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vendredi, 17 mars 2017 21:43

Tizi Ouzou/ Bouzeguène : Le chef de daïra interdit une conférence du journaliste et écrivain Kamel Daoud

Écrit par  SARAH A.
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Dans la wilaya de Tizi Ouzou, l’interdiction des conférences organisées en dehors des circuits officiels se poursuit à une allure qui interpelle et suscite l’inquiétude et la réprobation des milieux intellectuels.


Pourtant « La libre communication des pensées et des opinions est un droit le plus précieux de l’homme », écrit l’association Ti3winin (Les Sources) de Bouzeguène à qui le chef de daïra vient de signifier un refus à la tenue de la conférence de l’écrivain-journaliste Kamel Daoud, dans le cadre du traditionnel café littéraire, qu’organise cette association qui dénonce cette interdiction qui ne dit pas son nom. « En ce mois de mars, nous avons invité deux grandes figures de la littérature algérienne Kamel Daoud et Karim Akouche. Il fallait demander des autorisations pour la tenue de ces conférences. Nous avons déposé une demande d’autorisation pour le centre culturel Ferrat-Ramdane de Bouzeguene. La daïra nous refuse le centre culturel prétextant que le centre sera en travaux. C’est de la poudre aux yeux, le centre culturel de Bouzeguene est dans un état lamentable et ressemble à une étable. Nous avons fait une autre demande d’autorisation pour la maison de jeunes Chellah-Mohand de Bouzeguene. La daïra nous répond par un refus catégorique malgré nos appels incessants. Tout le monde est complice. Ils ne veulent pas de ces conférences qui dérangent, mais qui éveillent les consciences. La daïra de Bouzeguene nous signifie clairement de «délocaliser» ces conférences vers le village Bouzeguène. Nous demandons aussi une autorisation auprès du comité de village de Wizgan. Après réunion avec eux, la sentence est tombée. Ils refusent que les conférences soient organisées au niveau du centre culturel Colonel Mohand-Oulhadj. La daïra de Bouzeguene a tout empêché avec ses tentacules et ramifications. Le silence d’un peuple est plus effrayant que sa colère», déplorent les rédacteurs. Rappelons que cette interdiction de parole signifiée au journaliste et écrivain Kamel Daoud s’ajoute à une série d’actes similaires enregistrés depuis quelques mois. Tout a commencé avec le refus essuyé par le café littéraire, organisé par l’entreprise EMEV de Tizi Ouzou, qui devait accueillir la conférence de l’universitaire Hacène Hirèche à Larbaa Nath Irathène l’été dernier. Un acte qui sera suivi par l’interdiction signifiée par les autorités de la wilaya de Béjaïa de la conférence, à Aoukas, de l’écrivain Younès Adli, invité par les organisateurs d’un café littéraire de cette wilaya. « La pensée kabyle » est le thème de l’exposé que devait donner Younès Adli. Dernièrement, la vente dédicace que devait organiser, à la librairie Cheikh de Tizi Ouzou, l’écrivain algérien installé au Canada, Karim Akouche, autour de son dernier livre La religion de ma mère, a été interdite.

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