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dimanche, 04 février 2018 06:00

Journée mondiale contre le cancer : Baisse de mortalité et hausse des nouveaux cas dans le monde

Écrit par Samira Dekkiche
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Le développement de la médecine a fait baisser, de manière remarquable, les cas de décès liés au cancer, principalement dans les pays riches, même si, en contrepartie, les nouveaux cas sont en hausse.

A l’instar des autres pays de la planète, l’Algérie célèbre aujourd’hui la Journée mondiale contre le cancer. A cet effet, une cérémonie officielle est prévue ce matin à l’hôtel Mercure d’Alger en présence du ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui. Il y sera question de bilan de la politique menée par l’Algérie dans la lutte contre cette maladie qui continue de se répandre en dépit des progrès importants de la médecine et des moyens à déployer dans le cadre de la feuille de route établie par l’Etat algérien afin d’avoir le meilleur dispositif de prise en charge possible des malades et de réduire leur nombre. Une bataille de longue haleine car notre pays compte chaque année plus 480 000 de cas de malades du cancer. Face à cette maladie, le gouvernement a élaboré le plan de lutte anticancer (2015-2019). Ce programme, coordonné par le professeur Messaoud Zitouni, favorise la prévention et le dépistage et la maîtrise des méthodes de traitement moderne à base de radiothérapie et chirurgie de pointe.
Le résultat est encourageant car les statistiques régionales et mondiales ont placé l’Algérie, en 2017, selon le coordinateur de ce plan, dans le groupe des pays développés dans le domaine de prise en charge des cancers, notamment du sein, de même que pour les autres types de cancers et ce, par « la volonté politique et la disponibilité de grands moyens dans ce domaine ». Selon les objectifs du plan anticancer, la mortalité due à cette maladie devrait être réduite à 10%. Pour arriver à réaliser cet objectif, l’Etat a consenti au plan anticancer 2015/2019 une enveloppe de 185 milliards DA. En revanche, la réalité qu’affrontent les malades et leurs familles ne reflètent pas les efforts fournis par le gouvernement. Ils sont livrés à eux-mêmes pour se prendre en charge devant la lenteur d’obtenir un rendez-vous pour les interventions ou les radiothérapies, notamment ceux qui viennent des régions isolées. Dans un rapport, la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH) indique que « les malades atteints de cancer vivent un véritable drame en Algérie ». Elle avance des chiffres alarmants sur la situation des malades.
A ce titre, cette maladie est la deuxième cause de mortalité en Algérie, avec 21%, après les maladies cardiovasculaires, où chaque année, 50 000 nouveaux cas sont enregistrés, dont 1 500 enfants. Aussi, plus de 12 000 malades meurent chaque année, 70% des traitements effectués aux patients ne sont entamés qu’au stade avancé de la maladie et les principaux facteurs de risque des différents types de cancer sont l’emballage de l’eau minérale, de limonade et lait en sachet, affirme le rapport. Il cite également le non-respect des normes de l’élimination de la toxine de médicaments dans les viandes blanches, le tabagisme aggravé par la prolifération du faux tabac ainsi que d’autres facteurs liés à la pollution, l’exposition au soleil et les déchets industriels et hospitaliers des produits abandonnés en pleine nature.


La prévention avant tout
Toutefois, la prévention reste le meilleur moyen de lutte contre cette maladie. Pour ce faire, l’Association scientifique des étudiants en pharmacie d’Alger (Asepa) a organisé, hier, et pour la première fois, « the World Cancer Day ». C’est un évènement qui a pour but d’encourager le dépistage et la lutte contre cette maladie. Etabli par International Pharmaceutical Students Federation (IPSF), cet évènement se fait à l’échelle internationale. The World Cancer Day a été organisé dans deux différents endroits, à la place de la Grande-Poste et au Ruisseau, à Alger. Et pour aujourd’hui, le ministère de la Santé va célébrer cette journée par l’organisation d’un séminaire d’étude à l’hôtel Mercure, sous le slogan « Je peux, nous pouvons le vaincre ».


L’alerte de l’OMS
En 2015, le cancer a tué 8,8 millions de personnes, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui le considère comme la deuxième cause de mortalité mondiale, après les maladies cardiovasculaires. Toutefois, si l’on survit de mieux en mieux grâce aux progrès de la médecine, le nombre de cas augmente.
D’après l’OMS, il devrait bondir de 70% au cours des deux décennies à venir. Cette hausse est due, essentiellement, au vieillissement de la population, puisque le risque d’attraper un cancer augmente avec l’âge, mais aussi le tabac qui est le premier produit responsable du cancer dans le monde. La « malbouffe » et la généralisation dans le monde d’une alimentation industrielle qui fait progresser l’obésité sont des facteurs de risque de même que l’industrialisation et l’urbanisation mal maîtrisées, à l’origine de cancers dus à l’exposition à des polluants comme l’amiante, les métaux lourds, les dioxines, les particules fines, etc.


L’équité des soins est une nécessité
Au même titre que la conclusion de l’OMS, selon une étude de la revue Lancet portant sur 37,5 millions de malades, menée entre 2000 et 2014, la survie progresse. Cela se fait par une meilleure prévention et une amélioration des soins pour les personnes atteintes. L’inégalité face aux soins reste un facteur important dans l’écart de la survie enregistré dans les pays riches et pauvres. Par exemple, pour le cancer du sein, la survie reste élevée dans les pays les plus riches de la planète (90% aux États-Unis, 87% en France, par exemple), et elle a beaucoup augmenté dans les pays en développement. En Afrique, selon des données certes très incomplètes mais encourageantes, 77% des femmes atteintes survivaient en 2010-2014, contre 39% en 2000-2004. Et dans le traitement du cancer, comme ailleurs, l’argent est le nerf de la guerre. « L’équité » est d’ailleurs le thème de la Journée mondiale contre le cancer. Et les sommes nécessaires pour soigner le cancer sont si élevées que cette équité est très mal assurée aujourd’hui. « Il semble plausible que le coût mondial des traitements et soins du cancer en 2017 doit déjà avoir largement dépassé 300 milliards de dollars », d’après les chercheurs qui ont signé l’étude de Lancet. Dans le même sillage, une autre étude, dans Cancer Epidemiology, estime à 46 milliards de dollars la productivité perdue chaque année dans les cinq pays des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), qui concentrent 42% des morts du cancer. 

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