Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
jeudi, 07 décembre 2017 06:00

En grève illimitée : Les étudiants de l’ENS menacent de durcir le ton

Écrit par Samira Dekkiche et Rachid Bouarroudj
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Les étudiants de l’Ecole normale supérieure (ENS) de Bouzaréah en sont à leur dix-neuvième jour  de grève illimitée et menacent du durcir leur mouvement de protestation par l’occupation de l’école,  à partir de dimanche prochain, si le ministère de tutelle n’ouvre pas les portes du dialogue.


Ils iront jusqu’à l’organisation d’une marche en direction du ministère de l’Education nationale, selon le représentant du collectif des étudiants à l’origine de la grève, Salah Eddine Touileg. Il nous a affirmé que sept organisations estudiantines font partie de ce collectif, à l’exception de l’Ugel et l’Unea, car non agréées. «Notre principale revendication est d’obtenir la priorité dans le recrutement qu’effectue le ministère de l’Education», a fait savoir le représentant du collectif, selon lequel «le ministère de l’Education a commis une infraction concernant les articles 56 et 71 de la loi spécifique au recrutement, qui interdit l’ouverture de concours avant d’avoir recruté parmi les diplômés des écoles nationales supérieures. Et ce n’est qu’en cas de déficit en enseignant qu’il recourt aux autres diplômés des universités». «D’ailleurs, dans l’article 4 du contrat des diplômés de l’ENS, il est inscrit qu’ils seront recrutés automatiquement dans leur lieu de résidence, mais avec la nouvelle plate-forme de recrutement installée par Nouria Benghebrit, ils ne sont plus prioritaires et se retrouvent dans des postes hors wilaya», poursuit-il. Une situation qui a mis en colère les nouveaux diplômés, notamment parmi la population féminine des diplômés, la plus touchée par ces nouvelles mesures, sachant qu’elle représente environ 90% des étudiants de ces écoles. «Si on travaille loin de chez nous on sera obligée de louer et la paye ne sera pas suffisante pour faire face à ces charges», a expliqué une gréviste. Cette situation est aggravée, selon les étudiants, par l’annulation de leur droit à enseigner au primaire pour les diplômés dans les cycles secondaires et moyens. «On aurait pu enseigner au primaire dans nos régions en attendant d’avoir un poste selon nos spécialités et qualifications», a regretté une autre. Les grévistes revendiquent également le droit au mastère. Une revendication pourtant qui a reçu un avis favorable de la tutelle mais loin des attentes des étudiants qui réclament un mastère académique avec l’ouverture d’autres spécialités qui leur permettront l’accès au monde du travail. Dans la matinée d’hier, selon un étudiant qui dit avoir pris part à une réunion des organisations estudiantines avec le ministère, a fait savoir que ce dernier a promis de répondre à leurs doléances à partir de l’année prochaine, en recensant tous les diplômés des écoles. n

Laissez un commentaire