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mardi, 05 décembre 2017 06:00

Conflit des aciéries Piombino/Gel des comptes bancaires du groupe algérien : Cevital dans la tourmente en Italie

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Les comptes bancaires crédités au nom des aciéries Aferpi - Acciaierie e Ferriere di Piombino - propriété du groupe Cevital, ont été gelés suite à une décision du commissaire Piero Nardi.

Ce dernier, chargé par le gouvernement toscan de suivre la reprise des activités du site sidérurgique, « sauvé » une première fois de la faillite par le même Cevital, qui l’a racheté en 2014 pour 300 millions d’euros, reproche au repreneur de n’avoir pas, à ce jour, honoré ses engagements à relancer l’activité. Cevital avait promis que les aciéries seraient opérationnelles en mars 2015, sauf que depuis, les objectifs opérationnels ont été décalés à la fin de la même année, avec un rythme de production envisagée de 56 000 tonnes en octobre, puis de 79 000 tonnes en novembre. Depuis, le calendrier n’a pas été respecté. Il est également reproché à Cevital de ne pas avoir tenu sa promesse d’investir quelque 700 millions de dollars sur deux ans - 2017 à 2019 – et même de chercher un repreneur à l’aciérie. Sur ce point, le ministre du Développement économique Carlo Calenda a même réagi à cette « intention» en parlant de spéculation de la part de Cevital qui refuse de lâcher le site pour moins du double de sa mise.
« Quand Rebrab dit qu’il est prêt à céder le site si quelqu’un lui donne plus de deux fois de ce qu’il a mis, franchement, ça s’appelle de la spéculation, et nous n’allons pas le suivre là-dessus», s’est emporté M. Calenda, cité par les médias italiens alors qu’il présidait une conférence économique en région toscane. Pour sa défense, le groupe Cevital, par la voix de son président exécutif, Saïd Benikene, a confirmé que cette décision était « liée à des poursuites pénales » demandée par le commissaire M. Nardi. « Cette décision de geler nos comptes n’est pas liée à nos manquements vis-à-vis des banques ou des tiers ; nous avons d’ailleurs immédiatement contesté ces sanctions car l’interruption des activités n’était que partielle et, surtout, elle est la conséquence directe du refus par l’Algérie de nous laisser expatrier nos avoirs en devises, ce qui est un cas de force majeure », s’est-il défendu. Interrogé par l’agence italienne d’information Ansa, M. Benikene affirme que « cette sanction n’a alors pas lieu d’être » et d’expliquer que la « saisie de nos comptes bancaires par le commissaire de Lucchini est liée à des requêtes pénales décidées il y a quelques jours unilatéralement par ce dernier, et ce, pour interruption de la production ». Ce qui, selon lui, « n’a pas été confirmée par une enquête judiciaire ». « C’est une indication sur la volonté de rendre nos paiements de salaires et des fournisseurs difficiles au cours des prochains mois», dénonce-t-il. Mais il n’en demeure pas moins que M. Calenda fait pression sur M. Rebrab pour « lâcher prise », non sans admettre que « Cevital est conscient de ne pas être en mesure de procéder à toute revente sans le soutien du gouvernement [italien]».
Il cite l’un des repreneurs qui avait proposé à Cevital, en août dernier, une « bouchée de pain» pour racheter les aciéries : le sidérurgiste indien Sajjan Jindal JSW Steel avait offert 100 millions d’euros, selon le quotidien India Times, alors que Cevital avait mis sur la table 300 millions d’euros. La seule possibilité aux mains du gouvernement italien, c’est celle de déclarer « l’insolvabilité potentielle » du site et la proposer, de nouveau, à la vente.

Dernière modification le mardi, 05 décembre 2017 12:55

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