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dimanche, 12 mars 2017 06:00

Programme de production de 4 025 mégawatts d’énergie verte : Sonatrach en tête de pont pour le méga projet

Écrit par  Kahina Sidhoum
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Le patron de la Compagnie de l’engineering de l’électricité et du gaz (CEEG), filiale du groupe Sonelgaz, a confirmé la récente déclaration du ministre de l’Energie Noureddine Bouterfa sur le lancement prochain de l’appel d’offres relatif au projet solaire photovoltaïque de l’Algérie de 4.025 MW.

Mohamed Arkab a, en effet, indiqué à Washington, en marge du forum international consacré au développement de l’investissement dans le secteur énergétique en Afrique (Powering Africa Summit), que cet appel sera lancé entre la fin du mois de mars courant et le début d’avril prochain.
M. Arkab a également donné de nouvelles indications sur la nature de la participation des opérateurs énergéticiens qui seront retenus pour ce projet de plusieurs centrales de 100 MW chacune à Béchar, El Oued, Ouargla, Biskra, Djelfa et Msila. Ce sera du « 51/49 », a-t-il signalé selon la règle d’investissement en vigueur depuis la loi de finances complémentaire de 2009. Une information qui devrait relancer le débat sur cette règle que plusieurs experts et patrons privés souhaitent abroger ou modifier pour les projets dits « stratégiques » - comme ceux de l’investissement dans le renouvelable et la transition énergétique que l’Etat algérien veut réaliser - pour sortir de la trop forte dépendance des hydrocarbures.
Le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb, a, lui-même, évoqué la possibilité de « nuancer » la « 51/49 » disant qu’elle n’est pas un écrit sacré. Mais au vu de ce que vient de déclarer le responsable de la CEEG à l’APS à Washington, ce ne sera pas le cas pour ce projet solaire dans lequel Sonatrach, a précisé M. Arkab, sera présente à hauteur de 40% pour chaque projet. Le groupe interviendra donc en tant qu’actionnaire principal au côté de Sonelgaz et d’entreprises publiques et privées nationales, qui, toutes détiendront 11% des parts.
Le taux de participation maximal au capital de chacune des sociétés de projet est limité à 6% pour les entreprises privées algériennes, a relevé le patron de la CEEG. Le financement de chaque projet de centrale solaire sera assuré, d’après lui, à 30% par « les fonds propres des actionnaires et à 70% par emprunt bancaire ».
Le projet, rappelle-t-on, est scindé en trois lots de 1 350 MW. Il est constitué aussi de deux parties, l’une industrielle et qui consiste à installer dans le pays des capacités de fabrication des équipements nécessaires aux centrales solaires, l’autre énergétique de production pure. La partie industrielle prévoit la construction d’une ou plusieurs usines de fabrication d’équipements et composants de centrales photovoltaïques.
La partie énergétique concerne la création des sociétés de financement nécessaire, la mise en service des centrales solaires ainsi que la commercialisation de l’électricité produite.
Selon les observateurs, le projet de 4 025 MW sera un véritable test de l’attractivité du secteur de l’énergie renouvelable dans notre pays pour les capitaux étrangers.

Dernière modification le dimanche, 12 mars 2017 00:05

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