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lundi, 01 août 2016 20:47

Disparition de la petite Nihal : Souffrance des parents, faux scoop et ratés de la communication officielle

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L’emballement médiatique créé, dimanche dernier, par la découverte d’indices accréditant la fin tragique de la petite Nihal a éveillé des réactions contrastées de la part des citoyens des Ouacifs. Certains n’ont pas manqué de déplorer les approximations et la course au scoop de la part de certains médias.

Nihal disparition

Des effets pervers encouragés par le silence radio observé par les autorités judiciaires et sécuritaires locales qui n’ont pas cru bon de communiquer pour délivrer une information crédible et vérifiés sur un événement dramatique. Loin de lui permettre d’être éclairée sur le mystère de la disparition de l’enfant, les informations contradictoires diffusées dans la soirée de jeudi dernier et dans la matinée d’hier, lundi, ont ajouté un surcroît de détresse, d’angoisse et de souffrance au sein de la famille. Rencontrés devant leur domicile sis à Aït Abdelouahab, petit hameau de la commune d’Aït Toudert, dans la daïra des Ouacifs, les membres de la famille de la petite Nihal sont toujours inconsolables. Les grands-parents maternels ressassent leur douleur et le récit sur la disparition qu’ils n’ont eu de cesse de faire devant les journalistes qui se succèdent depuis le 21 juillet dernier. Fatiha, la grand-mère maternelle revient sur les événements de la funeste journée du 21 juillet qui ont transformé une rencontre familiale en vue de célébrer un mariage en un événement cauchemardesque. Les informations de la veille relatives au sort de leur petite-fille et qu’ils disent apprendre comme tout le monde les obligent au ressassement des faits qu’ils vivent comme une torture. De plus, ils ne leur ont pas permis de savoir de quoi sera fait le lendemain. «Tout ce que nous savons, on l’a appris en regardant la télévision comme tout le monde. Les gendarmes ne nous ont rien dit sur les découvertes du corps et de la robe tachée de sang», dira le grand-père. Sa femme, Farida et grand-mère de Nihal, n’est pas plus avancée que son mari, avouant ne rien savoir de plus que ce que tout le monde connaît. Il nous apprendra que les enfants de jeu de sa petite-fille ont raconté qu’un individu encagoulé est venu prendre sa fille qui, depuis, n’a pas donné signe de vie. Sur le vêtement taché de sang de la fillette, on a eu droit à des récits contradictoires. Nous n’avons pas pu approcher la mère de Nihal que nous avons aperçue au niveau de la brigade de gendarmerie où elle a été convoquée pour confirmer si le vêtement appartient ou non à sa fille. «Comprenez que vous ne pouvez pas lui parler, elle est abattue», nous dira le gendarme en faction devant le hall de la brigade d’Aït Toudert. Nous n’aurons droit à aucune information sur les découvertes de la veille. «Allez voir le brigadier», nous dira-t-il, nous indiquant l’endroit où un grand nombre d’hommes de troupes et de véhicules sont déployés sur un vaste plateau situé en contrebas du village, à la lisière d’un vaste périmètre boisé et en dessus d’une retenue d’eau fouillée le premier jour de la disparition. C’est à cet endroit que le vêtement et la tête suspectés appartenir à Nihal ont été trouvés. Un endroit qui est gardé sous bonne garde par les gendarmes qui poursuivent leurs recherches. Des recherches que les citoyens des Ouacifs n’ont pas arrêtées puisqu’une battue a été organisée dès l’aube de la matinée d’hier et s’est poursuivie toute une partie de la journée. On apprendra aussi que la mère et le père de la fille ont été conviés pour une prise de sang par les gendarmes. En attendant de voir ce que révéleront le test sanguin et les analyses de laboratoire, le mystère demeure entier sur une disparition qui reste énigmatique. Au village, certains n’hésitent pas à l’attribuer à un «jin» maléfique. Allez savoir !  

Dernière modification le mardi, 02 août 2016 11:32

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