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mardi, 10 janvier 2017 21:11

Université, l’appel au secours

Écrit par  Kahina Sidhoum
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Des représentants d’étudiants en pharmacie seront reçus aujourd’hui à l’APN par les parlementaires de la Commission « enseignement supérieur et éducation nationale ».

Ces délégués des différentes facultés du pays exposeront aux députés de cette commission les difficultés auxquelles ils sont confrontés quotidiennement et qui menacent, s’inquiétent-ils, leur avenir et leur vie : des amphithéâtres bourrés à craquer, des ateliers exigus pour une population pléthorique, une formation à mettre les nerfs à vif…Pour finir, au bout, un diplôme qui ne garantit pas l’accès à l’emploi à moins d’avoir la chance et le talent d’être dans un programme de recherche ou d’être recrutés par des laboratoires privés dont les places sont drastiquement limitées…
Ce que vivent et subissent les étudiants en pharmacie n’est malheureusement pas un cas isolé. Il n’y a pratiquement pas une faculté pour discipline scientifique qui échappe au marasme et à l’angoisse, pour leurs étudiants, de perdre leur temps et leur jeunesse sous le regard souvent indifférent de professeurs universitaires, trop fatigués pour certains parce qu’en fin de carrière ou trop occupés pour d’autres par leurs propres recherches et, pour les derniers enfin, souvent incompétents à comprendre qu’un étudiant a besoin d’être accompagné et qu’on lui serve de modèle pour qu’il ait foi dans un système d’enseignement supérieur où le chacun pour soi est de rigueur depuis assez longtemps déjà.
Pareille situation n’est pas sans danger pour le pays en entier et le dire ainsi, c’est tout simplement de l’euphémisme : une université malade dont les étudiants sont démotivés et mal formés, c’est une prime à l’échec et la mise sous hypothèque de toute ambition de développement dont le pays a pourtant besoin pour son futur alors que la compétition pour un enseignement de qualité et orienté vers la création d’une élite capable d’anticiper sur les enjeux d’avenir et les maîtriser n’a jamais été aussi rude ni aussi impitoyable. Tahar Hadjar, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a promis maintes fois une évaluation et un bilan de ce qui se fait dans son département depuis le lancement du système LMD au moins : une sorte d’états généraux de l’université pour lesquels les parlementaires qui recevront aujourd’hui les étudiants en pharmacie devraient le prendre au mot. Et l’inciter à les convoquer. Au plus vite !

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