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lundi, 13 novembre 2017 06:00

Situation économique et soutien à Bouteflika : Ould Abbès répond à Ouyahia

Écrit par Houria Moula
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Après la sortie d’Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND, rappelant sa fidélité au chef de l’Etat, tout en évacuant le débat autour d’un éventuel cinquième mandat, son homologue du FLN n’a pas trop attendu pour lui répliquer et réaffirmer sa fidélité à Bouteflika.

Djamel Ould Abbès, qui animait, hier, un meeting devant les candidates et militantes du parti à Draria, a déclaré que « le soutien à Bouteflika remonte à avant qu’il ne devienne Président». « C’est le FLN qui a fondé l’Etat algérien moderne en 1962, lorsque Krim Belkacem a signé les Accords d’Evian. Et certains sont dérangés de nous voir rassembler les Algériens de Jijel à Oran et de Tamanrasset à Tizi-Ouzou », a ajouté d’emblée Ould Abbès. Estimant que les critiques dont fait l’objet son parti ne pourront jamais complexer ses militants. Bien au contraire, « c’est nous qui les complexerons, pas eux », a-t-il dit. Et d’ajouter qu’« il n’y a que le FLN qui peut rassembler l’ensemble des Algériens ». Des propos visant à défier Ouyahia sur la suprématie de l’ex-parti unique sur la scène politique. D’ailleurs, Djamel Ould Abbès ira jusqu’à déclarer que « la prochaine loi de finances 2018 sera adoptée par la volonté et le quitus du FLN ». Sur le plan économique, l’orateur a réagi aux propos d’Ouyahia, invitant les Algériens à ne pas paniquer malgré la crise qui frappe de plein fouet le pays. Djamel Ould Abbès estime qu’il n’y a pas à craindre pour l’avenir, car il y a encore de l’argent dans les caisses de l’Etat, défiant ainsi le secrétaire général du RND et néanmoins Premier ministre qui ne cesse de crier que n’était le recours au financement non conventionnel, le gouvernement n’aurait pas de quoi payer les salaires des travailleurs pour le mois en cours. « Il y a de l’argent pour payer les travailleurs. Oui, l’argent existe et personne ne peut vous tromper », a-t-il insisté. Une déclaration qui, pour le moins, va carrément à contresens des affirmations du Premier ministre. Mais, il faut admettre qu’Ould Abbès ne semble pas bien mesurer la teneur de ses dires dans le sens où ils remettent en cause l’argument du gouvernement dans son recours à la planche à billets pour financer l’économie nationale. Ouyahia en avait, pour rappel, fait la principale arme de défense face aux critiques de l’opposition et des économistes quant aux risques et conséquences négatives de cette solution jugée « de facilité». Se voulant plus rassurant, le secrétaire général de l’ex-parti unique appelle les Algériens « à éviter la panique » car, a-t-il ajouté, « l’Etat est debout tant que le président Bouteflika est là». « Les acquis sociaux seront préservés et les travailleurs ne seront pas mis au chômage », dira en substance Djamel Ould Abbès, rendant un hommage au président de la République, « grâce à qui », l’Algérie a anticipé la crise en remboursant ses dettes extérieures. Ce n’est pas tout. Sur la question de l’éventualité d’un cinquième mandat, Ould Abbès va provoquer davantage Ouyahia, qui déclare son soutien, mais préfère se concentrer sur les élections locales. « Le FLN porte le n° 5 durant ces élections, et on ajoutera ultérieurement un autre 5 », a-t-il lâché.

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