 2014, pour lui, « tout a changé ». A commencer, indique-t-il, par la création du parti Front El Moustaqbal. « On a créé notre parti, et sa base militante, constituée de membres issus de tout le territoire national, m’a confié cette mission», explique-t-il encore. Invité à commenter l’actualité nationale, marquée notamment par les événements de Ghardaïa, l’ancien secrétaire général de l’Unea et de l’Unja propose «un dialogue réel avec les jeunes», et non avec «les notables», et ce, pour ramener la paix dans la région. «Si on veut une solution à ces problèmes, on doit négocier directement avec les jeunes. Mais la réalité n’est plus la même, car nos responsables le font juste avec les notables», dit-il avant d’ajouter : «Les fruits des élections législatives sont là ! Où sont les élus du peuple ? S’il y avait vraiment les élus de Ghardaïa, ils auraient pu négocier avec les jeunes et régler ce problème définitivement. Malheureusement, ils n’ont pas de représentativité.» Pour le cas de «Barakat», il a affirmé que « les citoyens ont le droit à la contestation», car, selon lui, «la Constitution leur a réservé ce droit», tout en éloignant «la main étrangère» dans ces protestations. Quant à la scène politique nationale, caractérisée par le retour du duo Belkhadem-Ouyahia, le candidat M. Belaïd a estimé que si les lois du pays leur permettent d’intervenir dans le paysage politique national, à quelque niveau que ce soit, «leur retour peut poser un problème d’éthique politique», l’imputant à un «changement de tactique» plutôt qu’un «changement de stratégie ». <

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