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mardi, 13 février 2018 06:00

Protection et valorisation du patrimoine historique : Création de la Commission nationale de conservation des mosaïques

Écrit par Nadir Kadi
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Le Comité national pour l’étude et la conservation des mosaïques (Cnecom), composé d’experts et d’archéologues algériens, a été officiellement installé par le ministre de la Culture lors d’une cérémonie officielle en marge de la journée d’étude «Mosaïques d’Algérie : un héritage fragile à préserver »


Dans le cadre du renforcement des efforts du Centre national de recherche en archéologie (CNRA) dans le domaine de la protection du patrimoine, la Cnecom a été officiellement installée par le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi, lors d’une cérémonie officielle, qui s’est déroulée au Palais de la culture d’Alger, en présence du directeur du CNRA, Toufik Hamoum. Le comité national est composé des experts et archéologues algériens Mounir Bouchenaki, Sabah Ferdi, Naïma Abdelouahab, Aïcha Amina Malek, Mohamed Cherif Hamza, Fawzi Doumaz, Samir Amrouche, Abdelkader Bensalah, Nacer Boulahyia, Smaïn Arab, Mouloud Derram, Boubekeur Boukebche, Sid-Ahmed Djelilahine.
L’annonce, faite en marge de la journée d’étude consacrée à la mosaïque en Algérie, souligne l’intérêt croissant de la tutelle pour ce pan du patrimoine algérien et « est en ce sens l’occasion de rappeler que l’Algérie, aux côtés de la Turquie et juste derrière la Tunisie, figure parmi les pays méditerranéens qui conservent le plus de mosaïques anciennes, notamment romaines », souligne le directeur du CNRA. Il précise à ce sujet qu’un «très grand nombre de mosaïques a été découvert en Algérie. A titre d’exemple, il a été mis au jour dans la seule ville de Cherchell pas moins de 6 000 m² de mosaïques. Cela donne un aperçu de ce que recèle le pays et encore tout n’a pas encore été découvert ».


Une feuille de route ambitieuse
Cette commission réunissant des experts de la protection et de la restauration du patrimoine historique, tout spécialement des mosaïques anciennes, «était rendue nécessaire après que le nombre de vestiges à prendre en charge s’est accru considérablement au cours des dernières années. Cette situation entraîne, implicitement, l’augmentation de pavement en situation précaire pour lesquels une étude scientifique et une restauration professionnelle s’imposent», ajoute Toufik Hamoum. Quant aux principaux objectifs qui incomberont au nouveau comité d’experts, le même responsable a défini dans son allocution plusieurs projets prioritaires, dont notamment la création d’une base de données intitulée « Afousse » (abréviation de Algérie foussaifissa) qui devra recenser les emplacements de toutes les mosaïques découvertes à l’échelle nationale. La commission aura aussi comme mission mais aussi «une définition des procédures d’intervention et de restauration de ces vestiges », la création d’un centre de documentation dédié à la constitution d’archives sur toutes les découvertes de mosaïques ou les opérations de restauration, anciennes ou actuelles. Elle œuvrera également à la promotion de recherches scientifiques sur le sujet des mosaïques.Toufik Hamoum expliquant en ce sens que «le nombre des études académiques sur le sujet reste relativement limité en comparaison de ce qui a été fait par des pays voisins. Nous comptons mettre en place un plan national chargé de cette question. Il prendra la forme de programmes de recherche, certains ont d’ailleurs déjà commencé et d’autres débuteront très prochainement ».


Vandalisée, Aïn El Fouara restaurée dans 3 à 4 semaines
Le ministre de la Culture a, pour sa part, saisi l’occasion de cette rencontre pour réaffirmer que la protection du patrimoine est l’une «des questions prioritaires du secteur». Elle sera encore abordée dans les prochaines semaines au travers notamment de la question de la restauration des statues et monuments historiques. Azzedine Mihoubi profitera ainsi de l’occasion pour revenir sur la situation de la statue d’Aïn El Fouara, vandalisée en décembre dernier, annonçant que la restauration, confiée à une équipe bénévole, utilisant des matériaux fabriqués en Algérie, est actuellement dans sa phase finale. L’inauguration devant ainsi intervenir, dira-t-il, dans trois à quatre semaines. Ajoutant qu’ «elle ne sera transférée à aucun musée comme proposé par certains». Azzedine Mihoubi a ainsi souligné que l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels (OGEBC), qui supervise l’opération, a désigné l’expert en restauration Abdelkader Bensalah qui a réalisé des premiers essais réussis. Pour sa part, Abdelkader Bensalah, expert en rénovation de la mosaïque et de statues, originaire de Cherchell, a expliqué que les travaux de restauration qui ont débuté depuis un mois et demi ne concernent pas uniquement la statue mais le site en entier, qualifiant d’improvisée et de mal exécutée la première opération effectuée sur le site en 1997, suite à l’attaque à la bombe artisanale. L’expert a aussi précisé que «des travaux de restauration réussis nécessitent du temps et du professionnalisme outre l’utilisation de matières premières d’origine et de qualité». 

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