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lundi, 08 janvier 2018 06:00

Si El Hachemi Assad, Secrétaire général du Haut-commissariat à l’amazighité : «Yennayer, une date importante dans la réappropriation par l’Algérie de sa dimension identitaire amazighe»

Écrit par Yazid O.
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Cette manifestation, qui coïncide avec la célébration pour la première fois du premier jour de ce nouvel an, se poursuivra jusqu’au au 19 janvier à travers l’ensemble du territoire national.

«C’est un moment fort que de donner, à partir de Ghardaïa, le coup d’envoi des premières festivités officielles d’Yennayer depuis l’Indépendance », a déclaré samedi dernier à Ghardaïa le secrétaire général du Haut-commissariat à l’amazighité (HCA). Accompagné de Abdennour Hadj Saïd, adjoint au Secrétaire général du HCA, et de Mohamed Zerd Moumi, maître de conférences et universitaire spécialisé du champ linguistique et culturel amazigh, Si El Hachemi Assad a donné au siège de la wilaya le coup d’envoi des festivités d’Yennayer 2968, le Nouvel an berbère.
Cette manifestation, qui coïncide avec la célébration, pour la première fois du premier jour de ce Nouvel an, décrété «chômé et payé» par le président de la République, se poursuivra jusqu’au au 19 janvier à travers l’ensemble du territoire national avant de s’achever à Blidat Amar près de Touggourt dans la wilaya de Ouargla. Elle marque une date importante dans la réappropriation par l’Algérie de sa dimension identitaire amazighe et élargit le champ du débat sur l’avenir de la langue et la manière dont il s’agit de la généraliser et la promouvoir au plan institutionnel comme dans la vie quotidienne, la perspective immédiate étant la promulgation d’une «loi organique» et la création d’une académie devant encadrer scientifiquement et didactiquement ce processus de généralisation et de diffusion à grande échelle, notamment via les structures de l’éducation nationale.
Dans une salle comble et en présence du wali de Ghardaïa, Azzedine Mechri, du P/APW, Omar Daddi Addoune, de Boualem Amrani, secrétaire général de la wilaya, des membres des deux chambres du Parlement, des responsables des corps de sécurité, des élus locaux, des notables de la région, des responsables du mouvement associatif local, le coup d’envoi a été un moment historique empreint d’une grande solennellité rehaussée par l’hymne national au moment où il a résonné. Il a été marqué par la prise de parole du wali Azzedine Mechri, le premier à s’exprimer et à rappeler que «l’amazighité est une évidence pour nous tous Algériens et un facteur de rassemblement.»


Hymne à la cohésion et l’unité
«Ce qui fait notre force, c’est cette unité dans la diversité linguistique et culturelle», a-t-il insisté en rappelant que lorsqu’il était en poste à Bordj Bou-Arréridj (2010/2015), il a ouvert dix-sept classes d’enseignement de la langue amazighe.
«Cette historique consécration de la langue et la culture amazighes est une cinglante défaite des extrémistes de tous bords», a-t-il poursuivi en saluant la décision du président de la République Abdelaziz Bouteflika de «consacrer Yennayer journée chômée et payée et d’accélérer la préparation du projet de loi organique portant création d’une académie algérienne de la langue amazighe»
Si El Hachemi Assad a, pour sa part, affirmé que «la reconnaissance de la culture amazighe et l’institutionnalisation d’Yennayer apportent une pierre essentielle à l‘édifice constitutionnel du pays et participent à la consolidation de l’identité nationale fondée sur l’unité dans la diversité, sur le socle de notre identité nationale dans sa triple composante islamique, arabe et amazighe». Ainsi, il faut dorénavant continuer à construire à partir de ces fondements constitutionnels. «C’est une reconnaissance historique», a-t-il dit.
Dans une déclaration à Reporters, Si El Hachemi Assad a souligné qu’être «aujourd’hui à Ghardaïa, pour donner le coup d’envoi des premières festivités officielles depuis l’indépendance du pays, c’est vraiment un moment fort (…) Que le coup d’envoi des festivités se fasse ici à Ghardaïa et avec l’implication des autorités locales, de la société civile et des associations, pour justement transmettre le message de la cohabitation de toutes les composantes de notre identité nationale, à savoir la langue amazighe, la langue arabe et l’islam, c’est historique», a-t-il ajouté.
«Le message transmis de Ghardaïa est fort parce qu’il ouvre la voie à d’autres projets, mettre sur rail d’autres chantiers pour la promotion de tamazight et sa consécration sur le terrain après celle institutionnelle, à travers l’école, ici et partout en Algérie, mais pas seulement». «La réhabilitation de la dimension amazighe de la nation algérienne est de nature à consolider les fondements de la nation et à mieux la préserver des dangers et des menaces externes qui auront pour écueil notre unité nationale et notre sens de l’intégrité territoriale», a-t-il estimé.
Il est à rappeler que le ministre de la Communication Djamel Kaouane se rendra, les mercredi et jeudi 10 et 11 janvier 2018, à Ghardaïa pour prendre part, dans la Vallée du M’zab, aux festivités organisées à l’occasion du Nouvel an berbère.

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