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jeudi, 01 février 2018 06:00

Alors qu’une réunion est prévue aujourd’hui : L’appel du comité intersectoriel à reprendre les discussions

Écrit par Rachid Bouarroudj
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En un mot comme en mille, pas touche au service civil ni à son caractère obligatoire, du moins dans l’état actuel des choses. Le professeur Salah Eddine Bendib, coordinateur du comité intersectoriel chargé de mener les négociations avec les médecins résidents, en a motivé les raisons mais il a d’abord tenu à confirmer que le dialogue n’est pas rompu.

Une invitation adressée aux médecins protestataires pour prendre part, aujourd’hui même, à un round de négociations, le quatrième du genre, que ces derniers ne semblent pas vouloir cautionner. « Le comité a été officiellement installé le 21 janvier par le ministère de la Santé. Date, également, de sa toute première réunion, où ont été abordées de façon globale les revendications des médecins résidents. S’en sont suivies deux autres, le 24 janvier, dédiée exclusivement au service civil, et le 30 janvier, à la modulation de la durée du service civil. La réunion d’aujourd’hui aurait dû être consacrée au logement, mais suite à l’appel des résidents, elle portera finalement sur l’ensemble de leur plateforme de revendications », affirme le Pr Bendib. Non sans admettre que dans les négociations, il y a des hauts et des bas, il soutient surtout qu’« il n’y a pas eu de clash avec les médecins résidents »,faisant  allusion à la réunion du 30 janvier d’où sont sortis bredouilles les grévistes, selon leurs dires, et « il n’y a pas arrêt des discussions » non plus. « Nous nous attendons à ce qu’ils reviennent reprendre la discussion », espère néanmoins le Pr Bendib. Pourla suppression du service civil, il considère qu’il est « hors de question et encore moins sérieux de décider du jour au lendemain de le supprimer ». Cela dit, « bien entendu », il n’est pas inscrit sur le marbre et « peut subir une réforme », poursuit le Pr Bendib. Il rappelle que ce qui a été proposé aux protestataires est « une modulation de la durée du service civil », seule solution viable à court terme car les textes le permettent. Il s’agit bien de textes, car le service civil est régi par une loi, la 84-10, et pour la défaire, il faut une autre loi. Toutefois, la modulation est possible, car un article de cette même loi le permet. Il faut savoir que le service civil, mobilisation par l’Etat de ses ressources humaines pour les affecter là où les besoins se font ressentir, concerne, pour ce qui est de la médecine, 38 spécialités sur un total de 67. Et il est question, à moyen terme, de retirer de l’obligation du service civil une quinzaine d’autres spécialités à mesure que leur disponibilité dans les régions déshéritées, est avérée. « Le service civil est dynamique et évolutif. Car dans le futur, si le besoin ne se fait pas ressentir pour telle spécialité ou une autre dans une région, alors il n’y aura pas lieu d’envoyer des médecins y effectuer leur service », explique le Pr Bendib. Et pour ceux qui y seront astreints, ce dernier « promet » que toute affectation ne se fera plus sans la mise à leur disposition des moyens nécessaires leur permettant d’exercer leur fonction dans les meilleures conditions, en premier lieu un logement décent et un plateau technique fonctionnel. Pour en revenir à la modulation, il s’agit, selon le Pr Bendib, de « moduler » la durée du service civil dans les quatre zones définies par la carte sanitaire en fonction des caractéristiques de chacune de ces zones justement. A titre d’exemple, un an dans le Grand-Sud, mais quatre ans - et non plus cinq - dans les centres urbains. 

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