Reporters - Reporters - Culturehttp://reporters.dz Mon, 22 Jan 2018 18:56:02 +0100Joomla! - Open Source Content Managementfr-frTipasa : Saleha Imekraz et Yamilé Ghebalou, échanges poétiques croiséshttp://reporters.dz/index.php/culture/item/91228-tipasa-saleha-imekraz-et-yamile-ghebalou-echanges-poetiques-croises http://reporters.dz/index.php/culture/item/91228-tipasa-saleha-imekraz-et-yamile-ghebalou-echanges-poetiques-croisesTipasa : Saleha Imekraz et Yamilé Ghebalou, échanges poétiques croisés
« Paroles intérieures » est un recueil de poèmes écrit par Saleha Imekraz, artiste peintre et poétesse de Tipasa, et Yamilé Ghebalou, universitaire, auteure de plusieurs livres et poétesse. Elles ont animé une après-midi conviviale…

Les deux auteurs ont, au grand bonheur des invités, choisi de déclamer leurs textes, à tour de rôle, en se répondant en écho sur des thèmes de la vie et des sujets d’actualité de manière générale, ce qui explique la juxtaposition des poèmes dans le livre, indiquera Yamilé Ghebalou.
Les participants à cette après-midi poétique ont été nombreux à dire que certains mots des poèmes déclamés sont dotés d’une sonorité très forte jusqu’à résonner comme des sonates. Beaucoup ont apprécié la fusion entre les deux sensibilités féminines, une harmonie et pas seulement, une complémentarité sur des thèmes comme la mort, la nature, la naissance, les oiseaux, les hirondelles, la douleur des séparations, l’exil, la mal-vie et autres sujets qui les ont touchées de près ou de loin ces dernières années.
En déclamant une vingtaine de poèmes du recueil, publié en 2017 aux éditions Anep, les poétesses ont pu transmettre leur état d’âme et se sont livrées de manière très intime, comme le confessera Saleha, sur leur œuvre qui est un mélange d’amour et de révolte avec un côté spirituel et mystique perceptible et surtout un ancrage à la terre très fort.


Sensibilité à fleur de peau
Chacun des présents dans la salle aura entendu le sujet qui le touchera le plus en écoutant ces belles déclamations, dont celui récurrent du silence assourdissant des femmes, qui fera dire à Jackie Tidafi que ces femmes silencieuses mais battantes ont réussi, malgré tout, à transmettre beaucoup de force souvent par la dérision et la violence retenue, citant Assia Djebar qui disait qu’elle prêtait sa voix aux sans-voix.
Avec une sensibilité à fleur de peau, les deux poétesses ont, superbement exprimé, dans le recueil qui comporte une soixantaine de poèmes, à une assistance très attentive, deux regards féminins sur la vie et le monde qui les entourent non sans une certaine sagesse qui laisse présager un grand espoir.
L’échange de « Paroles intérieures », une initiative heureuse et à féliciter, est venu de lui-même suite à plusieurs rencontres entre les deux poétesses qui ont eu l’occasion de se connaître lors de rencontres littéraires dans l’espace Noun (qui, hélas, n’existe plus). Elles avaient pour projet d’écrire sur les quatre éléments de la nature puis ont opté pour ce recueil libre, dira Yamilé Ghebalou.
La plupart des poèmes sont l’expression de leur état d’âme issue du vécu de chacune, selon sa sensibilité du moment et non sans un certain mysticisme. Le rapport à la nature est, également, très visible, voire même omniprésent (printemps, narcisse, belle de nuit, le secret des arbres) sans oublier d’autres sujets dont la situation dramatique de la Syrie et de l’Irak meurtris par la guerre et racontée à travers les poèmes « Cham et Aylan », « Solution pacifique », « Orient des sangs et exil ». Ecoutez ce que dit Yamilé : « Et qui suis-je moi aujourd’hui, Qui talonne sur les pavés ? Les voix qui me parviennent singulières me distinguent vaguement, La foule me perd, me disperse et m’observe… »
Saleha lui répond en écho : « Scintille, ô lumière, ce matin mon lieu sonne ! L’appel est une plainte, viens dans notre printemps ! Délivrez-moi de ces cordes. Ce lieu est une forteresse que je hisse. Je le hais, le maudis, ce lieu aux cris stridents. Il m’assourdit, m’accable, me torture, épuise mes illusions. »
« Héroïnes du peuple fort » : en avez-vous gardé mémoire/ De nos mères veuves du peuple fort/ Sur leur front fier la calligraphie du serment… » L’hommage est dédié aux héroïnes et aux mères si humbles et courageuses qui, souvent, se murent ou se sont murées dans le silence mais n’en sont pas moins présentes dans la famille et la société de manière générale.
De l’avis de nombreux présents, Saleha a réussi à allier peinture et poésie dans ses beaux textes puisqu’on y perçoit une grande musicalité.


Hommage au destin tragique de migrants
Lazhari Labter, un nouvel adepte des rencontres de la bibliothèque, dira qu’il a, lui aussi, à l’écoute de cette poésie féminine fait un joli voyage tout en appréciant et mettant en exergue le fait que les deux auteurs se soient livrées si intensément. Qu’elles aient fait part de leur émotion intérieure en s’interrogeant sur l’enrichissement mutuel de cette écriture à deux mains.
Ceux qui liront le recueil seront, par ailleurs, saisis par l’hommage rendu par Saleha Imekraz à Aylan, l’enfant kurde, dont le corps frêle a été retrouvé sans vie sur la plage, rejeté par les flots marins, et qui a brisé le cœur de milliers de personnes restées impassibles face à ce drame.
Voici le témoignage de Saleha : «Te souviens-tu/Ces vagues hors d’haleine/Chargées de souffles iodés/Surgissant du gouffre marin/Déversant leur bave rage/Jusqu’à l’étendue punique/Tipasa se réveillait alors de l’astre Or/Déversant sa joaillerie cristalline/Sur les nécropoles effritées/Tu ne cessais d’épier le glauque/Horizon bleu/En quête d’épaves, spectre Titanic/Sillonnant les voiles obscures/Te souviens-tu, ce matin, de rosée saline/Sur l’autre rive voisine/Des vagues ahuries/Déposant le frêle corps/d’Aylan kurdi.» Yamilé Ghebalou répond avec la même sensibilité sous le titre« secret de vie » «La tiare de lumière illumine tes traits/Tu marches sur les eaux/Et les terres se transforment en purs diamants/Tu es l’éclat du monde/Son secret le plus pur…» Ou encore dans ce poème intitulé « Cham ». La patience a brûlé / Une à une les provinces dépassées / Dépossédée/ la terre juste la douleur écharde dans l’œil ensanglanté, sur les femmes dévastées. Ou Alep, voici un extrait sur le drame de l’exil : Ils s’en vont nos enfants/ ils s’en vont loin vers l’inconnu/ Et sur leur dos usé de peine/Pour seul bagage/ L’espoir de vaincre/Leur sort amer…
L’hommage à Assia Djebar n’a pas échappé à Saleha qui, le jour même de l’annonce de son décès, avait entamé ce poème dont le premier extrait avait été publié dans le quotidien Reporters qui pleurait cette perte : Une plume s’est assoupie/ Et toute l’encre s’est répandue/La Tanina du mont Chenoua s’est envolée/ loin de l’antre ancestral, dans sa folle course, sa robe vermeille/ frôla la colombe en terre cuite/ qui vola en éclats !
Les drames familiaux sont aussi exprimés dans le recueil avec leur lot de fatalité dans « Accord aux trois absences» : «Comme tes pas me manquent/Dans l’espace agrandi par ton absence/Comme tes mains manquent/Et leurs gestes lents/Comme ta douceur perdue/Brûle la neige/Et mon cœur.»
Il n’y a que dans la poésie qu’on arrive à brûler la neige, n’en déplaise aux incrédules ! Comme le dira, non sans une certaine pertinence, un confrère qui s’est félicité de cette belle initiative de l’Anep de publier un recueil à deux mains de poésie féminine tout en souhaitant que d’autres maisons d’édition en fassent de même afin de conjurer le sort d’un pays où la poésie n’a plus droit de cité. Alors voici des sujets à méditer et des textes à déguster même si l’on n’est pas amateur. Et bonne lecture.

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CultureMon, 22 Jan 2018 06:00:00 +0100
Jardin d’Essai du Hamma : La procédure de classement sur la liste de l’Unesco entaméehttp://reporters.dz/index.php/culture/item/91227-jardin-d-essai-du-hamma-la-procedure-de-classement-sur-la-liste-de-l-unesco-entamee http://reporters.dz/index.php/culture/item/91227-jardin-d-essai-du-hamma-la-procedure-de-classement-sur-la-liste-de-l-unesco-entameeJardin d’Essai du Hamma : La procédure de classement sur la liste de l’Unesco entamée
Annoncé par le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, les services de la wilaya d’Alger travailleraient actuellement à l’élaboration d’un dossier visant à la classification du jardin d’essai du Hamma sur la liste du patrimoine universel de…


La déclaration du wali, faite samedi dernier en marge de la visite d’une délégation de l’Unesco au Jardin d’Essai du Hamma, dans le cadre de la Conférence internationale sur la Casbah organisée par le ministère de la Culture et l’institution onusienne, aura également été l’occasion de faire savoir que la wilaya d’Alger comptait prochainement organiser une conférence internationale sur le Jardin d’Essai, dans le but d’appuyer la démarche de l’Algérie. Le wali d’Alger a précisé que les services de la wilaya avaient «effectivement entamé l’élaboration du dossier» et attendaient la tenue de la conférence internationale pour le soumettre à une Commission nationale. M. Zoukh a expliqué à ce sujet que la classification du Jardin d’Essai comme patrimoine universel exigeait une procédure particulière sans donner plus de détails. Pour rappel, les procédures de classification auprès de l’Unesco, dont les délais sont au minimum de deux ans après l’acceptation des demandes, exigent, en plus de la présentation d’un état des lieux détaillé, que le site en question soit déjà classé au niveau national et qu’il soit un élément de patrimoine «ancré» dans la culture nationale. En ce sens, figurant parmi les espaces emblématiques de la capitale, mais également connu pour être le véritable poumon d’Alger, le Jardin d’Essai, indique son directeur, Abdelkrim Boulahia, remplit toutes les conditions requises pour une classification comme patrimoine universel.
Le responsable ajoute à propos de l’affluence enregistrée par ses équipes, que le jardin, fondé en 1832 et s’étendant sur une superficie au public de 32 ha après l’achèvement des travaux de réaménagement et de modernisation de 2009, avait accueilli en 2017 pas moins de 1,8 million de personnes, contre 1,4 million en 2016. Ce début d’année 2018 ayant pour sa part déjà enregistré 18 600 visiteurs.

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reporters.quotidientnationale@gmail.com (Reporters)CultureMon, 22 Jan 2018 06:00:00 +0100
Réunion internationale sur la conservation de la Casbah d’Alger : Mihoubi appelle à la «revitalisation» des villes historiqueshttp://reporters.dz/index.php/culture/item/91226-reunion-internationale-sur-la-conservation-de-la-casbah-d-alger-mihoubi-appelle-a-la-revitalisation-des-villes-historiques http://reporters.dz/index.php/culture/item/91226-reunion-internationale-sur-la-conservation-de-la-casbah-d-alger-mihoubi-appelle-a-la-revitalisation-des-villes-historiquesRéunion internationale sur la conservation de la Casbah d’Alger : Mihoubi appelle à la «revitalisation» des villes historiques
La réunion internationale d’experts sur la conservation et la revitalisation de la Casbah d’Alger en partenariat avec l’Unesco s’est ouverte, hier, mettant en relief le nécessaire renforcement des lois de protection des sites ainsi que…


« La réhabilitation de la Casbah d’Alger est très importante, mais il est nécessaire de se demander ce qui se passera après la rénovation de ces murs», a déclaré, hier, le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, dans son allocution d’ouverture de la réunion internationale d’experts sur la conservation et la revitalisation de la Casbah d’Alger. «Il faut tout d’abord prendre soin de la vie que nous voulons dans ces villes historiques, ainsi que de leur développement social, économique et culturel, en offrant tous les moyens nécessaires pour une vie décente», a-t-il affirmé.
Lors de cette rencontre, qui a débuté hier à l’hôtel El Aurassi, en présence de représentants du gouvernement, de hauts responsables de la culture et d’une cinquantaine d’experts algériens et étrangers, le ministre de la Culture a également annoncé que «les experts algériens suivent des formations dans les instituts internationaux dans le domaine de la restauration. Ils sont en outre chapeautés par des spécialistes dans ce domaine, en particulier dans les anciennes villes méditerranéennes restaurées, comme Turin, la Tunisie et d’autres ». Précisant que l’objectif à travers ces formations est le transfert de ces expériences en Algérie dans le but d’accomplir leur savoir pour les villes historiques, à l’instar de la Casbah d’Alger, de la Casbah Dellys, de la Casbah de Ténès et d’autres.
M. Mihoubi a aussi abordé le rôle important qu’apporte l’Unesco à l’Algérie, soulignant dans ce sillage «l’importance du patrimoine pour l’Etat algérien. Preuve en est, les lois prévoyant la protection et la mise en valeur de notre patrimoine, notamment l’article 45 de la Constitution de 2016, qui stipule que le patrimoine culturel national matériel et immatériel dont l’Algérie œuvre à sa sauvegarde ». D’autre part, le ministre de la Culture a appelé à reconsidérer la loi 98.04 sur les secteurs protégés. « Il est nécessaire d’imposer des sanctions plus sévères aux voleurs et aux saccageurs de sites patrimoniaux, afin de parvenir à une plus grande harmonie des conventions internationales », a-t-il affirmé.


Nécessaire révision de la loi 98.04
Le ministre de la Culture a insisté sur le problème de la réhabilitation des villes patrimoniales culturelles, afin de « fournir des conditions de vie convenables pour les habitants de ces villes, ainsi que de les sensibiliser à l’importance de les préserver, ce qui évitera leurs déménagement». Il faut atteindre cette qualification selon les normes de l’Unesco. Ceci est réalisable grâce à l’intégration de nombreux secteurs du gouvernement et de la société civile », a-t-il dit.
Quant à Mourad Bouteflika, Directeur de la Conservation et la restauration du patrimoine culturel, il a abordé l’importance de l’organisation de cette rencontre qui a pour but la préservation et la revitalisation de ces villes historiques. «Car protéger ces monuments et ces sites patrimoniaux constitue une étape pionnière dans la conservation du patrimoine dont le premier rôle est la mise en valeur de l’identité culturelle des peuples », a-t-il confié.
Nada El Hassan, chef d’unité des Etats arabes, Centre du patrimoine mondial de l’Unesco, a mis en exergue l’importance de la Casbah pour l’Algérie, en particulier, et le monde, en général. Rappelant son enregistrement comme patrimoine mondial en 1992. « Je propose une approche globale qui place la Casbah dans un cadre plus large pour son développement social et économique et cela dans le cadre du Plan des Nations unies pour le développement durable», a-t-elle fait savoir.
Par ailleurs, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme, et de la Ville, Abdelwahid Temmar a, de son côté, estimé que «la coexistence urbaine qui caractérise les villes historiques n’existe pas dans les villes modernes. Il faut préserver la beauté architecturale de la ville ». Dévoilant le projet de restauration de la rue Belouizdad et les façades des anciens quartiers, en attendant de développer ces opérations pour d’autres quartiers.
Il est à rappeler que le programme de cette rencontre internationale sur la conservation et la revitalisation de la Casbah d’Alger s’étalera jusqu’à demain soir, à l’hôtel El Aurassi, avec des présentations des experts internationaux qui exposeront des expériences dans la restauration de leurs villes patrimoniales.

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CultureMon, 22 Jan 2018 06:00:00 +0100
Recueil / «Afrique littéraire» de Benaouda Lebdaï : Entre l’échange et le coup de cœurhttp://reporters.dz/index.php/culture/item/91225-recueil-afrique-litteraire-de-benaouda-lebdai-entre-l-echange-et-le-coup-de-coeur http://reporters.dz/index.php/culture/item/91225-recueil-afrique-litteraire-de-benaouda-lebdai-entre-l-echange-et-le-coup-de-coeurRecueil / «Afrique littéraire» de Benaouda Lebdaï : Entre l’échange et le coup de cœur
L’ouvrage, paru aux éditions Enag, est une invitation à découvrir les auteurs africains et leurs littératures. Chaque entretien est suivi par une réflexion critique de l’auteur, universitaire et critique littéraire, qui intervient régulièrement dans la…


«L’Afrique littéraire – Entretiens, réflexions critiques» de l’universitaire Benaouda Lebdai est paru, en octobre dernier, aux éditions Enag. Il s’agit d’un recueil d’entretiens avec Maïssa Bey, Calixthe Beyala, Tahar Bekri, Rachid Boudjedra, Dennis Brutus, Ryad Girod, Rachid Mimouni, Tierno Monénembo, Abdelkader Djemaï, Kangni Alem, Victor Bouadjio, Mohamed Fellag, Julien Kilanga, Fadéla M’rabet, Boualem Sansal, Nadia Sebkhi, Jamal Mahjoub, André Brink, David Medalie, Lenrie Peters, Véronique Tadjo, Aminata Sow Fall, Zoe Wicomb, Malika Mokeddem, Samir Toumi et Abdourahman Waberi. Le jeu des questions/réponses est accompagné et suivi de réflexions critiques soit sur l’écrivain interviewé, soit sur d’autres écrivains comme Kateb Yacine, Alain Mabanckou, Assia Djebar, Maurice Tarik Maschino, Nadine Gordimer, Chinua Achebe, Doris Lessing, Hamid Skif, Gabriel Okoundji, Felwine Sarr ou Chimamanda Ngozi Adichie. Dans sa préface, l’auteur qui est un passionné de l’Afrique et de ses littératures et qui intervient régulièrement dans la presse par des articles critiques, explique que «le désir de rencontrer les romanciers africains, ces conteurs postcoloniaux s’est imposé à moi naturellement pour discuter, échanger et partager des passions communes, celles des mots». Benaouda Lebdaï estime également que cet ouvrage, qui s’adresse aussi bien aux universitaires et chercheurs qu’aux lecteurs curieux et passionnés par la littérature africaine, « est une conséquence logique de toutes ces rencontres humains, textuelles et d’études critiques». Il est le résultat de «rendez-vous littéraires que j’ai eues avec ces romancières et ces romanciers d’exception au fil des années» ; des rendez-vous qui ont eu lieu à Alger, Tamanrasset, Paris, Casablanca, Angers, Malte, Djanet, Cape Town, Banjul, Gaborone, Dakar, Glasgow et Montpellier. Tout en positionnant ses entretiens entre «l’échange» et le «coup de cœur», l’universitaire souligne, toujours dans la préface, que les auteurs «se sont livrés dans des contextes, non de travail de promotion, mais à partir d’un désir de discussion, et je pense par amitié», relevant ainsi la relation de «confiance» et le cadre (ou l’atmosphère) dans lequel se sont exprimés ces écrivains. Par ailleurs, au-delà de la rigueur de l’universitaire et du critique, Benaouda Lebdaï exprime, dans ce livre, son amour pour la littérature africaine et ses auteurs, et la partage avec nous autres lecteurs. Un ouvrage passionnant qui nous introduit à la fois dans l’univers de l’auteur et dans son œuvre. Il nous livre la vision du monde des auteurs, leurs engagements, leurs positions ou prises de position, leurs points de vue, leurs regards sur le monde dans lequel ils vivent, et sur lequel ils réfléchissent en produisant des fictions. Des fictions dans lesquelles se cristallisent un imaginaire et une langue. Où se livre et se raconte l’humain. Somme toute, «L’Afrique littéraire», faisant suite à «Ecrivains africains» (éditions Ebena), est un ouvrage riche en informations, en découvertes ; il est une invitation à aller plus loin dans la découverte des littératures postcoloniales africaines à travers ses créateurs et ses romanciers.

«L’Afrique littéraire –Entretiens, réflexions critiques» de l’universitaire Benaouda Lebdaï. Recueil d’entretiens, 328 pages, éditions Enag, Alger, 2e semestre 2017. Prix : 750 DA.

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CultureMon, 22 Jan 2018 06:00:00 +0100
Vente-dédicace de la sociologue Feriel Bouatta à la librairie des Beaux-arts : «Islamo-féminisme » ou comment aborder les textes religieux à travers une lecture de femmehttp://reporters.dz/index.php/culture/item/91224-vente-dedicace-de-la-sociologue-feriel-bouatta-a-la-librairie-des-beaux-arts-islamo-feminisme-ou-comment-aborder-les-textes-religieux-a-travers-une-lecture-de-femme http://reporters.dz/index.php/culture/item/91224-vente-dedicace-de-la-sociologue-feriel-bouatta-a-la-librairie-des-beaux-arts-islamo-feminisme-ou-comment-aborder-les-textes-religieux-a-travers-une-lecture-de-femmeLa librairie des Beaux-arts, située à Didouche-Mourad à Alger, a accueilli samedi dernier la vente-dédicace du livre «Islamo-féminisme, des femmes relisent les textes religieux », de l’auteure Feriel Bouatta, doctorante en sociologie à l’université de…


La vente-dédicace s’est déroulée dans une ambiance conviviale et chaleureuse où la jeune sociologue, tout en signant son ouvrage, a échangé avec les personnes présentes sur différentes thématiques.
Sourire aux lèvres, Feriel Bouatta confie : « J’ai été agréablement surprise, car je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait autant de monde. Il y a eu autant de femmes que d’hommes. Les femmes étaient intéressées par l’aspect de la dimension féministe, tandis que les hommes étaient plus intéressés par l’aspect d’érudition et de la déconstruction du texte coranique. C’était très intéressant d’échanger avec les personnes selon ses deux perspectives.» Elle ajoute, à propos de cette vente-dédicace : « Je tiens à remercier la librairie des Beaux-arts grâce à laquelle nous avons pu faire ce type d’évènement. On a été très bien accueillis aussi bien moi que les gens qui sont venus acheter mon livre. » A propos de l’intitulé de son livre et de la thématique centrale qu’il aborde, elle explique : « Je ne pense pas que cela soit antinomique. Ce sont certaines femmes et intellectuelles musulmanes qui se sont revendiquées du féminisme. Je pense que le féminisme n’est pas l’unique produit de l’Occident ou de l’Orient. Il s’accole aux cultures locales et au contexte géographique.
En vérité, le féminisme développé en France n’est pas le même que celui qui est développé au Etats-Unis ou en Egypte. » Concernant la jonction entre l’islam et le féminisme, «l’islam est pluriel. Le féminisme peut être, antinomique avec une vision fondamentaliste, type salafiste, mais il y a des visions qui sont très ouvertes vers le monde. Tout dépend finalement de la manière dont se fait la lecture du Coran ». Elle précise à ce sujet que «la question que l’on devrait se poser est quelle est leur lecture de l’islam ? Parce qu’elles refusent d’avoir des lectures monolithiques et univoques de l’islam. En disant qu’il y a des mésinterprétations et que nous apportons notre interprétation. Celle-ci est étudiée avec des perspectives à travers une perspective féministe et qui cherche le message final qui est l’égalité entre hommes et femmes ». Ainsi, les lecteurs pourront découvrir dans l’ouvrage publié par les éditions Koukou différentes problématiques posées à l’instar de « Quelle est la nature de cette lecture ? » « Quels sont les référents auxquels elle se rapporte ? » « Est-elle en rupture totale avec les interprétations produites par les hommes et qui s’expriment dans les législations en vigueur ou bien cherche-t-elle le consensus et le compromis avec les tenants de l’islam dominant ? » C’est à toutes ces questions que ce livre tente de répondre tel qu’il est précisé dans le 4e de couverture. «Islamo-féminisme, des femmes relisent les textes religieux » de Feriel Bouatta. Editions Koukou. 500 DA 

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CultureMon, 22 Jan 2018 06:00:00 +0100
Spectacle : La 5e édition de «Fouara Show» reportée à févrierhttp://reporters.dz/index.php/culture/item/91176-spectacle-la-5e-edition-de-fouara-show-reportee-a-fevrier http://reporters.dz/index.php/culture/item/91176-spectacle-la-5e-edition-de-fouara-show-reportee-a-fevrierSpectacle : La 5e édition de «Fouara Show» reportée à février
La 5e édition des Journées nationales du one man show de Sétif -«Fouara Show» -, prévue initialement du 21 au 25 janvier, a été reportée au mois de février, et ce, pour des raisons administratives,…

La ville de Sétif, qui devait accueillir dès aujourd’hui, les Journées nationales du one-man-show «Fouara Show», devra patienter encore quelques jours, selon l’organisateur de l’événement, Toufik Mezaâche, qui nous a affirmé que cette décision «me dépasse ». « Le maire de Sétif a voulu retarder cet événement le temps de régler la paperasse », a-t-il ajouté. Il confie à ce propos que « ce report se déroule dans une ambiance amicale et sereine avec le maire de Sétif qui s’est engagé avec nous dès le départ. Comme vous le savez, c’est une nouvelle APC avec une nouvelle équipe, chaque mairie a sa manière de faire. D’habitude, je fais beaucoup de bruit, car on n’annule pas un événement important à cinq jours de son ouverture », mais cette fois, a-t-il tenu à préciser, «le maire m’a convaincu en me disant de patienter une vingtaine de jours juste le temps de régler quelques paperasses en ce qui concerne l’office de la culture et du tourisme de Sétif ». Notre interlocuteur nous confirme que le programme de cette 5e édition sera maintenu tel qu’il avait été annoncé lors de la conférence de presse qui s’est déroulée il y a quelques jours à Alger : «Nous garderons le même concept et tout ce qui été dit lors de la conférence de presse, parce que c’est l’âme de «Fouara show». Les artistes seront tous présents à cette rencontre. » Il ajoutera que «j’ai pris des engagements avec des artistes et des gens qui viennent de Tunisie, alors je ne changerai absolument rien, je me suis excusé auprès de ces derniers en leur expliquant la situation et en leur demandant de patienter le temps de régler les choses, car cette situation me dépasse.»

 

Programme maintenu à l’identique
Les quatre Tunisiens invités à ces journées rendront hommage à Ain El Fouara qui a été récemment vandalisée : «Ils viennent à chaque fois avec un nouveau spectacle, cette année je les ai invités aussi à Cirta Show et comme il y avait eu l’événement de Ain El Fouara, ils ont pris l’initiative de rendre hommage à cette fontaine. Comme ils l’ont affirmé, elle est aussi connue en Tunisie. A cette occasion, ils présenteront une performance sous forme poétique en ode à cette femme dans l’eau qui représente la vie et la beauté », explique Toufik Mezaâche.
Pour rappel, le programme qui s’étalera en cinq journées s’ouvrira avec les Tunisiens qui accompliront des dessins sur sable et un récital poétique en hommage à Ain El Fouara. Un hommage spécial sera également rendu au défunt comédien et ancien député Ahmed Benbouzid, connu sous le nom d’artiste «Atallah», lors d’une cérémonie animée par l’artiste Fayçal Karkour, pour honorer la carrière exemplaire du défunt artiste. L’humoriste Saber Ayeche clôturera cette journée d’ouverture en montant sur scène en interprétant son spectacle sur le thème « Tous pour une ville propre».
La deuxième journée abritera une rencontre sur l’expérience du one man show en Algérie, présidée par le metteur en scène Khaïder Kmida de Biskra. Un spectacle sera ensuite présenté par l’humoriste de Skikda Bouha Sif Eddine. Le lendemain une rencontre sera également organisée par le metteur en scène Rabie Guechi sur le « One Man Show, entre improvisation et créativité ». Suivra à la fin de la journée, l’humoriste Taher Safir de Biskra.
Le metteur en scène et directeur du théâtre régional d’El Eulma, Sofiane Atia, organisera lui une rencontre sur «le One Show ». Un spectacle sera ensuite présenté par l’artiste Mourad Saouli de Sétif. L’événement se déplacera aussi à la cité universitaire avec des représentations en Off. La soirée se terminera avec un show de l’humoriste Hassan El Zenasni. Le nouveau spectacle « El Guesra » de l’association culturelle « El safir » de Constantine et celui de Toufik Mezzache clôturerons la 5e édition de Fouara Show.
Des ateliers de formation feront aussi partie de la manifestation et dureront trois jours successifs, animés par des spécialistes pour une cinquantaine de stagiaires amateurs. Il est à savoir que tous les spectacles seront abrités par la maison de la culture de Sétif et les ateliers au théâtre communal de la région.

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CultureSun, 21 Jan 2018 06:00:00 +0100
Musée de la commune : Une commission mixte entre l’Intérieur et la Culture pour peaufiner le projethttp://reporters.dz/index.php/culture/item/91175-musee-de-la-commune-une-commission-mixte-entre-l-interieur-et-la-culture-pour-peaufiner-le-projet http://reporters.dz/index.php/culture/item/91175-musee-de-la-commune-une-commission-mixte-entre-l-interieur-et-la-culture-pour-peaufiner-le-projetUne commission mixte, entre les ministères de la Culture et de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, sera mise sur pied pour examiner l’ensemble des aspects relatifs à la création du musée…

Ainsi, en application du mémorandum d’entente signé jeudi passé, entre les ministères de l’Intérieur et de la Culture, une commission mixte sera mise en place avec pour mission l’examen des aspects réglementaires et juridiques relatifs à la création de ce musée «qui sera implanté à Alger», a précisé Azzeddine Mihoubi à l’APS.
Ce musée sera un apport supplémentaire «pour la conservation de la mémoire», permettant de retracer l’histoire de la commune et l’évolution de l’administration algérienne, a-t-il indiqué.
A rappeler qu’une convention a été signée jeudi entre les ministères de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire et de la Culture pour la création du musée communal, qui aura pour mission la préservation et la sauvegarde du patrimoine historique des collectivités locales.
Cette convention a été signée lors des travaux de la rencontre nationale d’orientation des présidents d’APW et d’APC dans le cadre de la célébration de la Journée nationale de la commune, par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui et par le ministre de la Culture, Azzeddine Mihoubi. Il est à noter que les festivités de célébration de la 51e Journée de la commune, avaient été célébrées au Centre international des conférences (CIC) du Clubs-des-Pins, avec pour objectif de consolider la cohésion entre les élus à la tête des collectivités locales et les hautes autorités de l’État. De nombreux défis à relever ont été évoqués dans ce domaine stratégique.
Des enjeux rappelés dans le message du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui a notamment souligné dans son discours le devoir de transmission en affirmant que «notre priorité majeure était de concrétiser la promesse faite à nos martyrs de transmettre le message, écrit, de leur sang à leurs enfants et petits-enfants et vous, il est venu aujourd’hui votre tour d’assumer votre part de responsabilité au service du citoyen et de la patrie ».

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CultureSun, 21 Jan 2018 06:00:00 +0100
Clôture du 6e Festival des musiques du XXe siècle à Alger : Mohamed Iguerbouchen à l’affiche de l’édition 2019http://reporters.dz/index.php/culture/item/91174-cloture-du-6e-festival-des-musiques-du-xxe-siecle-a-alger-mohamed-iguerbouchen-a-l-affiche-de-l-edition-2019 http://reporters.dz/index.php/culture/item/91174-cloture-du-6e-festival-des-musiques-du-xxe-siecle-a-alger-mohamed-iguerbouchen-a-l-affiche-de-l-edition-2019Le 6e Festival des musiques du XXe siècle, créé par l’association «Echanges culturels en Méditerranée » (Ecume), a pris fin vendredi soir à Alger, avec un spectacle animé par les duos «Icarus» d’Espagne et «In…

Accueilli à l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh, ce festival regroupe des musiciens du réseau des Ecoles supérieures de musique de la Méditerranée, invités par l’association Ecume à animer une série de concerts qui restituent la musique contemporaine du XXe siècle, permettant ainsi de rappeler le génie créatif des grands compositeurs issus des pays du bassin méditerranéen.

Premiers à monter sur scène, Alfonso Padilla Lopez au saxophone et Alberto Plaza Fernandez à la guitare, animant le duo espagnol «Icarus», ont présenté un programme pour guitare et saxophone, comprenant une dizaine de pièces de compositeurs espagnols et français, dans des atmosphères solennelles, créées par la douceur des mélodies et la richesse des arrangements. Longtemps applaudi par le public, le duo espagnol, « ravi de se produire à Alger», s’est fait succédé par «In Limine», un autre duo, italien celui-là, composé par la cantatrice Vera Marenco et la pianiste Valentina Messa qui, à leur tour, ont embarqué l’assistance dans une belle croisière, à travers un répertoire pour piano et voix, fait d’une vingtaine de pièces - de courtes durées - où la beauté des airs s’est alliée à la force du verbe, dans une fusion des genres qui a permis d’apprécier la créativité des compositeurs et des poètes italiens, espagnols et français. Après près d’une heure trente de spectacle, en présence de membres des missions diplomatiques accréditées en Algérie des pays participants à l’évènement, le directeur de l’Opéra d’Alger, Noureddine Saoudi, a conjointement clos avec le président de l’association « Ecume», Omar Daniel Belli, le 6e cycle de concerts dédiés aux musiques du XXe siècle.
Le président de l’association «Ecume» a saisi l’occasion de son allocution pour déclarer au public que l’édition de 2019 mettra en valeur, entre autres compositeurs célèbres, «le grand musicien algérien Mohamed Iguerbouchen».
Organisé conjointement, les 18 et 19 janvier, par l’Opéra d’Alger et le réseau Ecume, sous l’égide du ministère de la Culture, le 6e Festival des musiques du XXe siècle vise à favoriser les échanges musicaux, autour d’une thématique annuelle, entre les musiciens du réseau des écoles supérieures de musique de la Méditerranée créé en 1987.
R. C.

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reporters.quotidientnationale@gmail.com (Reporters)CultureSun, 21 Jan 2018 06:00:00 +0100
Rencontre Unesco et ministère de la Culture sur la préservation de l’antique citadelle : Une cinquantaine d’experts au chevet de La Casbah d’Algerhttp://reporters.dz/index.php/culture/item/91132-rencontre-unesco-et-ministere-de-la-culture-sur-la-preservation-de-l-antique-citadelle-une-cinquantaine-d-experts-au-chevet-de-la-casbah-d-alger http://reporters.dz/index.php/culture/item/91132-rencontre-unesco-et-ministere-de-la-culture-sur-la-preservation-de-l-antique-citadelle-une-cinquantaine-d-experts-au-chevet-de-la-casbah-d-algerRencontre Unesco et ministère de la Culture sur la préservation de l’antique citadelle : Une cinquantaine d’experts au chevet de La Casbah d’Alger
L’objectif pour les responsables de la gestion du patrimoine algérien sera de «définir une approche intégrée et coordonnée pour la gestion et la réhabilitation de son tissu urbain ainsi que la revitalisation de son tissu…

La «conférence internationale sur la conservation et revitalisation de La Casbah d’Alger», organisée par l’Unesco et le ministère de la Culture, s’ouvre aujourd’hui, au Musée des Beaux-arts d’Alger et se poursuivra jusqu’au 23 janvier à l’hôtel Aurassi d’Alger avec l’intervention d’une cinquantaine d’experts internationaux La rencontre de trois jours, qui se déroule du 20 au 23 janvier courant, intitulée «Conférence internationale sur la conservation et revitalisation de la Casbah d’Alger», est organisée dans le cadre de la contribution de l’UNESCO à la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations unies en lien avec la conservation urbaine et sera notamment l’occasion de revenir sur l’état de conservation de la vieille ville classée sur la liste du patrimoine mondial en 1992. A ce sujet, le ministre de la Culture, Azzeddine Mihoubi, avait affirmé en marge de la cérémonie de remise officielle d’attestations aux architectes algériens pour intervenir sur les sites protégés que «la préservation de La Casbah d’Alger figurait actuellement parmi les chantiers prioritaires du pays». Le ministre de la Culture a aussi précisé que «la situation de La Casbah est un défi que nous devons relever, mais cela ne pourra se faire qu’à travers une collaboration entre les structures chargées de la préservation des sites, de la wilaya d’Alger, du ministère de la Culture, mais aussi de la société civile et tout particulièrement du monde associatif». Mettant en relief l’importance de s’inspirer des expériences étrangères dans la gestion et la restauration des sites historiques habités, Azzeddine Mihoubi a également déclaré que «la conférence internationale à laquelle participeront près de 50 experts de l’Unesco sera l’occasion de se pencher sur les expériences d’autres pays et de poser la question de la gestion des sites historiques habités».
Cette rencontre internationale, qui débutera dès ce soir (samedi 20 janvier) au Musée des Beaux-arts d’Alger, se poursuivra demain à l’hôtel El Aurassi avec plusieurs communications d’experts internationaux qui présenteront des exemples de réhabilitation de centres historiques comme Rio de Janeiro, Turin, Al-Qods et Istanbul.
L’objectif pour les responsables de la gestion du patrimoine algérien sera de «définir une approche intégrée et coordonnée pour la gestion et la réhabilitation de son tissu urbain ainsi que la revitalisation de son tissu socio-économique». Évoquant l’urgence d’une plus grande prise en charge de La Casbah d’Alger, le Comité du patrimoine mondial suit de près l’état de conservation du site qui présente de sérieuses dégradations de son intégrité physique et des défis majeurs liés à sa gestion, y compris le nombre de ses habitants qui entraîne une surpopulation

Les principaux facteurs affectant l’antique citadelle seraient, selon l’Unesco, la «dégradation de l’espace public et de ses infrastructures (assainissement, eau, électricité et gaz) pouvant causer des écroulements à effet domino», la «dégradation du tissu urbain (parcelles vides ou en ruine)» ou encore «l’absence d’entretien de l’habitat menant à une insalubrité accrue» et un «régime foncier complexe rendant difficiles les interventions publiques de conservation».
Une situation critique de La Casbah d’Alger qui a été aussi évoquée, mardi dernier, par le ministre de la Culture qui a rappelé que «La casbah fait partie des sites qui ont besoin d’une restauration et d’un entretien particuliers. Une partie importante a déjà été restaurée, notamment le vieux fort, la mosquée Ketchaoua qui a été restaurée par une société turque. Tout ce travail montre qu’il y a une volonté forte pour redonner à La Casbah la place qu’elle mérite».
Pour rappel, le secteur de la culture avait défini, dès 2012, un large programme de restauration intitulé «Plan permanent de sauvegarde et de mse en valeur du secteur sauvegardé» (PPSMVSS). Un plan placé en 2016 sous la responsabilité de la wilaya d’Alger. 

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CultureSat, 20 Jan 2018 06:00:00 +0100
3e nuit des idées, le jeudi 25 janvier à Alger : L’imagination à l’œuvre !http://reporters.dz/index.php/culture/item/91131-3e-nuit-des-idees-le-jeudi-25-janvier-a-alger-l-imagination-a-l-oeuvre http://reporters.dz/index.php/culture/item/91131-3e-nuit-des-idees-le-jeudi-25-janvier-a-alger-l-imagination-a-l-oeuvreLa Nuit des idées, événement international et participatif, est prévue, le jeudi 25 janvier 2018, et a pour thème «L’imagination au pouvoir ?». Comme l’an dernier, Alger accueillera cette manifestation, au niveau de quatre lieux…

Le programme de cette 3e édition prévoit des tables rondes, de l’animation musicale et pour enfants, une projection ainsi qu’une représentation théâtrale.
Alger participe à la troisième édition de la Nuit des Idées, une manifestation «dédiée à la circulation internationale des idées», organisée et coordonnée une première fois en France par l’Institut français, en janvier 2016, mais qui a pris «de l’ampleur», l’an dernier, puisqu’elle était devenue «participative et internationale» et avait eu lieu dans 51 pays, réunissant quelque 180 000 participants. L’Institut français renouvelle, cette année, sa belle initiative et accueille la troisième Nuit des Idées, qui aura lieu du jeudi 25 janvier à 17h au vendredi 26 janvier à 2h. Pensée comme «une grande fête, résolument internationale, festive, accessible», comme «une fête de la pensée» favorisant la circulation des idées, la Nuit des Idées 2018 a pour thème, cette année, «L’imagination au pouvoir ?». A Alger, la programmation se déclinera au niveau de quatre lieux, à savoir l’Institut français d’Alger (médiathèque et salle de spectacles), la Cinémathèque algérienne, la librairie L’Arbre à dires et les Ateliers sauvages. La librairie L’Arbre à dires (sise au 48, boulevard Sidi Yahia, Alger), accueillera, le jeudi 25 janvier à 17h30, une table ronde intitulée «Nouvelles écritures pour une nouvelle Afrique». Modérée par Amina Bekkat (professeure de littérature africaine et de littérature comparée), elle réunira Maïssa Bey (Grand Prix de la nouvelle de la Société des gens de lettres 1998 et Grand Prix du roman francophone Sila 2008), Tierno Monénembo (Prix Renaudot 2008 et Grand Prix de la Francophonie 2017), et Benaouda Lebdai (professeur de littérature africaine). La Cinémathèque algérienne (rue Larbi Ben M’hidi, Alger) proposera, à 18h, la projection du long-métrage sénégalais «Touki Bouki» de Djibril Diop Mambéty. Prix de la Critique internationale au Festival de Cannes 1973, le film s’intéresse à un homme et une femme qui aspirent à quitter leur pays pour une vie meilleure. Leurs chemins se séparent et chacun aura à choisir sa vie. La salle de spectacles de l’Institut français d’Alger abritera à 19h30, une représentation théâtrale intitulée «L’enfance à l’œuvre» (entrée sur carte d’accès, réservation : theatrelenfancealoeuvre2018.alger@if-algerie.com). Il s’agit d’une création autour de textes sur l’enfance de Romain Gary, Marcel Proust, Arthur Rimbaud et Paul Valéry. Robin Renucci, porteur de textes choisis, sera accompagné au piano par Nicolas Stavy. «L’Afrique, avenir du monde ?» est l’intitulé d’une table ronde, prévue à 22h à la salle de spectacles de l’IFA. Elle sera modérée par Nordine Azzouz (journaliste et directeur de la rédaction du quotidien «Reporters»), et animée par Christian Bouquet (professeur émérite de géographie politique et spécialiste de l’Afrique), Benaouda Lebdai, et Daho Djerbal (maître de conférences en histoire contemporaine et directeur de la revue «Naqd»). Enfin, une autre table ronde se tiendra, à 22h30 à l’espace les Ateliers sauvages, et aura pour thème «Conversations sur l’art contemporain en Afrique –l’imagination pour féconder l’avenir ?». Marie-Ann Yemsi (consultante culturelle et commissaire d’exposition indépendante), Maria Daïf (directrice de l’espace culturel l’Uzine de Casablanca), Fella Tamzali-Tahiri (artiste), et Wassyla Tamzali (fondatrice et directrice des Ateliers sauvages, auteure essayiste et ex-directrice des droits des femmes à l’Unesco, à Paris) y interviendront. La médiathèque de l’Institut français d’Alger accueillera, à partir de 20h, différentes animations, notamment des lecteurs de contes («C’est ainsi que j’imagine...» par le club littéraire Ciratrix), de la musique folklorique algérienne (Idabalen), des lectures à haute voix («Viens, je te lis mon imaginaire !», ainsi que des défis et autres énigmes à résoudre («Bienvenue au royaume de la médiathèque»). Par ailleurs et pour rappel, la Nuit des idées 2017 à Alger a eu lieu dans sept lieux dont la Cinémathèque algérienne, les Ateliers sauvages ou encore l’Institut Cervantès, mais aussi à l’Institut français d’Oran. Une exposition, des rencontres-débats, des conférences et différentes autres animations ont rythmé la Nuit du 26 janvier 2017.

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CultureSat, 20 Jan 2018 06:00:00 +0100