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jeudi, 16 février 2017 06:00

Justice / Affaire des incidents de Ghardaïa : Les appréhensions de la défense

Écrit par  HICHEM L.
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Le renvoi devant le tribunal criminel, avant-hier, du dossier relatif à l’affaire de Ghardaïa, où plusieurs dizaines de personnes sont emprisonnées depuis 18 mois, n’est pas pour satisfaire la défense.

Ainsi, les membres du collectif des avocats, dont Maîtres Dabouz, Bouchachi, Ahmine, Abtout, Badi Oubekka et Mellah, estiment que « c’est une fuite en avant » des pouvoirs publics. Me Salah Dabouz a souligné que ce renvoi devant le tribunal criminel d’un dossier resté en suspens durant près de deux ans, même s’il est légal au vu de la loi, reste tout de même curieux. Il pense que la décision de traiter le dossier répond à un seul objectif, à savoir « justifier la détention des détenus durant toute cette période», avec, fort probablement « une requalification des faits ». Ceci dit, précise l’avocat, « on peut se retrouver avec des accusations portées contre certains députés et pas contre d’autres ». Il considère, par ailleurs, ce traitement subi et soudain « de réponse aux instances internationales qui s’intéressent depuis un moment à ce dossier». Me Dabouz pense aussi que la célérité avec laquelle l’affaire a été enrôlée puis renvoyée devant le tribunal criminel dénote que l’affaire «dérange». Ajoutant que le collectif d’avocats s’attend d’ores et déjà « à un jugement rapide » et que Dr Fekhar, en grève de la faim depuis le 3 janvier écoulé, « est dans son plein droit de solliciter les instances internationales » du fait que « ses droits ont été bafoués ». « Kameleddine Fekhar conteste une instruction faite uniquement à charge. Il conteste, aussi, d’autres violations de ses droits pour lesquels il n’a obtenu aucune réponse à ses multiples plaintes », a rappelé Me Salah Dabouz. Le collectif a relevé que lors du traitement du dossier par la chambre d’accusations, « plusieurs irrégularités ont été constatées », et ce, « depuis la décision de l’arrestation de ces citoyens jusqu’à son enrôlement devant la chambre d’accusation ». Il a ajouté que cette affaire « éminemment politique » s’est embourbée dans une gestion « illégale ». « Nous avons constaté que l’Exécutif pèse de tout son poids pour influencer la justice dans la prise de décision », a dit Me Dabouz, avant de souligner que les avocats de la défense ont mis en avant « la manipulation des services de sécurité par l’Exécutif dans le cadre de cette affaire ». 

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