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mercredi, 27 juillet 2016 07:30

Scandale de Panama Papers : Le patron de Cevital Issad Rebrab cité

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Le scandale de Panama Papers continue de livrer ses secrets. La dernière révélation publiée par le journal français Le Monde concerne la première fortune du pays, le patron du groupe Cevital, Issad Rebrab. Dans son édition d’hier, le journal affirme que le patron du groupe Cevital, Issad Rebrab, compte parmi les plus anciens clients algériens du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, mis en cause dans le scandale des «Panama Papers». «En juin 1992, alors que le pays s’enfonçait dans la tourmente de la “décennie noire” entre l’Etat et les terroristes djihadistes, Issad Rebrab, importateur du rond à béton à l’époque, a recouru au service de Mossack Fonseca pour créer une société off shore, Dicoma Entreprises Ltd. Cette société, domiciliée aux îles Vierges britanniques, était destinée à gérer un portefeuille placé chez l’Union des banques suisses (UBS) à Genève», indique la même source. Celle-ci précise qu’à l’époque, M. Rebrab n’avait pas d’activités à l’étranger. Elle ajoute que la loi algérienne interdit la possession à l’étranger d’avoirs issus d’une activité en Algérie. Selon les documents obtenus par le Consortium international des journalistes d’investigation et le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, Issad Rebrab restera l’ayant droit de cette société au capital de 50 000 dollars jusqu’au mois de mars 1996, date à laquelle elle sera dissoute, à sa demande. «Je soussigné, M. Issad Rebrab, actionnaire unique de la société Dicoma Entreprises Ltd., vous prie de bien vouloir procéder à la liquidation de cette dernière, après paiement des frais», a recommandé Issad Rebrab dans un courrier adressé en date du 15 décembre 1995 à l’antenne genevoise de Mossack Fonseca. En fait, le cabinet panaméen a transféré les activités – en particulier la gestion du compte à l’UBS – de la société dissoute à une autre structure off shore, Anilson Management Ltd., domiciliée dans un autre paradis fiscal, l’île de Niue, dans le Pacifi que sud. Pourtant, le mis en cause avait nié il y a quelques mois tout lien avec le paradis fi scal Panama.

REBRAB REFUSE TOUT COMMENTAIRE

Contacté par la rédaction du journal Le Monde, Issad Rebrab n’a pas souhaité commenter l’information. Jointe par téléphone, sa chargée de communication, Soraya Djermoun, a nié l’existence de cette société. «M. Rebrab vous dit qu’il n’a jamais eu de société aux îles Vierges britanniques», insistera-t-elle. Vu la gravité des faits, le concerné devrait rompre le silence pour éclairer l’opinion publique d’autant plus qu’il a ouvert un front avec les pouvoirs publics sur nombre de questions. Dans son article, Le Monde est revenu sur le parcours de l’homme d’aff aires, notamment durant les années 1990. Un parcours qui est loin d’être parfait, selon l’auteur de l’article puisque le groupe Cevital a bénéfi cié des monopoles qui lui ont permis d’être ce qu’il est aujourd’hui. «Le groupe Cevital, créé offi ciellement en 1998, est devenu ce qu’il est aujourd’hui c’est parce que son patron a bénéfi cié pendant très longtemps de monopoles sur les importations de produits de grande consommation. D’abord, le rond à béton, puis le sucre et l’huile», peut-on lire dans l’article. C’est cette activité d’import-export qui a d’ailleurs alimenté ce compte suisse d’Issad Rebrab, mis au jour dans les «Panama Papers». L’argent provisionnant ce compte proviendrait de l’importation de ronds à béton d’Italie et de l’exportation de ronds à béton de l’usine de Metal Sider vers le Maroc et de déchets ferreux vers la Russie. C’est aussi ce fl ux d’argent qui a permis à Issad Rebrab de se lancer dans l’agroalimentaire en France (Délice Mondial et Isla Mondial) où il s’est installé après le sabotage de l’usine de Metal Sider d’Ouled Moussa par un groupe terroriste au milieu des années 1990. Et de fi nancer les importations du sucre à son retour en Algérie trois ans plus tard, en 1993, avance le journal le Monde. En 1991, la Sace, organisme italien de couverture des exportations, a mis à la disposition de l’Algérie une ligne de crédit de 300 millions de dollars pour l’exportation de ronds à béton italiens vers l’Algérie que le gouvernement Hamrouche avait répartis sur 5 banques. Metal Sider a obtenu, à elle seule, 2 quotas pour 100 millions de dollars. Les trois autres quotas ont bénéfi cié aux entreprises publiques SNS (60 millions) et Cosider ainsi que le privé Kouninef. Une polémique avait éclaté à l’époque lorsque les responsables de la SNS avaient accusé M. Rebrab, qui achetait moins cher par le biais d’un trader algérien installé en Italie dont la société s’appelle Prodeco, d’importer en fait de l’acier ukrainien irradié transitant par la Péninsule. Parallèlement, Metal Sider a réalisé quelques opérations d’exportation de ronds à béton vers Sonasid au Maroc, en 1993, révèle encore le quotidien français.

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