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jeudi, 16 février 2017 06:00

Investissement : Le Groupe saoudien Radiola investira 15 milliards de dollars

Écrit par  Fella Midjek
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Le Groupe saoudien Radiola investira dans trois projets liés au phosphate algérien, dont le plus important coutera 15 milliards de dollars avec les Groupes publics Asmidal et Manal (Manadjim El Djazair) dans l’extraction minière, a affirmé hier à Alger le président du Conseil d’affaires algéro-saoudien, Raid Ahmed Al Mazroue en marge de la 10e session de ce conseil.

Parmi les huit protocoles d’accord signés hier entre des entreprises nationales et saoudiennes, « la société saoudienne Radiola spécialisée dans l’extraction du phosphate, dans les différentes industries de dérivés de ce minerai et les infrastructures de base comme le port, le rail et autres infrastructures pour le transport des produits dérivés du phosphate, investira à elle seule un total de 15 milliards (Mds) de dollars, et ce, dans un seul projet en partenariat avec les sociétés algériennes Asmidal et Manal », a expliqué M. Al Mazroue.
En effet, l’Algérie possède un gisement de plus de 2 milliards de tonnes de phosphate, dont plus de 15 millions de tonnes vont être transformées sur différents sites, dont ceux d’Oued Kebrit (Souk Ahras) et de Laouinet (Tébessa) où ce minerai sera transformé en 1,5 million de tonnes d’acide phosphorique et autres dérivés.
L’acide phosphorique sera également transformé en engrais DAP (Diammonium Phosphate) (3 millions de tonnes). C’est le deuxième projet ayant fait l’objet de signature, hier, moyennant en parallèle la transformation du gaz naturel en ammoniac pour la fabrication de 9 millions de tonnes de produits DAP dont 300 000 à 400 000 tonnes seront utilisées localement et le reste sera exporté à partir du port d’Annaba. Les marchés européen, nord-américain et sud-américain sont demandeurs de ces matières. Pour l’instant, il est prévu la fabrication d’un million de tonnes de phosphate plus des engrais azotés. La production devra commencer la fin de 2019, selon les prévisions.
L’investissement est de plus de 5 milliards de dollars, en dehors de l’investissement réservé aux mines. S’agissant des emplois, 5 000 recrutements sont prévus pour la construction en plus de 2 000 autres emplois directs. Pour rappel, trois accords de partenariat entre le Groupe indonésien Indorama et les groupes nationaux Asmidal et Manal ont été signés déjà en 2016 pour un montant de 4,5 milliards de dollars.
Toujours dans le développement minier et la transformation du phosphate, le Groupe Manal a signé avec Radiola pour la création d’une société mixte pour l’extraction, l’exploitation et la commercialisation du phosphate de la mine de Djebel El Onk (Tébessa). Les Saoudiens ne s’arrêteront pas là puisque le projet d’une cimenterie répondant aux normes internationales circule.
L’opérateur saoudien Abdelaziz Fadel a insisté sur la concrétisation de ce projet en Algérie. Le plus important producteur national est le Groupe Gica avec lequel il serait jusqu’à hier en négociations, mais d’autres producteurs privés seraient également en course, selon des indiscrétions.


Tonic Industries signe pour 108 millions d’euros
Les autres projets sont « petits » dont le coût de l’investissement varie entre 10 et 100 millions de dollars, dont celui de la fabrication de papier, selon M. Al Mazroue.
C’est le cas de ce projet « important » portant sur la fabrication de papier, signé entre Tonic Industrie, appartenant au Groupe public Divindus, et le saoudien Warak El Sanawbar.
Il s’agit dans une première étape de réhabiliter l’usine actuelle, d’ici six mois, pour passer d’une capacité de 20 000 à 80 000 tonnes pour un montant d’investissement de 8 millions d’euros. La 2e étape consiste en la réalisation d’une nouvelle unité pour atteindre un total de 220 000 tonnes/an pour 100 millions d’euros, selon Djamel Mana, président du conseil d’administration du Groupe Algeria Chimical Specialistes (ACS). L’objectif est d’arriver à une production de 300 000 tonnes annuellement, a-t-il ajouté. L’entrée en production est prévue début 2020 au plus tard.


Des projets de services hôteliers et médicaux
Les trois autres projets concernent un protocole d’accord entre l’entreprise algérienne de boissons Benafaa et la société saoudienne Abr Al Khalidj et Arab Tidjara pour l’exportation de fruits et légumes d’Algérie vers l’étranger. L’autre accord a été émargé entre IRIS JC Industrie et le Groupe Al Mordjane dans le domaine de la gestion et l’industrie hôtelières. Les deux dernières signatures, qui sont en fait étroitement liées, ont réuni le saoudien docteur Ahmed Othmane Al Kassabi, représentant de la société ATS, et docteur Amina Aissani, directrice générale du Centre de diagnostic médical Azur Medical, faisant ainsi d’elle son représentant officiel en Algérie. Demain se clôturera la 10e session du Conseil d’affaires algéro-saoudien par la réunion ministérielle et la signature d’autres protocoles d’accord, selon le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb, qui devra annoncer le montant total des investissements algéro-saoudiens. Entre 2002 et 2015, les deux pays ont totalisé 16 projets communs dans les domaines pharmaceutiques, chimiques, industries agroalimentaires, le ciment, les transfo-électriques, les services et le tourisme, a-t-il signalé dans son allocution sans donner le montant. 

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