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mercredi, 10 janvier 2018 06:00

Education nationale/Front social : Nouria Benghebrit plaide pour l’interdiction des grèves

Écrit par Farid Mellal
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La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, a profité hier de son intervention sur les ondes de la Radio nationale pour apporter un commentaire sur le débrayage des sections Cnapeste de Tizi Ouzou et Blida, mais aussi défendre le bien fondé de sa gestion du secteur.

L’invitée de la Rédaction de la Chaîne III s’exprimait, au lendemain de la réprobation affichée par les parents d’élèves et les élèves eux-mêmes des deux wilayas susmentionnées, qui protestent d’être pris en otages et que leurs parcours scolaires, notamment ceux en classe d’examen, risquent d’en pâtir. D’un ton ferme et assuré, Mme Benghebrit rappelle, elle aussi, la mission d’essence constitutionnelle qui lui est impartie ainsi qu’à tous ses collaborateurs. C’est en vertu de cette constitutionnalité de l’enseignement que Nouria Benghebrit suggère d’interdire la grève dans le secteur de l’éducation. Elle a cité l’exemple de l’Allemagne, où les grèves sont interdites dans les établissements scolaires, plaidant pour l’introduction d’un texte de loi interdisant les grèves dans le secteur. «L’essentiel des conflits que nous avons maintenant au sein de l’éducation nationale aboutissent tous à demander le renvoi d’un chef d’établissement, d’un chef de service, d’un directeur de l’éducation, d’un intendant, etc.», résume Mme Benghebrit. «Il y a effectivement un vrai malaise : c’est le fait que nos fonctionnaires ne savent pas dialoguer avec eux et surtout ne savent pas trouver les mesures adéquates.» 

«Aujourd’hui, le problème est plus de nature relationnelle que professionnelle», a-t-elle soutenu, tout en insistant qu’«il faut aujourd’hui placer le savoir au-dessus des pressions politiques». «Or, on a bien compris que certains surfent sur un contexte particulier et c’est là qu’est le danger», conclut-elle. Avant d’aborder le dossier des grèves, la première responsable du secteur de l’éducation a rappelé l’axiome sur lequel sont fondés l’éducation et l’enseignement. «Lorsque l’on considère que l’école est un vecteur d’affirmation de la personnalité algérienne et de consolidation de l’unité de la nation, tamazight, comme l’islam et comme l’arabe, font partie de ce socle identitaire», a dit d’abord Nouria Benghebrit. La ministre a dit tout haut que les syndicats surfent sur le terrain du politique. En ce qui concerne plus particulièrement le niveau pédagogique décrié par la population, Nouria Benghebrit s’en remet aux «spécialistes».
« En fait, le débat a eu lieu et il ne cesse d’avoir lieu, parce que l’Ecole est au centre de l’intérêt de toute la société. Nous sommes constamment interpellés », a expliqué la ministre une nouvelle fois. «Ce qui est important, par rapport plus particulièrement à la problématique de la maîtrise des langues, a-t-elle insisté, c’est aujourd’hui véritablement l’affaire des spécialistes», a-t-elle ajouté.
Avant d’annoncer «la mise en œuvre d’un plan national stratégique de formation, établi sur trois années, et qui toucherait les 700 000 fonctionnaires du secteur de l’éducation». A propos du débrayage observé par les sections syndicales Cnapeste de Tizi Ouzou et de Blida, Mme Benghebrit rassure : «La situation de 2014 n’est pas la situation de 2018» dans le secteur de l’Education. «L’instabilité chronique qui caractérisait (en 2014, [ndlr]) l’ensemble du secteur est devenue aujourd’hui un lointain souvenir. Il y a un climat apaisé d’une manière générale, même si effectivement, dans certaines wilayas comme celles de Tizi Ouzou et de Blida, il y a des conflits», enchaîne-t-elle. Et d’ajouter que « le dialogue ne signifie pas l’arrêt du conflit», car,
estime-t-elle, « dialoguer est une obligation pour nous, même si nous n’arrivons pas à trouver les solutions adéquates». Plus en détail, la ministre rapporte que la revendication principale du Cnapeste de Tizi Ouzou se résume à renvoyer deux fonctionnaires, un chef de service et un chef de bureau, pour n’avoir pas réagi après qu’une stagiaire se soit fait malmener par une policière. En ce qui concerne le cas de Blida, c’est un membre du bureau du Cnapeste qui a frappé un chef d’établissement, a-t-elle également fait savoir.n

Dernière modification le mercredi, 10 janvier 2018 00:41

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