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jeudi, 14 septembre 2017 06:00

L’hôtellerie à Alger : « Du déficit au… surplus »

Écrit par Fayçal Djoudi
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Avec le lancement de près de 200 établissements à Alger et ses environs, l’infrastructure hôtelière au niveau de la capitale connaîtra un « surplus ». Elle risque la menace de la saturation, selon Saïd Boukhelifa. Cet expert craint une baisse d’activité au moment où de nombreuses enseignes ont des difficultés à dépasser un taux de remplissage de 20 %.

Pas moins de 197 hôtels, d’une capacité globale de 39 000 lits, étaient en cours de réalisation à travers la wilaya d’Alger. Une enveloppe de 81 milliards de dinars a été allouée à leur réalisation qui créera 18 000 emplois. Cette déclaration a été faite, avant-hier, par le ministre du Tourisme et de l’Artisanat Hacène Mermouri, en marge de la visite d’inspection qu’il a effectuée à travers la capitale aux différents projets hôteliers en cours de réalisation ou en pleins travaux de modernisation. La grande partie de ces projets sont des investissements privés.
Il faut dire que le chiffre donné par le ministre témoigne de la vitalité de l’investissement en matière de tourisme. Ce qui représente une bonne nouvelle au moment où, il y a quelque temps, le débat relatif au manque d’infrastructures touristiques était souvent évoqué comme un frein au développement du tourisme en Algérie.
Cependant, la capitale a-t-elle besoin de tous ces hôtels et, surtout, à quoi servira ce grand nombre dans un espace aussi réduit qu’Alger ? Et, dans un pays, où la question du taux de remplissage est posée depuis très longtemps.
Pour rappel, selon les dernières estimations, plusieurs structures hôtelières ont des difficultés à dépasser les 20% en matière de remplissage. Un taux, qui était valable à une certaine époque où on parlait d’un tourisme d’affaires généré par les touristes d’affaires et les foires internationales. Or, ce type d’événements se raréfie, ces derniers temps, en raison de la crise.
Interrogé sur cette question, l’expert international en tourisme, Saïd Boukhelifa, est revenu sur la situation peu reluisante de ce secteur. Il a indiqué que, maintenant, « après avoir connu un déficit, la capitale connaîtra un surplus en matière d’hôtels ». Soulignant que « plusieurs ou certains hôtels connaîtront des difficultés à remplir, notamment ceux de catégorie 4 et 5 étoiles qui affichent des tarifs exorbitants ». Poursuivant son intervention, l’expert dira : « La majorité des hôtels font leur chiffre d’affaires durant les foires et les salons internationaux ». En plus, selon ses dires, ces futurs investisseurs n’ont « fait aucune étude de marché». Selon lui, Alger aurait besoin actuellement d’infrastructures hôtelières modestes, comme des trois étoiles, et surtout qui soient abordables à une clientèle lambda. 

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