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jeudi, 16 février 2017 06:00

Du 18 février au 9 mars à la galerie Ezzoua’art à Alger : Hind Oufriha expose «El Harba wine»

Écrit par  Khedidja Arras
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Le vernissage de l’exposition de photographies, installation et objets inédits, «El Harba wine», de Hind Oufriha est prévu ce samedi 18 février 2017 à 15 heures à la galerie Ezzou’Art (2e étage du Centre commercial et de loisirs de Bab Ezzouar, Alger).

HINDPréférant l’appellation d’«artiste visuelle», Hind Oufriha souligne à propos de son travail, qui sera visible à la galerie jusqu’au 9 mars prochain, qu’il est «à lire dans l’ensemble, comme une histoire, entre réel, tragédie et un soupçon de fiction. Bien que l’exigence esthétique soit un minimum requis pour mes photos, cela ne constitue pas une priorité pour moi, mon travail engagé n’a pas pour but de montrer des photos cartes postales du désert, mais de dénoncer, modestement, l’état malfaisant qui caractérise actuellement notre pays, fait de laxisme et de rejet de soi et de l’autre....».
Le travail qui sera présenté ce samedi prend le pendant de l’exposition de l’artiste datant de 2015 intitulée «Entre deux», et ce, «pour élargir sur un plan géographique le champ de nos failles», comme elle le souligne dans le texte de présentation de cette exposition, qui a eu pour point de départ un passeport déchiré retrouvé dans le désert. En effet, «le moteur déclencheur de cette expo est assurément ce petit bout de passeport algérien découvert enfoui dans le sable à Ouargla. Cette relique entre les mains, j’ai tenté comme le petit poucet de remonter le fil pour atteindre l’endroit où est parti l’homme jusqu’à sa «déperdition». Laisser choir cette partie de nous-mêmes relevait de l’impensable», indique l’artiste visuelle. Interpellée par cette «relique», Hind Oufriha interroge trois «fatalités» : «abandonner son identité, son humanité et enfin ses enfants sans jamais se retourner» dans «El Harba Wine», et ce, dans «le but de percevoir ce qui se dégage de cette unité triangulaire».
Après Ouargla, la photographe se rendra à Hassi Messaoud pour prolonger son travail. Journaliste culturel depuis 1999, Hind Oufriha est aussi attachée de presse et artiste visuel. De part son métier qui l’a fait pénétrer d’office dans le monde artistico-culturel. Elle n’a jamais oublié ses passions comme la poésie, qu’elle exercera lors d’ateliers d’écriture divers. Amoureuse hybride de tout ce qui façonne sa vie en couleurs, elle s’exerça à la photo en participant en 2014 à l’exposition Regards reconstruit III (thème la macro photo) puis en prenant part à la Biennale d’art contemporain d’Oran, l’anné d’après, avec en plus de la photo, un nouveau medium, la vidéo d’art.
En 2015, suivi de mai 2016 aussi, c’est au festival d’art féministe de Tunis Chouftouhona qu’elle exposera de nouvelles œuvres en prémices de qui devrait être sa prochaine exposition et dont la thématique porte sur le regard féminin. Un sujet tabou qui a fait l’objet de refus de la part de nombreux galeristes. C’est en assemblant tout ces visuels portant sur le corps féminin qu’est née au final la fresque murale «Niya retour aux origines» qu’elle exposera dans le cadre de la 5e édition de l’exposition collective et internationale «AL Tiba9» (octobre-novembre 2016). A côté de ça, est née aussi l’œuvre Hab Chebab. Les deux étaient exposés au musée du Bardo d’Alger. Avant cela Hind Oufriha avait pris également part à l’expo Imago del Mundi, organisée à Milan par la Fondation Luciano Benetton. Outre plusieurs activités d’attachée de presse, Hind Oufriha a suivi grâce à l’Institut français d’Alger un atelier de photos encadré notamment par Maud Bernos et Houari Bouchenak, ainsi qu’un workshop avec Karim Sergoua et Adlane Djefal, en résidence d’artiste organisés par l’AARC.

Dernière modification le jeudi, 16 février 2017 13:28

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