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jeudi, 16 février 2017 06:00

Sellal et la phrase énigmatique de Ould Abbès

Écrit par  Lyes Sakhi
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« On ne laisse pas l’Etat sans gouvernement ! » C’est ce qu’a déclaré hier le numéro 1 du FLN Djamel Ould Abbès au sujet de la candidature du Premier ministre Abdelmalek Sellal. Jusqu’à hier, et avant que le secrétaire général du « Front » ne lance sa phrase énigmatique - un exercice dont il raffole par ailleurs - presque tous les observateurs de la majorité et de la galaxie FLN en particulier semblaient être d’accord sur la forte probabilité que M. Sellal se présente au scrutin législatif du 4 mai prochain.


Jusqu’à ce qu’elle soit véritablement cassée hier par le ton sibyllin de M. Ould Abbès, cette assurance que le chef de l’Exécutif allait se présenter aux prochaines élections a été nourrie par une foule de rumeurs et un flot d’échos dont la source, souvent sérieuse, n’a fait qu’amplifier. Il est clair que si les médias ont évoqué cette option avec insistance ces jours-ci, c’est parce qu’elle a circulé dans les milieux concernés et parmi les cadres et militants des formations actuellement au gouvernement.
Les racines de ces rumeurs et de ces informations aussi, de hauts cadres en effet étaient jusqu’à hier persuadés que M. Sellal avait un désir d’aller en campagne électorale, ne sont pas si nouvelles qu’on le croit. Elles sont à chercher dans le parcours singulier de M. Sellal à la tête de l’Exécutif et du rôle qu’il a joué dans le dispositif de gouvernance du président de la République depuis sa première nomination à ce poste en 2012. En cinq ans, l’homme a fait face à toutes les épreuves et pris des risques qui lui ont valu la réputation, réelle au demeurant, d’être l’homme de confiance du président Bouteflika. Et de jouer à nouveau des rôles importants quand la situation l’exige.
Dans l’hypothèse où M. Sellal se serait présenté candidat sur une liste FLN et dans le cas où cette formation parvient comme le jure son patron à obtenir le meilleur suffrage, la « majorité » comme le dit explicitement M. Ould Abbès pour galvaniser ses troupes, il aurait eu la possibilité de prétendre une nouvelle fois au poste qu’il occupe aujourd’hui, glissent certains observateurs, sachant que, selon la nouvelle Constitution, le prochain Premier ministre doit être issu de la majorité.
C’est cette hypothèse, qui a surtout circulé dans les milieux « frontistes » qui rêvent de dominer la prochaine législature, faut-il le souligner, semble aujourd’hui bien ébranlée. Au FLN, en effet, que ce soit du temps de M. Saâdani comme à celui de M. Ould Abbès, l’énigme peut avoir une valeur de vérité… Quoiqu’en politique, tout reste possible.

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