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mercredi, 28 décembre 2016 06:00

Consommation : L’offre abondante ne fait pas baisser les prix des fruits et légumes

Écrit par  MAHMOUD CHAAL
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« Les marchés des fruits et légumes sont inondés en quantité et en qualité. Les fruits et légumes ne se vendent mâme pas, tellement la production est très importante.

Je ne comprend pas la flambée des prix dénoncée par les consommateurs ». Tels sont les propos de Mohamed Medjbar, président de la Commission nationale des mandataires en fruits et  légumes.

Selon notre interlocuteur, les augmentations relevées sur le marché de détail ne sont pas justifiées, d’autant plus que l’abondance des fruits et légumes dans les marchés de gros devront influer à la baisse des prix. A titre d’exemple, la pomme de terre de saison était vendue hier entre 35 à 40 DA, la carotte entre 25 et 30 DA. Pour les fruits, l’orange est vendue entre  50 et 100 DA, la mandarine « la clémentine» est lcédée à partir de 60 DA. Ces prix, selon le président de la CNMFL, sont raisonnables. «Les prix vont encore baisser durant ce mois de janvier, avec l’arrivée des grosses quantités sur le marché de certains produits à l’image de la pomme de terre et de la tomate cultivée dans la région de Biskra », promet Mohamed Medjbar qui regrette toutefois l’enlisement des prix de certains produits importés à l’image de la banane et de la pomme. « La banane est vendue à 400 DA/kg, alors qu’elle était cédée à 70 DA», constate-t-il expliquant que cette situation est dictée par les quotas fixés à l’importation.
Par ailleurs, il tente de rassurer les consommateurs en déclinant une règle non écrite dans le jargon des marchés de gros. « Lorsque les fruits légumes sont premiums, les prix sont sensiblement élevés parce que le marché n’est pas suffisamment alimenté. Les prix deviennent normaux lorsque le marché reçoit de grosses quantités. En d’autres termes, les prix remontent parce que la production diminue, les fruits et légumes se raréfient», nous fait savoir le représentant des mandataires.
Toutefois, il estime que la flambée des prix relève de la direction de contrôle des prix. « Le contrôle des prix doit être fait auprès des détaillants qui ne respectent pas la marge bénéficiaire fixée par la loi », souligne-t-il, constatant une défaillance à ce niveau. D’après lui, « les prix sont certes libres, mais le contrôle doit être régulier sur l’application des règles du commerce qui fixent la marge bénéficiaire aux détaillants ». Pour sa part, le président de l’Association nationale des commerçants et artisans (ANCA), Hadj Tahar Boulenouar, nous a indiqué que les prix des fruits et légumes durant ce mois de décembre sont comparables à ceux de l’année écoulée. « Il n’y a pas une grande différence entre les prix actuels par rapport à la même période de l’année 2015 », insiste Boulenouar qui partage le même constat que celui du président de la commission des mandataires algériens. Selon notre interlocuteur, «les prix des fruits et légumes reviendront à la normale dès l’arrivée imminente des grosses quantités sur le marché. Les dernières pluies ont empêché les agriculteurs d’approvisionner les marchés de gros. La terre est boueuse, la cueillette devient impossible.» Mais sur le marché du détail, c’est une autre histoire. Les prix affolent les ménages dont le portefeuille est mis à rude épreuve. 

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