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samedi, 03 décembre 2016 06:00

L’hommage du peuple mélomane !

Écrit par  Rachid Bouarroudj

Des milliers de mélomanes, de fans ou simplement des gens ordinaires qui se sont sentis proches du défunt par la qualité de son œuvre musicale et par la modestie vie, ont accompagné à son éternelle demeure l’un des derniers géants de la chanson chaâbi, Amar Ezzahi.

Au-delà de l’obligation morale ou religieuse que ressentent les Algériens d’accompagner le mort à sa sépulture, ils étaient là  aussi pour témoigner de leur reconnaissance et de leur respect envers  un artiste qui a marqué une génération, voire plusieurs. Par ce geste, des  Algériens ont montré leur attachement non seulement à un artiste, mais à un patrimoine artistique et culturel dont la particularité est de manifester depuis la nuit des temps la noblesse du « populaire » et des gens de peu que certains ont tous mis dans la case « intégristes », alors qu’ils vibrent encore au son d’une note réussie et d’un couplet qui chante la vie, l’amour, la misère, les jours sans et les jours avec, la vie quoi ! En faisant à  Amar Ezzahi des funérailles de cette ampleur, ils ont accompli quelque chose d’énorme! Qui met à bas toutes les théories et les discours construits sur cette Algérie qui ne saurait plus rien faire que de cracher sur le beau, l’humainement beau.  

Le raz-de-marée humain de jeudi a surpris car il a rappelé combien ces Algériens sont attachés à leur culture, celle qui leur parle et restitue leur identité escamotée mais résistante. Aux idées reçues, aux obscurantismes comme aux dogmes, quels que soient leurs origines ou leur inspiration. Non, l’Algérien aime la musique, il aime les artistes authentiques auquel il sait montrer et exprimer son respect. Avant Amar Ezzahi, Kamel Messaoudi, décédé en décembre 1998, a rassemblé à ses funérailles le peuple d’Alger et de toute l’Algérie : de simples gens, sensibles à sa poésie, et se reconnaissant dans les blessures qu’il chantait. C’était pourtant les années noires ou rouges d’un intégrisme qui a encore une fois été vaincu. Sans tambour ni trompettes. Mais dans le recueillement et l’hommage unanime à « Amimer » le rossignol, « El Meqnine Ezine ». Qui ne se taira pas.

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