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mercredi, 15 février 2017 06:40

Journée d’étude et de recueillement à la mémoire de Rachid Mimouni : L’empreinte d’un illustre écrivain

Écrit par  KACI K.
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En commémoration du 22e anniversaire de la mort de l’écrivain algérien Rachid Mimouni, disparu le 12 février 1995,

la Direction de la culture de Boumerdès a organisé lundi une journée d’étude et de formation sur la vie et l’œuvre de l’écrivain à la Maison de la culture qui porte le nom de cet illustre romancier aux immenses capacités intellectuelles et humaines.

Dans ce cadre, diverses activités ont été organisées pour rendre un vibrant hommage à ce grand romancier d’expression française. La journée a commencé par le recueillement sur la tombe de l’écrivain au cimetière de Sidi M’hamed de Boudouaou, sa ville natale, et l’exposition - photos de ses différents ouvrages écrits en français et traduits en arabe. De jeunes chercheurs et professeurs des universités d’Alger, de Blida, de Tizi Ouzou et de Boumerdès ont tenu à être présents pour évoquer le parcours romanesque et littéraire de cet immense écrivain et mettre en exergue ses capacités intellectuelles et ses positions politiques quant aux problèmes auxquels était confrontée la société algérienne.
Lors de cette journée, les chercheurs et professeurs ont, dans leurs interventions, convergé sur le fait que Rachid Mimouni est un grand romancier qui a su à travers son écriture mettre en valeur l’authenticité du peuple algérien en exprimant les difficultés qui lui sont imposées et surtout les défis à relever pour résister et rester debout. Par ailleurs, le rôle des intellectuels a été mis en valeur, dont le défunt écrivain croyait et considérait que « l’intellectuel est un éveilleur de conscience, dépositaire des impératifs humains, guetteur vigilant prêt à dénoncer les dangers qui menacent la société », a justifié un professeur intervenant. Dans cette optique, les intervenants ont revisité une grande partie de ses romans, pour ne citer que Tombéza, «Une peine à vivre», «Le Fleuve détourné», «L’honneur de la tribu», lesquels traitent des faits historiques et réels vécus par le peuple. Le professeur Hamid Ibri de l’université de Tizi Ouzou a développé le thème lié aux politiques linguistiques et les incidences sur le français et le tamazight. Il dira dans ce sens que la politique d’arabisation menée par le pouvoir a eu l’effet inverse puisque le niveau de cette langue a baissé. « Cette politique imposée de force a été refusée par le peuple, situation qui a engendré des conséquences négatives. » En dépit des moyens mis par le pouvoir, la production littéraire dans la langue arabe n’a pas atteint les résultats escomptés, dira-t-il. « L’élève qui suit plus de 6 heures d’arabe classique par jour ne retient rien car il utilise la dardja, le tamazight et le français, qui sont les langues fortement utilisées dans la vie quotidienne des Algériens, d’où la nécessité d’adopter une véritable politique linguistique », indiquera-t-il.
Le français et le tamazight, qui ont subi la répression et ont été privés de moyens, sont accrédités d’une meilleure production littéraire où plusieurs romans et écrits ont été réalisés par des auteurs algériens. La réhabilitation de tamazight a encouragé la production littéraire. « A chaque fois, il y a une reconnaissance, la production littéraire en tamazight augmente », relèvera-t-il, en avançant une moyenne de sept livres produits chaque année. Des extraits tirés de l’œuvre de l’écrivain et traduits et lus en tamazight par le professeur Hamid Ibri ont suscité un véritable intérêt de l’assistance. Rachid Mimouni, qui est un grand romancier, demeure l’un des écrivains les plus célèbres du Maghreb. En plus des thèses de DEA et de doctorat qui ont été réalisées sur cet écrivain, ses romans ont été traduits dans plusieurs langues. Son roman « L’honneur de la tribue a été adapté au cinéma et Le Fleuve détourné » a été adapté et mis en scène dans une pièce de théâtre par le dramaturge Omar Fetmouche.

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