Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
mardi, 02 janvier 2018 06:00

Journée d’étude à Timimoun sur l’apport de Mouloud Mammeri à la recherche et à la préservation : L’Ahellil, un patrimoine à penser au présent Spécial

Écrit par Sara Kharfi
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Tout au long de ce séjour à Timimoun et, à part quelques rares exceptions, les intervenants autour de l’apport de Mouloud Mammeri et de l’Ahellil, en ont parlé, l’ont expliqué et décortiqué comme un patrimoine.

Il est commun que la place d’un patrimoine soit dans un musée, or, l’Ahellil continue de vivre au présent, compte tenu du nombre d’associations qui pratiquent cet art musical, et du Festival national annuel qui lui est consacré. Une (re)définition et une reformulation du genre, tout en tenant compte de ses spécificités et du rôlae de Mammeri seraient, sans doute, une manière de lui donner une autre vie.

La dix-neuvième et dernière escale de la célébration du «Centenaire de la naissance de l’écrivain et chercheur Mouloud Mammeri» s’est déroulée du 29 au 31 décembre à Timimoun, dans la wilaya d’Adrar. Après la tenue d’un workshop, vendredi dernier, dédié à la traduction, une journée d’étude a été organisée samedi à la Bibliothèque de lecture publique. Elle a été consacrée au rôle de l’auteur de «La Traversée» et à son «apport dans la préservation du patrimoine immatériel du Gourara». Des chercheurs et universitaires ont abordé Mammeri le chercheur et anthropologue, qui a commencé, dès le début des années 1970, à travailler sur l’Ahellil. Mouloud Makhlouf de l’université Salah-Boubnider de Constantine a proposé de revisiter ce parcours, avec quelques notes et réflexions sur l’expérience mammerienne dans le Gourara. Abdelkrim Benkhaled de l’université Ahmed-Draya d’Adrar a abordé le rôle de Mammeri dans la transcription et dans l’écriture de la langue zénète, alors que Tahar Abou (université d’Adrar) a évoqué un sondage qu’il a réalisé sur la langue zénète, et sur ses résultats qui ont révélé que c’était «grâce à Mammeri et à son travail» que l’usage de cette langue est revenu. Un constat ou des résultats à prendre tout de même avec des pincettes. Dans une communication très enthousiaste, Salem Bezaïd, chercheur de Timimoun, a «chanté» les louanges de Mouloud Mammeri et rappelé l’importance de son livre et de ses recherches. Préparant un mastère en ethnomusicologie sur l’Ahellil à l’université Paris-Sorbonne, Mohand Tahar Bedjguel a donné quelques indications sur ses recherches, dévoilant ainsi une dimension musicale, souvent oubliée et noyée dans un discours qui pense ce genre musical comme un «patrimoine». S’il est commun que la place d’un patrimoine est dans un musée, l’Ahellil continue de vivre au présent, compte tenu du nombre d’associations qui pratiquent cet art musical, et au Festival national annuel qui lui est consacré. Une (re)définition et une reformulation du genre, tout en tenant compte de ses spécificités et du rôle de Mammeri serait, sans doute, une manière de lui donner une autre vie et de l’inscrire dans le présent. En fait, à part l’intervention de M. Bedjguel, les communications ont été très générales, contenant parfois des informations erronées, d’autant qu’aucun débat n’a été organisé avec le public. L’échange a manqué à cette journée d’étude, surtout marquée par un discours et des impressions sur le parcours anthropologique de Mammeri et sur son ouvrage de référence «L’Ahellil du Gourara». Auparavant, et à l’ouverture de cette journée, un court métrage documentaire a été projeté sur les recherches de Mammeri à Timimoun ; alors que le commissaire du Festival national de l’Ahellil (organisé, cette année, en hommage à Mouloud Mammeri), Ahmed Jouly, a annoncé la création, en partenariat avec le HCA, d’une école d’Ahellil pour enfants de moins de 16 ans. Pour sa part, Si El Hachemi Assad, secrétaire général du HCA, a annoncé le projet confié à Belkacem Hadjadj d’un film sur Mouloud Mammeri. Il a aussi signalé que les projets qui restent à concrétiser dans le cadre du «Centenaire de la naissance de l’écrivain et chercheur Mouloud Mammeri», ce sont le doublage vers tamazight du long-métrage «L’Opium et le Bâton» d’Ahmed Rachedi, et la traduction vers l’arabe de ses romans. Pour rappel, un workshop qui s’est tenu vendredi à Timimoun, intitulé «L’usage de tamazight dans le service public» a été l’occasion de démarrer plusieurs chantiers de traduction. 

Laissez un commentaire