Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
mardi, 23 mai 2017 06:00

L’Imperial Riu Marhaba renait de ses cendres

Écrit par

Après sa fermeture durant près de deux ans, l’hôtel Imperial Marhaba a rouvert le mois dernier sous un nouveau nom, le « Steigenberger Kantaoui Bay ».

C’est sur la plage et à l’intérieur de cet établissement qu’un terroriste tunisien avait ouvert le feu sur des touristes le 26 juin 2015, tuant 38 d’entre eux dont 30 Britanniques. Des touristes profitent du jacuzzi, d’autres bronzent près de la piscine tandis que des jardiniers plantent des fleurs: près de deux ans après un attentat jihadiste sanglant, la vie a repris dans un hôtel de la côte tunisienne. C’est sur la plage et à l’intérieur de cet établissement, alors appelé Imperial Marhaba, qu’un jeune Tunisien avait ouvert le feu sur des touristes le 26 juin 2015, tuant 38 d’entre eux dont 30 Britanniques. Il aura fallu pas moins de six millions de dinars tunisiens soit 2,2 millions d’euros pour la rénovation de son hôtel. En dépit de ce qui était arrivé il y a près de deux ans, l’hôtel qui faisait autrefois partie de la chaîne espagnole Riu, mais qui est maintenant en partenariat avec la chaîne allemande Steigenberger, n’a licencié aucun membre de son personnel. Cet attentat, survenu trois mois après celui du Bardo à Tunis, a porté un coup sévère au tourisme, secteur stratégique du pays. Les voyagistes ont annulé des milliers de séjours prévus en Tunisie. La ministre tunisienne du Tourisme avait estimé les pertes à au moins 450 millions d’euros. Cependant, deux ans après un attentat, cet hôtel revit. Lors de notre visite dans cet établissement, l’hôtel sentait la « renaissance ». En effet, l’hôtel faisait le plein de touristes allemands et russes. D’autre part, la sécurité a été renforcée depuis le massacre. La présence sécuritaire est maintenant ostentatoire avec des barrières fixes et des patrouilles mobiles, un spectacle quelque peu incongru dans une station dédiée à la détente. Pas moins de 200 000 euros au titre de la surveillance électronique, y compris des caméras et des scanners ainsi d’une salle de contrôle pour surveiller l’hôtel et ses alentours ont été investis. Pour les opérateurs tunisiens comme algériens, cette réouverture est un symbole de «résurrection ». F. D.

Laissez un commentaire