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mardi, 02 janvier 2018 06:00

Festival national du théâtre professionnel : Le théâtre de Skikda décroche le Grand prix

Écrit par Fadila Djouder
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Après neuf jours de compétition, le jury, présidé par Allaoua Djaroua, a attribué le grand prix de la 12e édition du Festival national du théâtre professionnel (FNTP) à « Il ne reste rien à dire», de Mohamed Cherchel, du Théâtre régional de Skikda,

dimanche passé, au Théâtre national algérien Mahieddine-Bechtarzi (TNA), en présence du ministre de de la Culture Azzedine Mihoubi, qui appelé tous les théâtres à produire des pièces en tamazight, et du ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali.

Le palmarès de la 12e édition du FNTP a été dévoilé, dimanche passé lors de la cérémonie officielle, en présence de deux ministres, Azzedine Mihoubi, de la Culture, et El Hadi Ould Ali, de la Jeunesse et des Sports, ainsi que de nombreuses personnalités du monde de la culture et du quatrième art, et d’un nombreux public.
Le jury, présidé par Allaoua Djaroua, a attribué le Grand prix de la 12e édition du Festival national du théâtre professionnel à « Il ne reste rien à dire» de Mohamed Cherchel, du Théâtre régional de Skikda. Le jury a aussi décidé, cette année, d’ajouter une récompense à sa liste en décernant le Prix de reconnaissance et d’encouragement à la pièce lauréat pour l’excellent travail de cette équipe. Il est à rappeler que ce spectacle représentera l’Algérie à la 11e édition du Festival international du théâtre arabe, qui se déroulera du 10 au 16 janvier en Tunisie.


« Kechrouda » du TR de Souk Ahras rafle cinq prix
L’autre grand gagnant de cette 12e édition est le spectacle « Kechrouda », d’Ahmed Rezzag, produit par le Théâtre régional de Souk Ahras, qui a été gratifié de cinq récompenses. En l’occurrence, la meilleure interprétation féminine attribuée à Sabrina Drichi, qui a interprété le rôle principal, le meilleur texte et mise en scène à Ahmed Rezzag, le prix de la meilleure musique originale à Hassan Laâmamra, et la meilleure interprétation secondaire masculine dans le rôle de « la grand-mère » a été décerné à Mohamed El Houas.
Par ailleurs, le Prix spécial du jury est revenu au Théâtre régional de Mostaganem pour la pièce « La source », de Rabie Guechi. Le prix de la meilleure interprétation masculine a été attribué à Mohamed Ezaoui pour le rôle qu’il a joué dans la pièce « La panne », du Théâtre régional de Batna.
La comédienne Nadjela Tarni a décroché le prix de la meilleure interprétation secondaire pour son rôle dans « Les escaliers de l’obscurité », mis en scène par Kamel Ferad, du Théâtre régional de Constantine. De son côté, Hamza Djabellah a remporté le prix de la meilleure scénographie pour la pièce « Suicide de la camarade morte », du Théâtre régional d’El Eulma.
Le président du jury a souligné que les futurs candidats devraient divulguer « la source de la musique qu’ils utilisent dans leurs spectacles. J’ai aussi remarqué que la scénographie domine la mise en scène, ce qui prouve que le metteur en scène est faible devant son scénographe », a-t-il estimé. En précisant que les textes adaptés sont exclus de la compétition et n’obtiendront aucun prix pour cette édition.
D’autre part, l’académicienne Jamila Mostefa Ezzegai a déclaré que «le niveau de formation au stage international de critique théâtrale est évalué à 75%, ce qui est considéré comme une bonne estimation ». Farid Yahou a remporté le Premier prix, tandis que Mourad Louafi a reçu le second prix et Abd El Hamid Mhemli le troisième prix du concours de l’atelier dédié à la critique théâtrale.


Nouveau règlement intérieur pour l’année 2018
Le commissaire du FNTP a annoncé, à l’occasion de cette cérémonie de clôture, quelques modifications du règlement intérieur pour cette nouvelle année. Dans cette optique, un jury spécialisé dans le domaine sera choisi afin de distinguer des spectacles méritant d’être sélectionnés pour la compétition. Les pièces aptes à rejoindre la compétition doivent être adaptées des textes algériens seulement. Autres règlement imposé par le commissaire, l’interdiction au metteur en scène, à l’écrivain du texte, au scénographe ou à l’éditeur de la musique de participer avec plus d’un travail. Dans le nouveau règlement, il est aussi souligné que la participation dans la catégorie Off de la manifestation sera seulement attribuée aux troupes ayant décroché les premiers prix dans les festivals suivants : festival national du théâtre amateur de Mostaganem, festival national de théâtre comique de Médéa, festival culturel national de théâtre amazigh de Batna, festival national du théâtre pour enfants de Khenchela et le festival culturel national de théâtre de marionnettes d’Aïn Témouchent.


Mihoubi appelle les théâtres à produire en langue tamazight
Dans son allocution de clôture, le ministre de la Culture a rappelé l’annonce du président de la République qui a récemment fait d’Yennayar une journée chômée et payée. «Cela nous pousse à promouvoir la culture amazighe et qu’elle soit présente dans toutes les activités et plus particulièrement dans les théâtres », a-t-il précisé. En ajoutant : « J’appelle, cependant, tous les théâtres à produire au moins chaque année un spectacle en langue tamazight. Nous allons apporter notre aide à la production de cette dernière à condition qu’elle soit adaptée d’un texte algérien. » M. Mihoubi a ensuite exprimé sa joie pour la réussite de cette 12e édition du FNTP. «Je suis très content du succès de cette édition, une preuve que beaucoup d’argent ne produit pas une bonne culture, avec un petit budget on peut réaliser des merveilles. Je remercie M. Yahiaoui pour cette grande réussite », a-t-il dit.


Un public nombreux mais déçu
Cette dernière édition se caractérise par la présence d’un public nombreux, composé de familles, de jeunes et d’enfants. Une grande affluence des amoureux du quatrième art qui se sont enfin réconciliés avec le théâtre. La salle était chaque jour pleine et même beaucoup n’ont pas eu accès aux spectacles à cause du manque de places. Cependant, lors de la clôture de cette 12e édition, le public a quitté la salle avant la fin de la cérémonie et s’est regroupé dans la cour du TNA portant tous le même discours. « Le résultat n’est pas logique, la pièce « Kechrouda » a remporté la majorité des meilleurs prix, alors que « Il ne reste rien à dire », a remporté non seulement le Grand prix mais aussi le prix d’encouragement. Il y a d’autres pièces qui sont meilleures que « Kechrouda », a déclaré un jeune comédien d’Alger. « Le jury de cette année n’est pas compétent pour choisir les gagnants et certains d’entre eux n’ont rien à voir avec ce domaine », a expliqué Malika, comédienne. 

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