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lundi, 17 juillet 2017 06:00

Après deux années d’emprisonnement : Kamel Eddine Fekhar libéré

Écrit par O. YAZID
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C’est hier dimanche que le docteur Kamel Eddine Fekhar a été libéré de la prison de Berrouaghia, et ce, après deux ans d’emprisonnement qu’il a purgés successivement à la prison de Chaâbet Ennichène de Ghardaïa, puis celle d’El Menéa

, à 270 km au sud de Ghardaïa et, enfin, à la prison de Berrouaghia dans la wilaya de Médéa. Ville dans laquelle d’ailleurs il a été jugé et condamné à deux ans de prison ferme. Son ami et compagnon, Kacem Soufghalem, condamné à la même peine, a été lui aussi libéré le même jour mais de la prison d’El Menéa. Si le second a rejoint son foyer et sa famille directement à Ghardaïa après sa libération, le Dr Kamel Eddine Fekhar a, quant à lui, rejoint directement Alger où, selon son avocat, Salah Dabouz, contacté par téléphone, « il se repose avant de retourner à Ghardaïa. Il est très fatigué. Il est même épuisé par sa longue grève de la faim qui a duré pas moins de dix mois. Il a besoin de retrouver sa famille dans le calme et voir ses deux petits-enfants qu‘il n’a pas vu grandir ». A la question de savoir quand il rentrera à Ghardaïa, Salah Dabouz répond que « cette décision lui appartient. C’est lui, et lui seul, qui décidera quand il rentrera à Ghardaïa. Je ne peux répondre à sa place ». Enfin, dernière question, est-ce qu’il prévoit de rencontrer la presse, à Alger ou à Ghardaïa, Salah Dabouz affirme qu’« il est encore trop tôt de prévoir une rencontre avec la presse. De toute façon, une décision pareille ne peut être prise à la légère et surtout pas dans l’état d’épuisement dans lequel il se trouve actuellement. La priorité aujourd’hui pour lui est de se reposer et de reprendre des forces. Ensuite, avec ses avocats, il décidera lui-même de la conduite à adopter ». Pour rappel, Kamel Eddine Fekhar a été arrêté le 9 juillet 2015, à la sortie d’une mosquée à Ghardaïa, en compagnie de 27 autres personnes. Ils ont été placés sous mandat de dépôt, en marge des affrontements intercommunautaires qui secouaient la vallée du M’zab. Les faits qui leur étaient reprochés sont graves. En tout, 18 chefs d’inculpation pesaient contre eux, notamment celui d’« atteinte à la sûreté de l’État », « trouble à l’ordre public » et « incitation à la haine et à la violence ». <

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