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jeudi, 04 janvier 2018 06:00

Qatargas et RasGas fusionnent leurs activités : Un mastodonte fossile est né

Écrit par Farid Messaoud
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Le Qatar a annoncé hier la fusion des deux entreprises gazières étatiques en charge de la gestion du secteur du gaz naturel du pays, une mesure destinée à réduire les coûts et créer un géant énergétique mondial. Qatargas et RasGas, qui gèrent l’industrie du gaz naturel liquéfié (GNL) de ce riche émirat du Golfe, ont fusionné sous le nom de Qatargas.

Quelle lecture fait-il en faire ? Il s’agit-là d’un incroyable mastodonte du GNL qui attire toute l’attention. Le Qatar, un pays en difficulté au plan régional, tente ainsi de remonter le courant, en faisant valoir les avantages de son industrie gazière. Le Qatar est le premier exportateur mondial de GNL. Cette fusion survient alors que le pays traverse une crise inédite depuis la rupture en juin des relations diplomatiques décidée par ses voisins du Golfe, emmenés par l’Arabie saoudite, qui lui ont également imposé un blocus. Les agences de notation Fitch, Moody’s et Standard and Poor’s (SP) ont placé ce pays sous surveillance négative, SP baissant même la note de Doha. L’économie qatarie montre des faiblesses et les dépôts étrangers dans les banques qataries avaient chuté en juin dernier comme jamais en deux ans. Conséquence : un plongeon en juin de 30% par rapport à juin 2016 des réserves de change, désormais à leur plus bas niveau depuis mai 2012. L’incertitude a conduit banques et fonds d’investissement à retirer leur argent du Qatar, entraînant une baisse des réserves, la Banque centrale tentant de soulager la pression sur les liquidités. La Banque centrale a également pioché dans ses réserves pour soutenir l’ancrage par rapport au dollar du riyal qatari, malmené depuis le début de la crise. Le pays a flanché, mais ses équilibres n’auront pas rompu, par la grâce du gaz. Et cette fusion tombe à point nommé à un moment où le pays à plus besoins de ses ressources naturelles. Elle devrait permettre d’économiser deux milliards de riyals qataris (545 millions de dollars) par an. En décembre 2016, le Qatar avait dit vouloir créer un géant énergétique unique au niveau mondial, en termes de volume, services et crédibilité. Les exportations gazières ont aidé ce petit pays du Golfe à devenir l’un des plus riches du monde. Avant la fusion des deux entreprises étatiques, RasGas ne détenait aucun actif mais supervisait et gérait toutes les opérations GNL de l’émirat. Qatargas est le plus gros producteur de GNL au monde, avec une production d’environ 77 millions de tonnes par an.


Pendant ce temps, Sonatrach tente de se réorganiser
En 2017, le Qatar avait annoncé son intention d’augmenter sa production dans l’immense champ gazier off-shore North Field, qui a alimenté l’extraordinaire transformation de l’émirat ces dernières années et qu’il partage avec l’Iran, pour atteindre les 100 millions de tonnes d’ici à 2024. Qatargas et RasGas avaient des joint-ventures avec des compagnies pétrolières telles qu’ExxonMobil, Total et Shell. Le Qatar Petroleum souhaitait investir dans le marché énergétique irakien. Il y a eu des entretiens entre responsables qataris et ministres irakiens sur le sujet. L’Irak est un pays très important dans la région. Sur le terrain de la concurrence, la fusion entre Qatargas et RasGas n’est pas la bienvenue, et des exportateurs de gaz la contestent en privé. Des ays gaziers comme l’Algérie et la Russie savent qu’avec cette fusion la concurrence va s’intensifier sur le marché international du gaz. Mais pas seulement ! Le Qatar est mal perçu sur ce marché. Il est soupçonné de vendre son gaz au rabais, mettant à mal la concurrence. Il continuera de le faire, le marché étant le seul régulateur des rapports dans le commerce du gaz. Dans ce contexte, les petits exportateurs, dont fait partie l’Algérie, qui n’ont pas les épaules des qataris, se débrouillent comme ils peuvent. L’Algérie ne semble pas se laisser abattre par les difficultés qu’elle rencontre sur ce marché. Elle veut réorganiser Sonatrach de manière à lui permettre d’aller se frotter à la compétition internationale et d’investir davantage dans le gaz. Sonatrach, a déjà dégagé une enveloppe de 2 milliards de dollars pour maintenir la production sur le plus grand champ gazier du pays, Hassi R’mel. Le champ produit entre 190 et 210 millions de mètres cubes de gaz naturel par jour. C’est l’équivalent de 60% de la production gazière totale du pays. Par ailleurs, Sonatrach ne peut, et elle le sait, conserver indéfiniment l’exclusivité de la vente du gaz. Aussi envisage-t-elle de mettre en place des sociétés mixtes spécialisées pour commercialiser le gaz produit dans le pays. Les coentreprises vont ainsi essayer de trouver des débouchés rentables pour le gaz algérien, dans les circuits du commerce international. 

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