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jeudi, 11 janvier 2018 06:00

Impact de la reconnaissance officielle de Yennayer, fête nationale : A Beni Yenni, un sentiment d’unité nationale

Écrit par Nadir Kadi
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La célébration de Yennayer revêt, cette année, un caractère particulier dans la région de Kabylie et plus spécifiquement au village de Beni Yenni où le président et l’un des fondateurs du Festival « Raconte-Arts », Hacène Metref, souligne que la reconnaissance officielle de Yennayer s’apparente à une prise de conscience du caractère national de la culture amazighe.

Portée au rang de fête nationale, le 27 décembre dernier suite à la décision de la présidence de la République, la consécration de Yennayer a été rapidement suivie par l’annonce du ministère de la Culture de mettre en place un important programme de célébration au niveau de l’ensemble des wilayas.
Cette annonce semble avoir également impacté – et dans le bon sens- les relations de travail entre les acteurs de la société civile et les structures officielles en charge de la gestion de l’animation culturelle. Une constatation, que nous précisait, hier Hacene Metref. Cette manifestation citoyenne est l’un des principaux événements de la région de Kabylie, en termes de qualité ou d’affluence, dédié depuis plus de 15 ans à la promotion de la culture nationale et amazigh.
Le président de Raconte-Arts nous précise que, cette année, le nouvel an amazigh sera célébré lors d’une cérémonie traditionnelle à Beni Yenni : « Nous organiserons à Beni Yenni une conférence dédiée à Yennayer, suivie d’une soirée dans la plus pure tradition kabyle. Nous aurons parmi nos invités, en plus d’artistes, des représentants d’associations et des personnalités de la scène culturelle. Ce sera par ailleurs l’occasion d’annoncer notre programme de l’année.» Hacène Metref, pour qui la reconnaissance officielle de Yennayer s’apparente à une prise de conscience du caractère national de la culture amazighe, confie que «cette reconnaissance change énormément de choses pour nous en tant qu’acteurs de la scène culturelle sur un plan disons politique. Cela s’apparente à un ciment de l’unité nationale. Le fait que Yennayer devienne la fête de tous les Algériens est une avancée énorme ». «Contrairement au nouvel an grégorien, qui est une fête universelle, ou le 1er Moharram, qui appartient au monde musulman, Yennayer est une célébration amazighe, nord-africaine et, aujourd’hui, elle est officiellement reconnue par l’Algérie», nous explique-il.
En réponse à notre question sur l’impact de la décision de la présidence de la République au niveau local, il répond que «le changement est aujourd’hui réel et palpable sur la plan pratique. Nous constatons que tout le monde prépare cette célébration. Et j’ajoute que cette année nous arriverons à organiser l’événement plus facilement, contrairement aux années précédentes (…) Il y a une réelle disponibilité et l’administration nous facilite les choses ».
A ce sujet, il est à rappeler que le ministre de la Culture avait déclaré, le 2 janvier, qu’il avait donné instructions aux directions locales de la culture de mettre en place des programmes avec entre autres une «semaine culturelle pour raviver et mettre en valeur les traditions ancestrales de chaque région que nos parents et grands-parents pratiquaient et ainsi les faire perpétuer».
Par ailleurs, concernant le prochain Festival « Raconte-Arts », Hacène Metref nous a annoncé que l’événement est en cours de préparation. En précisant que «la date du prochain Festival Raconte-Arts a été fixé du 19 au 26 juillet au village de Tiferdoud (commune d’Abi Youcef, daïra d’Aïn El Hammam). Les préparatifs ont déjà commencé et le programme se construit autour de l’intitulé « les vents hurlants».
Pour rappel, la précédente édition avait été organisée en juillet passé, au village d’Aït Ouabane (commune d’Akbil, daïra d’Aïn El Hammam).

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