Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
mercredi, 10 janvier 2018 06:00

Investissement dans l’exploration et la production depuis 2014 : «Les pertes de l’industrie pétrolière estimées à 1 000 milliards de dollars», selon Mourad Preure

Écrit par Maya H.
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Qualifiant le prix du pétrole à 30 dollars, atteint en début 2016, d’aberration dans la courbe historique des prix, Mourad Preure, expert en pétrole, estime que l’Algérie a des arguments à faire valoir aux déséquilibres que connaît le marché pétrolier mondial. Pour lui, l’équilibre énergétique est tributaire d’une condition sine qua non : que cet équilibre émane d’acteurs énergétiques et non de ressources. Sonatrach, soutient M. Preure, doit figurer dans le Top 10 des compagnies pétrolières mondiales.


A ce sujet, il y a lieu de préciser que la compagnie est en train de travailler sur une nouvelle stratégie à l’horizon 2030 pour pouvoir définir la vision et développer les objectifs. Et à partir de ces objectifs, il s'agit, comme l’a souligné le PDG de la compagnie, de définir les moyens nécessaires à mettre en œuvre pour les mener à cet horizon. Appuyant ses dires, M. Preure explique que la puissance pétrolière d’un pays producteur n’est plus dans le niveau de ses réserves ou de production, mais dans la compétitivité et la puissance de sa compagnie pétrolière nationale. Dans cette optique, il relève que certains pays producteurs insèrent leurs compagnies dans leur chaîne diplomatique, et leur assure un soutien managérial et technologique. A cette place que doit prendre Sonatrach, M. Preure évoque également le nécessaire développement des énergies renouvelables. Par ailleurs, il souligne que l’industrie pétrolière est en «grande souffrance». Les pertes de l’investissement dans l’exploration et la production depuis 2014 sont estimées à 1 000 milliards de dollars.
Qu’il s’agisse de la baisse de prix de pétrole ou d’autre déséquilibre sur le marché international, l’universitaire dira que l’Algérie doit garder son sang-froid, expliquant que cette crise est passagère. « Nous avons les moyens financiers et humains pour la dépasser. » Parmi les autres solutions qui s’offrent à l’Algérie, M. Preure cite l’impératif enclenchement d’un cercle vertueux entraînant universités, PME privées et groupes publics et partenariat international. Car dans le contexte de crise des renouvelables dans le monde, du fait de la guerre des prix engagée par la Chine notamment, «nous avons un pouvoir de négociation réel pour construire des partenariats stratégiques internationaux, avec des liens de capital comme il s'entend, bien naturellement». Aussi la transition énergétique et le développement des énergies renouvelables doivent, aux yeux de l’expert, «être perçus comme un axe fondamental de notre stratégie industrielle scientifique et technologique». S’ajoute la synergie à trouver entre ensoleillement et gaz, afin de permettre à l’Algérie de devenir un leader dans les centrales hybrides solaire-gaz, pour lesquelles le coût du kilowattheure est optimum. «Nous avons des ressources en silice et pouvons développer une filière silicium pour produire des cellules photovoltaïques».

Laissez un commentaire